Une église locale : pour quoi faire ?

Culte du dimanche 20 avril 2008
Par André Boulagnon - Publié le Dimanche 20 avril 2008    
Je vous invite à lire un passage de l’Ecriture dans (Act. 2 : 37-47). J’ai donné pour titre : Une Eglise locale : Pour quoi faire ? Il faut savoir quand nous entrons dans une Eglise et que nous y agrégeons, elle est là pour quoi faire, quelle est sa raison d’être ? Donc, lisons Actes 2 37 à 47 :
« 2.37 Après avoir entendu ce discours, ils eurent le cœur vivement touché, et ils dirent à Pierre et aux autres apôtres: Hommes frères, que ferons-nous? 2.38 Pierre leur dit: Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus Christ, pour le pardon de vos péchés; et vous recevrez le don du Saint Esprit. 2.39 Car la promesse est pour vous, pour vos enfants, et pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand nombre que le Seigneur notre Dieu les appellera. 2.40 Et, par plusieurs autres paroles, il les conjurait et les exhortait, disant: Sauvez-vous de cette génération perverse. 2.41 Ceux qui acceptèrent sa parole furent baptisés; et, en ce jour-là, le nombre des disciples s'augmenta d'environ trois mille âmes. 2.42 Ils persévéraient dans l'enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain, et dans les prières. 2.43 La crainte s'emparait de chacun, et il se faisait beaucoup de prodiges et de miracles par les apôtres. 2.44 Tous ceux qui croyaient étaient dans le même lieu, et ils avaient tout en commun. 2.45 Ils vendaient leurs propriétés et leurs biens, et ils en partageaient le produit entre tous, selon les besoins de chacun. 2.46 Ils étaient chaque jour tous ensemble assidus au temple, ils rompaient le pain dans les maisons, et prenaient leur nourriture avec joie et simplicité de cœur, 2.47 louant Dieu, et trouvant grâce auprès de tout le peuple. Et le Seigneur ajoutait chaque jour à l'Église ceux qui étaient sauvés. »

L’Histoire de 21 siècles de christianisme n’a-t-elle pas prouvé que la formule de l’Eglise primitive était la seule qui convienne vraiment à tous les temps et à tous les lieux, celle qui s’adapte avec le plus de souplesse aux conditions les plus diverses, celle qui résiste le mieux aux persécutions et réserve le maximum de possibilités à l’épanouissement de la vie spirituelle ? Toutes les hérésies et toutes les déviations de l’Eglise au cours des siècles sont nées de l’abandon des Ecritures et du modèle d’Eglise qu’elles nous présentent.

Nous allons voir ce matin à quoi sert, en fait, une Eglise locale. Certains s’imaginent se passer de l’Eglise locale parce que tout simplement ils disent : « Avec ma petite Bible, mon petit bon Dieu… dans mon coin, je n’ai pas besoin d’Eglise locale, je suis un bon chrétien sans elle. Je n’ai pas besoin de cela pour être un bon chrétien. » Cela ne correspond pas, par rapport à ce que nous enseigne l’Ecriture Sainte. Si Dieu attribue à l’Eglise un rôle si important, pouvons-nous la laisser en marge de nos préoccupations ? Je ne le pense pas. Qui de nous prétendrait pouvoir se passer d’elle ?
- N’est-ce pas l’Eglise locale, c.à.d. le Corps de Christ, l’ensemble des vrais enfants de Dieu, qui nous a nourris, éduqués, corrigés, dès les premiers jours de notre vie nouvelle, parce que Dieu l’a instituée pour nous faire croître normalement et harmonieusement ? Vous lirez (Eph.4/11-15)
- N’est-ce pas aussi au sein de l’Eglise locale que nous trouvons les possibilités d’action et de témoignage qui nous permettent de nous épanouir ?

John Wesley (1703-1791) le fondateur du Méthodisme disait ceci, je le cite : « Le Nouveau Testament ne parle jamais d’une religion vécue en solitaire. » Nous sommes appelés à vivre en communion, en commune union, les uns avec les autres. Il ne s’agit pas d’une option. Il y a deux choses que nous ne pouvons pas faire seul : nous marier, il faut se marier avec un époux ou une épouse et être chrétien, nous ne pouvons pas être chrétien seul. Souvent l’amour des chrétiens pour le Seigneur et leur enthousiasme dans leur foi, se refroidissent parce qu’ils ont négligé la communion fraternelle.

Une petite anecdote maintenant pour vous faire sourire. Il s’agissait d’un pasteur qui faisait visiter son église à un petit garçon. C’était un temple ancien, on trouve encore cela dans certains temples, il y avait des plaques commémoratives qui sont accrochées sur un mur et où sont inscrits les noms de ceux qui l’avaient précédés dans le pastorat. Il les montrait au petit garçon et il lui disait : « Voici les noms de ceux qui sont morts en service » Le petit garçon était un petit peu malicieux et il va lui dire ceci : « Est-ce qu’ils sont morts au service du matin ou au service de l’après midi ? »

L’Eglise locale est donc une communauté d’hommes et de femmes, qui sont assemblés autour de Jésus-Christ et d’un récit, celui de l’action de Dieu dans l’Histoire des hommes et son action dans leur propre vie. Celui qui vit dans l’Eglise ou qui y entre se trouve au sein d’un groupe qui a un projet commun. Quand on prend de l’âge, on a beaucoup de souvenirs et très peu de projets. Mais quand même si vous conservez un peu d’âge et un peu de projets, cela marche ensemble encore et vous avez de l’avenir. Les mots et les accents pourront varier, mais ce qui demeure, c’est le projet de sanctification, de la progression de chaque chrétien vers le modèle d’être humain, qui est conforme au projet initial de Dieu avant la chute de l’homme, avant que le péché ne vienne le perturber.

Tous les membres de la communauté, chacun à sa façon, sont engagés, sur le même chemin. Les manières dont ils mettront ce projet en œuvre seront très diverses et cette diversité même est un gage d’authenticité qui permettra aux autres de s’en inspirer pour imiter les bons comportements.

Nous ne marchons pas tous avec la même cadence. Quand j’étais parachutiste, on marchait au pas cadencé 75 cm d’écart entre le talon et la pointe du pied. Nous avons des fonctionnements tout à fait différents, il y a l’âge qui ne nous permet pas toujours de marcher à la même cadence. Toujours est-il que nous allons dans la même direction et que nous marchons ensemble. Dans cette direction qui est le Corps de Christ et Christ lui-même ensuite, nous ne sommes pas arrivés ni les uns ni les autres. Nous avons besoin pour cela de l’Eglise locale pour une formation spirituelle, pour que nous puissions atteindre le stade adulte, d’hommes faits en Christ comme le dira l’apôtre Paul. L’Eglise locale va servir à nous former. Il y a une image qui me vient à l’esprit. A Dieppe, il y a de gros galets et savez-vous pourquoi ces galets sont ronds ? C’est parce qu’ils se frottent les uns aux autres et également au sable, il n’y a aucun galet avec quelques arêtes. Dans le cadre de l’Eglise locale, nous nous frottons les uns aux autres et nous ne devrions pas avoir des arêtes saillantes parce que tout simplement en se frottant les uns aux autres, les arêtes disparaissent et nous nous faisons tout à tous, cela prend du temps

Le débutant se trouve donc, au sein de la communauté, comme porté par les témoignages et surtout les manières d’être, concrètes de ceux qui l’entourent. Quand je suis entré dans cette même Eglise, qui était implantée à Gambetta, j’avais exactement 16 ans, les deux premières personnes que j’ai vues étaient des dames très âgées. J’y suis entré avec mes parents et j’ai dit à mes parents : « Cela c’est de votre âge et pas du mien. » Mes parents avaient une quarantaine d’années à l’époque. L’accueil était chaleureux mais le contact avec ce que je vivais à cette époque-là et ce que les dames disaient était très différent. Il y a l’accueil qui est important dans une Eglise locale et il y a aussi l’image que l’on peut donner de cette Eglise locale à ceux que l’on reçoit. C’est par l’exemple que la vie se transmet le plus habituellement, cela va de la famille à la plus haute spiritualité. Le rôle de l’Eglise locale est d’aider ses membres à entrer dans l’histoire biblique avec Jésus-Christ en compagnie et à la suite de tous ceux qui la peuplent. Nous ne sommes pas seuls, nous sommes tous en marche, personne n’est arrivé, pas plus le pasteur que les autres, nous sommes tous en route. Nous avons besoin sur le chemin d’être soutenus, d’être aidés, parfois d’être portés. Nous ne sommes pas tous du même âge, de la même génération. En principe, les plus anciens devraient pouvoir apporter aux plus jeunes quelques chose qui vienne d’En Haut, nous ne pouvons donner aux autres que ce que nous avons reçu du ciel. Les anciens sont là pour aider et pour favoriser cette marche en avant.

Pourquoi se joindre à une Eglise locale ?

1. Jésus Lui-même a institué l’Eglise

C’est un fait. Refuser de faire partir d’une Eglise locale, c’est mépriser la Parole de Dieu où Jésus dit (Mat.16/18) : « …Je bâtirai Mon Eglise… » Ce n’est pas le pasteur qui bâtit l’Eglise, c’est Jésus qui la bâtit, mais évidemment Dieu se sert des hommes. Je l’ai souvent dit au Seigneur : « Si Tu t’étais servi des anges, Tu aurais été tellement mieux servi. » Pourtant il se sert des hommes avec tout ce que cela comporte. Donc, mépriser l’Eglise, c’est mépriser ce que le Seigneur a Lui-même institué.

2. Le Saint-Esprit a constitué l’Eglise
C’est la deuxième raison pour se joindre à une Eglise locale. Quelle fut la première œuvre du Saint-Esprit dont nous parle (Act.2/41) après la conversion de trois mille personnes au jour de la Pentecôte ? Dans (Act.2/42) il est dit : ce fut la constitution d’une Eglise locale avec toutes ses caractéristiques distinctives : enseignement, communion fraternelle, fraction du pain et prières. Ce sont les quatre colonnes qui constituent la base de l’Eglise apostolique. Dans (Act.2/47) il est dit : « Et le Seigneur ajoutait chaque jour à l’Eglise ceux qui étaient sauvés. » Le lendemain de la Pentecôte, une Eglise s’est constituée.

Le but du Saint-Esprit n’est pas de laisser les croyants isolés, mais de les rassembler en un corps, dans le Corps de Christ. (1 Cor.12/13) dit : « Nous avons été baptisés par un seul Esprit en vue de former un seul corps. » Mépriser l’Eglise locale, c’est donc mépriser ce que le Saint-Esprit a créé pour édifier et rassembler les croyants. Nous avons besoin de tous, des jeunes, des plus âgés, des hommes, des femmes, il n’y a pas discrimination quand le Seigneur réunit Son troupeau.

3. Les apôtres eux-mêmes étaient membres d’Eglises locales
Ceci prouve que tout est bien ancré dans cette direction-là. Jésus l’a enseigné, le Saint-Esprit l’a bâtie, les apôtres y ont mis la main également. Il est dit (Act.9/26) : « Lorsqu’il se rendit à Jérusalem, Saul (l’apôtre Paul) tâcha de se joindre à eux… » Il essaie de se réunir là où se rassemblent les enfants de Dieu. Devenir membre d’une Eglise locale peut donc impliquer un effort de volonté. Dans (Act.11/26) il est dit : « Pendant toute une année, ils (Barnabas et Saul) se réunirent aux assemblées de l’Eglise. » Je sais bien que l’on peut arriver parfois à saturation car on entend parler des choses de Dieu de façon peut-être moins vivante que cela devrait être, on peut être lassé. Je crois que quand une Eglise est animée par le Saint-Esprit, il y a un dynamisme local et aussi collectif autant qu’individuel, alors il y a cette nécessité de se joindre non pas par habitude, par contrainte mais par amour pour le Seigneur, les uns aux autres, pour glorifier le Seigneur dans une Eglise locale.

C’est là que le Saint-Esprit va préparer et appeler les ouvriers pour qu’ils soient ensuite envoyés au loin. Dans (Act.13/1) il est dit : « Il y avait dans l’Eglise d’Antioche des prophètes et des docteurs : Barnabas, Siméon appelé Niger, Lucius, Manahem et Saul » (il ne s’appelait pas encore Paul à l’époque). Il y a toutes sortes de ministères et parfois très différents dans une Eglise locale pour édifier le Corps de Christ. Il y a nécessité qu’il y ait des enseignants, des évangélistes, et d’autres ministères et tout cela concourt à l’édification du Corps de Christ. C’est pour cela que l’Eglise locale est absolument indispensable. Nous sommes formés par la puissance du Saint-Esprit et par les ministères locaux. Après leur voyage missionnaire, ils retournent à leur point d’attache. Dans (Act.15/35) il est dit : « Paul et Barnabas demeurèrent à Antioche, enseignant et annonçant, avec plusieurs autres la Bonne Nouvelle de la Parole du Seigneur. » Par exemple dans une Eglise qui envoie des missionnaires, ceux-ci se doivent de rendre compte à l’Eglise locale qui les envoie de ce qu’ils font à l’extérieur. Quand on dépend d’une Eglise, on doit rendre compte de ce qui s’est fait. La vie dans une Eglise locale n’est donc pas seulement bonne pour les nouveaux membres convertis mais aussi pour tous ceux qui le sont de vieille date.

Nous trouvons de même l’apôtre Pierre dans l’Eglise de Jérusalem. (Act.12) nous le présente comme un des membres de cette Eglise. Plus tard nous le retrouverons dans l’Eglise d’Antioche (Gal.2/7 ss.). Vous voyez que tous les apôtres se sont rattachés à une Eglise locale. C’est ce qui prouve qu’on ne peut pas s’en dispenser, ce n’est pas facultatif, comme certains qui pensent que le baptême est facultatif. Le baptême est un engagement personnel avec le Seigneur et dans le Corps de Christ ensuite. L’apôtre Jean aussi vit dans une Eglise locale au moment où il écrit ses épîtres (1 Jn.2/19) Tous les écrits du Nouveau Testament nous permettent de situer leurs auteurs dans le cadre d’une Eglise locale. Ils n’ont jamais pensé qu’il s’agissait de quelque chose de facultatif. Refuser de faire partie d’une Eglise locale, c’est donc s’estimer plus spirituel que les apôtres. Je sais bien que certains chrétiens sont plus spirituels que Jésus. Ils Lui disent ce qu’Il doit faire, comment Il doit le faire… Le modèle nous est donné par Jésus pour la vie chrétienne et les apôtres L’ont suivi en cela.

4. Les apôtres ont fondé des Eglises locales
Non seulement ils se sont rattachés à celles qui existaient mais ils en ont fondé d’autres. Ils les estimaient donc indispensables à la croissance des chrétiens. Si vous n’êtes pas dans une Eglise locale, si vous n’entendez pas les exhortations, les enseignements ou les prières qui y sont donnés, vous risquez de vous dessécher comme une « trique ». Il y aura l’apparence de la vie pendant un certain temps et après vous vous dessécherez, car il n’y aura pas la communion fraternelle ni l’enseignement… Les apôtres agissaient suivant les ordres du Seigneur et sous la conduite du Saint-Esprit.

5. Les chrétiens des premiers siècles vivaient dans le cadre d’Eglises locales

Les épîtres sont toutes adressées à des Eglises locales ou à des responsables d’Eglises locales.

6. Nous avons tous besoin d’une Eglise locale pour croître

Nous allons le lire dans (Eph.4/11-13) : « Et Il a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs, pour le perfectionnement des saints en vue de l’œuvre du ministère et de l’édification du Corps de Christ, jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ. » Personne n’est complètement parfait, nous tendons vers la perfection. Ce perfectionnement s’acquiert dans l’Eglise locale. Je dois vous dire que je suis parfois étonné du manque de maturité de certains enfants de Dieu. Je le déplore très sincèrement, leur spiritualité est trop en surface elle manque de fondements bibliques, de fondements spirituels. J’ai voyagé dans des centaines d’Eglises pour vous dire qu’il se peut que parfois on ait affaire à des gens qui connaissent bien certains passages de l’Ecriture et ils en ignorent d’autres mais ils manquent de racines. Quand des difficultés surgissent dans leurs vies, ils sont très vite déracinés des souches bibliques, des promesses divines et que faire alors ? Ils disent : « Dieu m’a abandonné, Il m’a oublié… » Je crois que l’Eglise locale comme les autres ont besoin de s’enraciner de plus en plus dans la Parole de Dieu afin que quand la tourmente arrive nous ne réagissions pas négativement mais positivement en disant : « Je sais que ce que Ta bouche a dit, Seigneur s’accomplit. » Quand on est arrivé à ce stade-là, on n’est plus comme des roseaux agités par le vent mais comme de véritables chênes qui ont des racines profondes.

Comment voulons-nous croître spirituellement sans l’aide de ce que Dieu a Lui-même institué à cet effet, c.à.d. l’Eglise locale ? Nous avons besoin de la communauté spirituelle avec des frères et sœurs de toute condition, de tout âge, de tout niveau intellectuel et social. Il n’y a aucune discrimination à faire dans une Eglise locale. Dieu a besoin de tous les membres de l’Eglise locale, seule celle-ci peut nous offrir ce cadre dans la liberté et le respect mutuels.

7. L’Eglise locale a besoin de nous tous de chacun d’entre nous

Chaque organe a besoin de l’ensemble du corps, mais le corps a aussi besoin de chaque organe pour vivre harmonieusement et rester en bonne santé et en bon équilibre (Phil.2/4) : « Que chacun de vous, au lieu de considérer ses propres intérêts, considère aussi ceux des autres. » Si par malheur nous disons : « Je n’ai pas besoin de tel ou tel autre ou d’une telle ou d’une telle autre, on se passe de quelqu’un qui est vraiment indispensable. » Il y a cette nécessité de savoir que nous avons besoin des autres, nous avons besoin des pasteurs, des évangélistes, des autres ministères mais nous avons besoin de ce que Dieu a donné aux autres et qu’ils partagent avec nous. C’est indispensable, pourquoi ? Parce que c’est ainsi que le corps se forme. Je ne peux pas dire à ma main gauche : « Je suis droitier, je n’ai pas besoin de toi. » Nous en avons besoin. Le chrétien normal ne cherche pas qu’à recevoir, il cherche à donner, à se donner et à servir le Seigneur. Nous sommes sauvés pour servir et non pas pour nous faire servir.

Le cadre divinement choisi pour notre action est donc l’Eglise locale. Je pense que le passé prépare le présent et l’avenir. Devant Dieu, tout est présent, il n’y a pas de passé, de présent et d’avenir, l’essentiel est que nous nous inscrivions dans le temps de Dieu, car celui-ci est là, c’est là qu’il faut agir et non pas attendre. Dieu n’arrive jamais trop tard, c’est nous qui arrivons toujours trop tard. Alors avons-nous en tant qu’Eglise locale, le souci d’aider à la construction de chaque personne à l’image de Dieu ? Dieu nous forme à Son image, cela prend du temps, toute la vie. De cela dépend non seulement la santé des enfants de Dieu qui composent l’Eglise locale, mais aussi la qualité du témoignage que l’Eglise locale peut rendre dans notre société.

L’Eglise locale dans laquelle nous sommes, nous vivons, n’est pas ignorée par les voisins ni par la mairie. Elle a un impact dans ce quartier et il faut que notre Eglise soit comme un phare dans ce quartier Bastille, dans ce périmètre dans lequel nous nous trouvons. Plus encore, cela c’est l’aspect local, je pense que notre Eglise doit jaillir comme une pluie de bénédictions pour ceux vers qui Dieu nous envoie, dans nos propres familles, dans la société où nous sommes. Là nous verrons justement que l’œuvre de Dieu est exponentielle, c’est quelque chose qui explose. La bénédiction n’est pas seulement pour nous dans le cadre local, elle est également pour la société au sein de laquelle Dieu nous a placés, dans nos familles d’abord, ensuite dans la société. Qu’il en soit ainsi pour chacun de nous !

AMEN