Jésus le Prophète de Dieu pour ma vie

Série: Qui dîtes-vous que je suis?
Par Franck Lefillatre - Publié le Dimanche 12 septembre 2010    

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Série: QUI DIT-ON QUE JE SUIS ?

(2) JESUS LE PROPHETE DE DIEU POUR MA VIE

Au-travers de cette question adressée à ses disciples et qu’Il nous adresse encore aujourd’hui, Jésus désire susciter en nous la foi, cette foi qui va se saisir des paroles que Dieu nous donne. Ces messages ont pour but de vous apporter une connaissance supplémentaire sur la personne de Jésus-Christ, afin de susciter la foi dans vos cœurs et afin que le Seigneur puisse se révéler davantage dans votre vie. Il n’y a rien de plus grand, de plus merveilleux que de connaître Jésus-Christ. La connaissance de Jésus-Christ est la source de toutes les bénédictions. Plus nous connaîtrons Jésus, plus notre foi sera affermie et plus nous pourrons surmonter les épreuves.

Nous allons nous attarder sur un des titres donnés à la personne du Christ. Ceux qui portent des titres sont généralement des personnes importantes, éminentes. Nous croyons que Jésus porte les plus beaux des titres. Quels titres peut-on donc donner à Jésus ? Pour certains, Jésus est le Christ, pour d’autres Il est le Fils de Dieu. Pour d’autres encore, Jésus est Seigneur, Il est Sauveur. Ce sont des titres importants dans la Parole de Dieu. Ils décrivent de manière complémentaire qui est Jésus-Christ de Nazareth.

Nous allons cependant commencer par un des titres fondamentaux de Jésus, qui ne vient pourtant pas tout de suite à l’esprit : Jésus est notre Prophète. Il est le Prophète de notre Dieu. Voici les paroles de Moïse à ce sujet : « L’Eternel me dit : Ce qu’ils ont dit est bien. Je leur susciterai du milieu de leurs frères un prophète comme toi, je mettrai mes paroles dans sa bouche, et il leur dira tout ce que je lui commanderai. Et si quelqu’un n’écoute pas mes paroles qu’il dira en mon nom, c’est moi qui lui en demanderai compte. » (Deut.18/17-19)
Tout au long de l’Histoire d’Israël, il y a eu une succession d’hommes de Dieu, de prophètes, de prophétesses, qui ont parlé de la part du Seigneur. Puis il y a eu un temps où les prophètes ont cessé de se manifester. Le dernier des prophètes de l’Ancien Testament est Malachie, il est appelé le sceau des Ecritures. Entre Malachie et Jésus-Christ, il y a plus de quatre siècles. Pendant ces quatre siècles, le peuple espérait dans l’accomplissement de la prophétie de Moïse. Le peuple soupirait après la Parole de Dieu. Pendant ces quatre siècles, le pays avait été plus ou moins bien gouverné, parfois même par des rois d’origine étrangère comme Hérode qui était un Iduméen, un Edomite. La classe sacerdotale pour sa part était largement corrompue. La détresse dans le peuple d’Israël était grande, au point que certains se retiraient dans les déserts, espérant y trouver le Seigneur. Le peuple soupirait après la venue d’un homme choisi de Dieu pour apporter sa parole.

C’est alors que Jean-Baptiste parut et commença à parler de la part du Seigneur. Son message était clair : « Repentez-vous, et faites-vous baptiser pour le pardon de vos péchés » Les hommes venaient à lui et l’écoutaient à cause de la puissance de son message. À la question, « Es-tu Elie ? », « Es-tu le Prophète ? » il répondit : « Non, je ne suis pas Elie. Non, je ne suis pas le Prophète. » Quelques temps après Jean-Baptiste, un autre homme parut, Jésus de Nazareth. Jean-Baptiste le désigna comme l’Agneau de Dieu, celui qui ôte le péché du monde. A partir de ce moment-là certains disciples de Jean-Baptiste, notamment Jean et André, commencèrent à suivre Jésus.

Le Seigneur commença son ministère, oint de la puissance du Saint-Esprit. Un jour de sabbat (Luc 4/18), Il entra dans une synagogue, ouvrit le rouleau du Livre et commença à lire : « L’Esprit du Seigneur est sur Moi. » Alors qu’Il commentait le passage, tous furent saisis par l’autorité et la puissance qui se manifestaient. Il était différent des scribes. Jésus allait ainsi de ville en ville en Galilée et annonçait le Royaume de Dieu. Partout Il guérissait les malades, purifiait les lépreux, ressuscitait les morts. Une rumeur commençait à se créer, les gens venaient à lui de toute la Galilée et des territoires voisins pour l’entendre et surtout pour être touchés par lui.

Un jour, Jésus, accompagné de ses disciples, s’approchait d’un village de Galilée appelé Naïn. Un autre cortège sortait de ce même village : il accompagnait une femme déjà veuve allant enterrer son fils unique. Jésus s’approcha du cortège, de l’enfant mort et par son toucher, sa parole, ressuscita l’enfant. Les gens qui virent ces choses, « furent saisis de crainte, et glorifiaient Dieu, disant : Un grand prophète a paru parmi nous, et Dieu a visité Son peuple. » (Luc 7/16) La rumeur commença à s’étendre : un prophète était apparu en Israël, il allait de village en village pour proclamer la Parole de Dieu. Il accomplissait des miracles extraordinaires. La rumeur devenait de plus en plus forte et prenait de l’ampleur. A la suite de la multiplication des pains, la foule réunie autour de Jésus put dire : « Celui-ci est vraiment Le Prophète qui doit venir dans le monde. » (Jn.6/14)

Quand le Seigneur posa la question à ses disciples : « Qui dit-on que Je suis ? » Ceux-ci répondirent ce qu’ils avaient entendu : « Les uns disent que tu es Jean-Baptiste, les autres disent que tu es Elie, tu es Jérémie, les autres disent : tu es un des prophètes. » De même, lorsque Jésus entra à Jérusalem, la foule en liesse, cria à son passage : « Hosanna, c’est Jésus, le prophète de Nazareth en Galilée. »

Il y avait donc quelque chose dans le ministère de Jésus qui avait touché les cœurs et les avait amenés à réfléchir. Ses paroles et sa façon de vivre leur rappelaient ces hommes de l’Ancien Testament, ces prophètes de l’Eternel. On peut imaginer l’enthousiasme qu’il pouvait y avoir au milieu du peuple ! La question qui se pose est cependant la suivante : Jésus est-il un prophète parmi les prophètes ? Non, car non seulement Jésus est un prophète, mais il est avant tout le Prophète de Dieu.

Jésus, Lui-même se considérait comme un prophète. Il pouvait dire de lui-même : « Un prophète n’est méprisé que dans sa patrie et dans sa maison. » (Mat.13/57) ou encore : « Mais il faut que Je marche aujourd’hui, demain, et le jour suivant ; car il ne convient pas qu’un prophète périsse hors de Jérusalem. » (Lc.13/33) Tout ce que Jésus a dit et fait témoigne qu’Il est le Prophète du Seigneur. L’épître aux Hébreux commence d’ailleurs par cette parole (Héb.1/1-2) : « Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes, Dieu dans les derniers temps, nous a parlé par le Fils… » Il est celui par qui le Père a parlé. Il est celui par qui le Père a parlé de toute éternité, car c’est l’Esprit du Seigneur qui, déjà, habitait les prophètes de l’Ancienne Alliance.

D’autres religions ont appelé leur personnage le plus illustre : le prophète. Nous savons que le véritable Prophète, c’est Jésus. La question est de savoir pourquoi nous l’appelons Jésus, le Christ ce qui veut dire Messie, Oint, plutôt que Jésus le Prophète. Nous pensons rarement au Seigneur en tant que Jésus le Prophète. De même, dans nos prières ou notre témoignage, nous ne parlons pas de Jésus le Prophète, mais plus spontanément de Jésus-Christ. Il y a un véritable intérêt à comprendre ce que veut dire : Jésus le Prophète. Il est ce prophète, celui que Dieu a suscité. Il est également intéressant de comprendre pourquoi nous n’appelons pas Jésus le Prophète et pourquoi nous l’appelons plutôt Jésus le Christ. Que veut d’ailleurs dire pour notre génération, l’expression « Jésus est le Prophète » ? Il s’agit de ne pas laisser penser à ceux qui nous entourent que le prophète est un autre que Jésus. Nous pouvons revendiquer ce titre pour notre Seigneur, Il est le Prophète de Dieu ; les autres ne sont que des usurpateurs, des faux prophètes.

Le prophète Juif est un homme ou une femme – puisque nous rencontrons des femmes prophétesses dans les livres de l’Ancien Testament -, qui a reçu un appel direct et personnel de Dieu pour remplir ce ministère. Le prophète était celui qui avait reçu l’onction du Seigneur pour devenir prophète. C’est ce qui le distingue des fils des prophètes. Les fils de prophètes étaient ceux qui étaient à l’école des prophètes. Une des missions premières du prophète était de proclamer le message que Dieu avait mis sur son cœur. C’était un message qu’il devait absolument transmettre. Jérémie disait : « Si je me contiens, il y a un feu qui brûle en moi » Il existe différentes sortes de prophètes dans l’Ancien Testament. Samuel par exemple était appelé ‘voyant’ (1 Sam.9/9), terme qui se perdit par la suite. D’autres, comme Osée et Amos, étaient des prédicateurs du message que Dieu leur avait transmis. D’autres, comme Elie et Elisée, accomplissaient des miracles. Esaïe ou Jérémie étaient des écrivains. Ezéchiel ou Zacharie étaient pour leur part des visionnaires, annonçant les choses à venir. Il y avait donc une vraie diversité dans ce ministère de prophète de l’Ancien Testament.

A l’époque de Jésus, il n’y a plus de prophète depuis plus de 400 ans, nous l’avons dit. Si le prophétisme était éteint, le message de ces prophètes disparus continuait à être proclamé dans les synagogues. En Israël, il y avait surtout deux espérances qui très certainement ont contribué à tenir le peuple pendant ces siècles. La première de ces espérances était la promesse d’un prophétisme universel. Dieu avait annoncé des temps où Il répandrait son Esprit sur toute chair, et où les fils et les filles prophétiseraient, ces temps devraient être les derniers temps… (Joël 2/28-32) Dieu avait promis de susciter du milieu du peuple Juif un prophète, son Prophète, le Prophète (Deut.18/17-18). En Israël il y avait donc cette attente, l’attente de la manifestation du Prophète de Dieu, et en même temps l’attente de l’Esprit de Dieu, car tous ceux sur lesquels cet Esprit serait répandu, deviendraient aussi prophètes du Seigneur.

Le premier prophète qui apparaît dans le Nouveau testament, est Jean-Baptiste. Il prêchait, il baptisait, et annonçait la venue de celui dont il disait ne pas être digne de délier la courroie de ses sandales. Il annonçait celui qui baptiserait d’Esprit Saint, mais il n’était pas le Prophète. Tout le monde voyait cependant en Jean-Baptiste un prophète du Seigneur. Alors qu’il n’était encore qu’un bébé, son père Zacharie, rempli du Saint-Esprit, avait dit : « Et toi, petit enfant, tu seras appelé prophète du Très-haut… » (Lc.1/76) L’Evangile nous le décrit : il était habillé à la manière d’Elie, avec un vêtement en poils de chameau. Il était à part, vivant dans les déserts, n’ayant peur de rien, disant la vérité à tout le monde, même au roi. Nous savons ce qui lui arriva par la suite.

Son rôle était déjà annoncé dans l’Ancien Testament, il était celui qui devait préparer le cœur du peuple à la venue du Messie. Jésus disait de lui qu’il était plus qu’un prophète et qu’il était son messager (Mat.11/9, 10, 14). Nous pouvons comparer cette parole de Jésus avec celles que nous lisons dans Malachie : « Voici, J’enverrai Mon Messager ; il préparera le chemin devant Moi… » (Mal. 3/1). Jésus dit également de lui : « Jean-Baptiste est l’Elie qui doit venir. » (Mat.11/14) Une autre prophétie de Malachie annonçait aussi l’apparition d’Elie dans les derniers temps : « Voici, Je vous enverrai Elie, le prophète, avant que le jour de l’Eternel arrive… » (Mal.4/5) Jean-Baptiste n’était peut-être pas un prophète mais l’Esprit de Dieu était sur lui, comme il l’était sur Elie.
Il fut celui qui prépara le chemin du Seigneur, le prophète précurseur, celui qui passe en avant, laboure le terrain pour que Jésus, le Semeur puisse venir déposer la semence. Jésus fut désigné par Jean-Baptiste comme étant le Seigneur que tous attendaient. Jésus, lui, est le Prophète, le Prophète ultime, le dernier, le Prophète parfait.

Différents éléments nous permettent de désigner Jésus comme Prophète :
l’autorité de sa prédication, quel que soit le lieu où Il la donnait. On peut dire de Jésus qu’Il est le nouveau Moïse. N’a-t-il pas dit d’ailleurs : « Moïse a dit mais moi je vous dis… » ? Il fallait une autorité extraordinaire pour oser dire cela au peuple Juif.
la puissance de ses œuvres. L’Esprit du Seigneur était sur lui lorsqu’il annonçait la Bonne Nouvelle aux pauvres, mais aussi lorsqu’il guérissait les aveugles, restaurait ceux qui avaient le cœur brisé. Partout où Jésus allait, il guérissait les malades, délivrait les possédés. Quand Jean-Baptiste envoya quelques-uns de ses disciples pour lui poser la question : « Es-tu celui qui doit venir ? » Jésus répondra : « Les aveugles voient, les lépreux marchent, les sourds entendent, les morts ressuscitent et la Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres. »
ses prédictions font aussi de lui le Prophète. Alors que Jésus et ses disciples quittaient le Temple, ces derniers admiraient le Temple, mais le Seigneur leur dit : « Il ne restera pas pierre sur pierre ». Jésus leur annonça également ce qui devrait arriver à la fin des temps (Mat.24, Lc.21 et Mc.13). Jésus est celui qui a annoncé ce qui doit venir.

Deux versets identiques (Mat.4/23 et Mc. 9/35) résument parfaitement l’œuvre de Jésus comme prophète : « Jésus parcourait toutes les villes et les villages. Il enseignait dans les synagogues, il prêchait la Bonne Nouvelle du Royaume et il guérissait toute maladie et infirmité. »

Nous allons à présent nous interroger sur l’importance et les limites de ce titre de prophète pour nous. Pourquoi donc Jésus n’est-il donc pas appelé couramment le Prophète, alors que nous le nommons si facilement le Christ, le Seigneur, le Fils de Dieu ?

Le titre de prophète concernant Jésus décrit pourtant parfaitement son ministère public. C’est ce que nous avons lu : « Jésus parcourait toute la Galilée, enseignant dans la synagogue, prêchant la Bonne Nouvelle du Royaume, et guérissant toute maladie et toute infirmité parmi le peuple » (Mat.4/23) Mais ce ministère prit fin. Juste avant la fête de Pâque, il est écrit : « Jésus dit ces choses, puis Il s’en alla, et se cacha loin d’eux. Malgré tant de miracles, qu’Il avait faits en leur présence, ils ne croyaient pas en Lui. » (Jn.12/36-37) Ils avaient entendu les paroles du Seigneur, vu des miracles et des délivrances, avaient mangé les pains de la multiplication, et pourtant ne croyaient pas en lui. Son ministère prophétique prit fin au moment où il entra dans la chambre haute. Alors que Jésus était en train de prier, Il dit ceci : « Je t’ai glorifié sur la terre et j’ai achevé l’œuvre que tu m’as donnée à faire. » (Jn.17/4) Un autre aspect de son ministère commença alors, il fera l’objet de notre prochaine étude : il sera alors question de Jésus, Serviteur de Dieu, l’« Eved Yawe », celui qu’Esaïe a chanté dans ses prophéties. C’est peut-être parce que son ministère de prophète a connu une fin que nous n’avons pas retenu ce titre pour caractériser Jésus.

Le prophète était aussi celui qui devait mourir, parce qu’il était prophète. Les prophètes de l’Ancien Testament ont souvent péri de manière dramatique (Héb. 11/36-38). Ils étaient méprisés, rejetés, certains ont été tués, sciés. Ils sont morts car ils étaient prophètes : le message qu’ils annonçaient dérangeait les gens, à la manière de Jean-Baptiste qui a été décapité parce qu’il avait déplu à la concubine d’Hérode. Jésus mourut comme un prophète, dans la souffrance, car ses œuvres et son message déplaisaient à ceux qui gouvernaient à l’époque.

La mort de Jésus à la Croix ne s’explique cependant pas simplement par le fait qu’Il était un prophète. Si tel était le cas, sa mort ne serait toutefois pas suffisante pour acquérir notre salut. Jésus est mort non seulement comme un prophète, mais aussi comme Serviteur de Dieu qui donne sa vie dans un Holocauste parfait. Un prophète meurt car il est prophète, mais il ne peut sauver personne. Seul, le Serviteur de Dieu, l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde le pouvait. C’est pour cela que le ministère de prophète s’est arrêté avant la Croix. Ce ministère est là pour nous décrire toute l’œuvre que Jésus a accomplie jusqu’à la Croix. Cela ne signifie pourtant pas que ce titre de prophète soit aujourd’hui sans valeur ou seulement secondaire pour nous. Nous avons toujours besoin aujourd’hui de Jésus le Prophète. Jésus le Prophète est la voix mais aussi la main de Dieu ; Il est la Parole du Seigneur, l’œuvre de Dieu au milieu de nous. Jésus le Prophète est celui qui nous prend par la main pour nous amener à la Croix. Jésus le Prophète est celui dont nous entendons les paroles et dont nous voyons les œuvres, celui qui amène nos cœurs à la foi. Voilà le ministère prophétique de la foi.

Jésus le prophète est souvent le premier que nous rencontrons, avant même de rencontrer Jésus le Serviteur de Dieu, Jésus notre Seigneur, le Fils de Dieu. Jésus le Prophète est celui que Marie de Magdala rencontra, cet homme qui, par la puissance de sa parole, la délivra des démons qui la tenaient captive. Jésus le Prophète est cet homme qui à la margelle du puits parla à la femme Samaritaine et lui dit quelle avait été sa vie, celui auquel elle dit : « Tu es prophète ! » Jésus le Prophète est celui qui guérit, purifie, libère et révèle les choses cachées. Il est celui qui voit au plus profond de nos vies, met à nu tout ce qui est caché. Jésus le Prophète est celui que nous annonçons chaque fois que nous annonçons l’Evangile. Jésus le Prophète est la Parole de Dieu qui vient atteindre nos cœurs. Il est la main du Seigneur qui vient toucher nos vies.

Jésus le Prophète est celui qui nous a conduits jusqu’à la Croix de Golgotha. Marie de Magdala a suivi Jésus depuis son village de Magdala jusqu’à la Croix de Golgotha à Jérusalem, car elle avait entendu la voix du Prophète et avait été touchée par sa puissance. C’est ce qui nous est arrivé à nous aussi : nous avons entendu le Prophète de Dieu et nous avons dit : « Aucun homme n’a jamais parlé comme lui ! » Sa parole nous a dirigés jusqu’à ce rendez-vous unique qu’est Golgotha et là, comme Marie de Magadala, notre cœur a été touché par ce même Jésus. Nous n’avons alors pas compris pourquoi ce Jésus qui nous a fait tant de bien, avait dû mourir ainsi. Il nous a peut-être fallu un peu de temps pour réaliser qu’à la Croix il y avait bien plus qu’un prophète, qu’il y avait là l’Agneau de Dieu. Quand le Prophète Jésus nous conduit jusqu’à la Croix de Golgotha, son ministère s’achève, et là Il se révèle comme Serviteur de Dieu. Nous voyons cet homme qui souffre dans sa chair, non pas simplement parce qu’Il est un prophète, mais parce qu’Il est venu pour donner sa vie en rançon. Jésus a dit : « Je ne suis pas venu pour être servi mais pour servir et donner ma vie en rançon pour plusieurs »

Qu’est donc devenu le Prophète après la Croix de Golgotha ? Jésus est remonté au ciel et Il nous a donné un autre lui-même, le Saint-Esprit. Il est le souffle prophétique de Jésus, dont nous voyons l’action dans les Actes des apôtres. Le Saint-Esprit est le Prophète au milieu de nous : il prend ce qui est à Jésus pour nous le donner afin que Christ soit glorifié. L’esprit du Seigneur est celui qui nous conduit dans la vérité. Il a guidé les apôtres et nous guide encore aujourd’hui. Les apôtres ont été eux-mêmes des prophètes de Jésus-Christ. Ils ont été poussés par le Saint-Esprit à apporter la Parole depuis Jérusalem jusqu’aux extrémités de la terre. Ils ont prêché, guéri des malades, ont bâti l’Eglise de Jésus-Christ. Comme les prophètes de l’Ancien Testament, ils ont souvent été eux aussi maltraités, méprisés, rejetés, persécutés, mis à mort car ils étaient des prophètes de Jésus-Christ.

Aujourd’hui encore Dieu suscite des prophètes, selon la promesse donnée par l’intermédiaire de Joël. Cette promesse s’accomplit aujourd’hui dans l’Eglise. Le Seigneur fait de chacun de ses disciples, des prophètes de sa Parole, remplis du Saint-Esprit, revêtus de sa puissance, de l’onction de notre Prophète Jésus-Christ. A notre tour, comme les apôtres, comme nos pères dans ce monde, nous proclamons la Parole de Jésus. Dieu nous envoyés pour être les témoins de Jésus-Christ, pour porter sa Parole mais aussi pour guérir les malades, délivrer les possédés. L’Eglise a encore besoin aujourd’hui du ministère prophétique de Jésus-Christ, du ministère du Saint-Esprit au milieu de nous. Non, Jésus le Prophète n’est pas une histoire du passé, qui s’est achevée à la Croix. Nous n’allons pas nous habiller à la manière de Jean-Baptiste. Nous n’allons pas nous prendre pour le nouvel Elie, mais comme nos pères l’ont fait, depuis le temps des apôtres, nous pouvons offrir nos vies au Seigneur pour être ses témoins, et lui dire : « Seigneur, que ta Parole soit dans mon cœur et qu’elle soit sur ma bouche ! Que mes mains puissent être tes mains. » Ce monde a besoin d’un vrai prophète. C’est pour cela que nous ne devons pas abandonner le titre de prophète à un autre que Jésus. L’autre est un faux prophète, le vrai Prophète est Jésus-Christ. Nous devons en être fiers et proclamer ce titre : oui, Jésus est le Prophète, Il est la Parole de Dieu, non pas seulement son messager, mais la Parole faite chair. Ne laissons pas ce titre à un autre, qui détourne les gens pour les conduire en enfer.

Le Seigneur veut te donner cette onction de Jésus-Christ, cette onction des prophètes. Les apôtres ont été les premiers prophètes de Jésus, nous le sommes à notre tour. Nous ne sommes peut-être pas apôtres, mais nous avons reçu l’Esprit du Seigneur. Que cela puisse être pour quelqu’un comme une révélation ! Que vous puissiez réaliser par la foi, recevoir de Dieu que Jésus est le seul Prophète de Dieu. Il est celui qui a animé tous les prophètes, depuis Moïse jusqu’à nous aujourd’hui. Aucun autre n’a parlé s’il n’a pas été inspiré par le Saint-Esprit, par l’Esprit de Christ. Nous aussi, nous voulons parler, poussés par l’Esprit du Seigneur.

Le Seigneur voudrait se révéler dans ta vie à toi, toi qui cherches à entendre une parole. Tu as peut-être entendu bien des prophètes dans ce monde, mais le seul Prophète qui mérite d’être entendu est Jésus-Christ. Il peut encore te parler et veut te parler. Je veux dire comme aux jours de Galilée où Jésus étendait sa main sur les lépreux, où Il tendait sa main au paralytique pour le relever, que Jésus le Prophète tend sa main vers toi pour te relever et te renvoyer libre.
Jésus veut faire de nous des prophètes, mais sommes-nous prêts à en payer le prix ? Des gens se présentent aujourd’hui dans de grands costumes de soie blanche et se disent prophètes. Mais ces hommes que l’on adule, sont-ils réellement des prophètes du Seigneur ? Le ministère des prophètes est un ministère de rejet, de mépris. Si vous acceptez de répondre à l’appel de Dieu pour votre vie et de devenir un prophète rempli du Saint-Esprit, vous ne serez pas aimés, car le message que vous donnerez ne plaira pas à ceux qui l’entendront. Mais le Seigneur vous montrera la brebis chétive qui a tant besoin d’entendre ce message. Il vous montrera le malade, Il vous montrera peut-être celui qui verse sans cesse des larmes, soupirant après une délivrance, un secours et vous irez vers lui avec la Parole de Dieu. Vous aurez une parole, une main tendue. Des pierres seront peut-être jetées sur vous, mais vous ferez l’œuvre du Seigneur. « Seigneur, fais de nous des prophètes ! »
AMEN.

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