Pour une plus grande mobilité, nos vidéos sont maintenant compatibles avec les formats IPad, IPhone, Flash et encore plus...
QUI DIT-ON QUE JE SUIS ? (3)
Jésus le Serviteur de Dieu
« Qui dites-vous que je suis ? » Cette question, qui fut adressée par Jésus à ses disciples, est posée encore aujourd’hui à ceux qui le suivent. Prenant appui sur ce que la Parole de Dieu dit, nous avons pu donner comme première réponse : Jésus est le prophète de notre Dieu. Il est le prophète que Moïse avait annoncé : « Je vous susciterai un prophète du milieu de vous. » Jésus est venu pour nous apporter la Parole de Dieu et pour accomplir les œuvres de son Père. Par sa prédication, son enseignement, mais aussi par les guérisons et les délivrances qu’Il a opérées, Jésus a rempli son rôle de prophète en faisant naître la foi dans nos cœurs et nous a conduits jusqu’à la Croix du Golgotha, ce rendez-vous précis auquel tous les hommes sont appelés. Tel est là le ministère du prophète Jésus : enseigner à tous la Parole, bénir puissamment ceux qui l’écoutent et les conduire jusqu’à la Croix. C’est à Golgotha que s’est achevé le ministère de prophète de Jésus. Jésus est mort à la Croix comme un prophète. De nombreux prophètes sont morts dans la souffrance, car ils étaient rejetés des hommes à cause de leur message. Mais il y a bien plus dans la mort de Jésus à la Croix que la simple mort d’un prophète, car la mort de Jésus comme prophète ne suffit pas à expliquer pourquoi la Croix est devenue le lieu de notre salut.
Nous allons considérer à présent un autre aspect de l’identité de Jésus. Au risque de surprendre, nous allons voir qu’à la Croix, Jésus n’est pas désigné par la Bible comme sauveur, mais comme serviteur de Dieu. Le prophète Esaïe nous parle abondamment du serviteur de Dieu. Les chapitres 42 à 53 de son livre nous le décrivent.
Dans Esaïe 42/1 et 6-7, c’est Dieu qui parle : «Voici, mon Serviteur, que je soutiendrai, mon Elu, en qui mon âme prend plaisir. J’ai mis mon esprit sur lui ; il annoncera la justice aux nations… Moi, l’Eternel, Je t’ai appelé pour le salut, et je te prendrai par la main, je te garderai, et je t’établirai pour traiter alliance avec le peuple, pour être la lumière des nations, pour ouvrir les yeux des aveugles, pour faire sortir de prison le captif, et de leur cachot ceux qui habitent dans les ténèbres. »
Dieu nous présente son serviteur :
- il est celui qui annoncera la justice de Dieu aux nations, son substitut ;
- il est celui qui établira une Alliance entre Dieu et les hommes.
Il s’agit de deux caractéristiques essentielles du ministère de Jésus, qui vont s’accomplir à la Croix. Rappelons-nous que le prophète, par sa parole et ses bénédictions, est celui qui conduit à la Croix du Golgotha, et nous montre le lieu du salut. Le prophète ne peut rien faire pour nous. Mais comme nous l’avons vu, Jésus est bien plus que le prophète, il est le serviteur de Dieu. Il est venu pour mourir à la Croix et pour rétablir à la Croix l’Alliance avec Dieu. Le prophète nous conduit à la Croix, mais Jésus, le serviteur de Dieu est celui qui agit à la Croix.
Jésus est venu donner sa vie parce que les hommes sont séparés de Dieu. Nous sommes privés de la gloire de Dieu à cause du péché. Malgré tous leurs efforts, leurs œuvres, les hommes ne peuvent revenir à Dieu. Comment pourrions-nous nous présenter devant Dieu en essayant de nous justifier par nous-mêmes, nous qui sommes pécheurs non seulement par nos actes, mais par nature. Jésus a apporté à Dieu son sang, car c’était la seule chose qui puisse l’apaiser. La Bible affirme que la vie est dans le sang. Le sang de Jésus est le seul par lequel nos péchés peuvent être couverts.
Jésus est né et a vécu sans péché. Il était et il reste le seul à pouvoir se présenter devant Dieu, le seul à pouvoir lui dire : « Me voici pour faire ta volonté, ô Dieu, tu n’as voulu ni sacrifices ni holocaustes. Tu m’as formé un corps, me voici. » Jésus est venu pour donner sa vie en rançon : « Je ne suis pas venu pour être servi, mais pour servir les hommes et donner ma vie pour beaucoup. » (Mc.10/45)
Ainsi à la Croix, Jésus est le serviteur de Dieu qui a souffert non seulement dans son corps mais aussi dans son âme. Nous pouvons imaginer et comprendre les souffrances terribles de la Croix, mais nous ne pouvons souffrir spirituellement au point de dire : « Mon Père, mon Père pourquoi m’as-tu abandonné ? »
Jésus a souffert en tant que serviteur de Dieu pour chacun de nous, pour chaque homme de cette terre, quelle que soit sa culture, sa religion, son milieu social, son ethnie, sa langue : Jésus est mort pour tous afin que quiconque croit en lui ne périsse point mais qu’il ait la vie éternelle. Il y a une séparation que Christ est venu combler, en offrant sa vie, en versant son sang. Nos péchés ont été couverts par le sang de l’Agneau de Dieu. Il s’est substitué à nous, tout comme il avait pu prendre sur la croix la place du meurtrier, Barrabas. Peut-être n’avons-nous pas commis de meurtres et de crimes comme Barrabas, mais comme lui, nous sommes coupables, inexcusables.
Les souffrances de Jésus ne visent cependant pas simplement à punir Jésus. La Bible dit qu’« il a plu à Dieu de le briser dans la souffrance », mais cette souffrance avait un but : nous apporter la rémission de nos péchés. La condamnation et la colère de Dieu ne sont pas tombées sur nous mais sur Jésus. Nous sommes dans une génération qui ne veut pas entendre parler de la colère de Dieu. On préfère entendre parler d’un Dieu tolérant, qui accepte tout et qui ne dérange pas. Si la Bible nous parle bien de la colère de Dieu, à l’égard des hommes qui retiennent la vérité captive, elle nous parle également de sa justice. La justice de Dieu n’est pas une justice de condamnation mais une justice de grâce et de salut. Les souffrances de Jésus-Christ ne s’arrêtent pas à l’expiation : Jésus n’est pas seulement venu pour annoncer la justice de Dieu mais pour être un médiateur. C’est la deuxième caractéristique du serviteur de Dieu qu’est le fils de Dieu. L’apôtre Paul nous dit notamment dans l’épître aux Colossiens que « Dieu a voulu réconcilier tout avec lui-même… par le sang de la Croix de Christ. » (Col.1/20) Il nous parle de l’apaisement de Dieu par l’intermédiaire du sang de Christ qui lui est présenté, ce sang qui couvre les péchés. Il dit encore que « par le sang de Christ nous avons été rapprochés de Dieu. » (Ephé.2/20) Le sang de Christ est celui de la réconciliation, de l’apaisement, du rapprochement ou de l’alliance entre Dieu et les hommes. Voilà pourquoi Jésus, le serviteur de Dieu est venu sur cette terre. Il est venu pour combler le fossé qui nous séparait de Dieu à cause de nos péchés afin que nous soyons réconciliés avec lui et que nous soyons adoptés par lui pour être ses enfants.
Nous pouvons dire que si le prophète a accompli une œuvre de préparation, le serviteur de Dieu a accompli une œuvre décisive. L’événement central du ministère de Jésus est bien la Croix de Golgotha. Le serviteur de Dieu explique la Croix. Nous nous demandons comment Dieu a pu accepter de donner son Fils, mais Il l’a fait simplement par amour pour nous. Quelle preuve d’amour extraordinaire que de donner son fils pour le salut des hommes qui, eux, le haïssent ! Dieu n’a cependant pas donné son fils pour le perdre, mais pour le retrouver. En le retrouvant, Il savait qu’Il retrouverait une multitude prête à croire en son Fils bien-aimé et désireuse de rétablir une Alliance avec lui. L’intérêt du ministère du prophète s’éclaire à partir de celui de serviteur de Dieu. Le serviteur de Dieu est celui qui nous ouvre la Croix à laquelle le prophète avait conduit. Il fait de la Croix une porte qui nous conduit au trône de Dieu. Le prophète tout comme le serviteur de Dieu ont dit : « J’ai accompli » Le prophète dit : « Je t’ai glorifié sur la terre, j’ai achevé (on pourrait dire : « j’ai accompli ») l’œuvre que tu m’as donnée à faire. » (Jn.17/4) Il le dit avant d’entrer dans le jardin, tandis que le serviteur de Dieu à la Croix du Golgotha, au moment d’expirer, va dire : « J’ai tout accompli » (Jn.19/30)
Nous contenterons-nous alors simplement du prophète alors que Dieu nous offre le serviteur de Dieu ? De nombreuses personnes se contentent du ministère de prophète. Ces personnes disent aimer la parole de Dieu parce qu’elle leur fait du bien. Mais quand vient le moment de la Croix, quand vient le moment de prendre une décision et de répondre à l’appel de Dieu, les choses deviennent plus difficiles. La Croix n’est pas un rendez-vous que l’on aime et où l’on désire rester ; Jésus n’est d’ailleurs resté que quelques heures à la Croix. Les répercussions de cette décision sont cependant éternelles.
Tu as peut-être goûté aux bontés de Dieu, mais maintenant le Seigneur te convoque à la Croix du Golgotha, car Il veut t’offrir bien plus. Nous ne pouvons pas nous contenter de miracles et de bénédictions, nous avons besoin du salut de Jésus-Christ. Nous ne voulons pas nous en tenir au pain de la multiplication, mais nous voulons nous nourrir de ce pain qui a été rompu pour nous à la Croix. Le Seigneur est prêt à multiplier ses bénédictions dans nos vies, sur cette terre, mais si nous mangeons le pain rompu pour nous à la Croix, sa bénédiction sera éternelle.
Le prophète Esaïe décrit ce qu’il advint de Jésus après la Croix : «… Il montera, il s’élèvera, Il s’élèvera bien haut. » (Es.52/13) et parlant encore du Serviteur de Dieu, il dit : « Il verra une postérité et prolongera ses jours… » (Es.53/10). Si nous prenons le temps de comparer ces deux versets avec le reste du passage, nous voyons qu’il y a un changement de temps dans la conjugaison des verbes, du moins dans la traduction française : quand tout le passage est écrit à l’imparfait, ces deux passages, eux, sont écrits au futur. Ils concernent la résurrection et la gloire de Jésus-Christ. Il semble que le prophète Esaïe ne les ait pas envisagées de manière proche mais comme quelque chose de lointain. Il semble nous dire que le ministère de ce serviteur de Dieu se révèle à son tour insuffisant pour nous parler de ce qui vient après la Croix. Nous avons besoin de découvrir quelque chose de plus grand en Jésus-Christ. Nous parlerons prochainement de Jésus le grand prêtre. Nous verrons l’importance de ce ministère qui commence dans le jardin de Gethsémané, passe par la Croix, nous conduit jusque dans le Lieu très saint, jusqu’au trône de Dieu et continue à s’exercer encore aujourd’hui. A la droite de Dieu nous avons quelqu’un qui intercède pour nous, c’est Jésus, notre grand prêtre. Au travers du ministère de serviteur de Dieu, nous avons pu expliquer la Croix, mais nous voulons aller au-delà, au-delà de la tombe et nous réunir avec les disciples qui étaient sur la montagne des Oliviers, et qui ont vu Jésus s’élever dans les cieux.
Si nous sommes appelés à être des prophètes de Jésus-Christ, nous sommes aussi appelés à être des serviteurs de Dieu en Jésus-Christ. Rappelez-vous de cet esclave hébreu qui disait à son maître : « Maître, j’aime tellement ta maison que je ne veux pas la quitter. » Le maître l’amena alors à la porte de la maison et lui perfora l’oreille. C’était le symbole du renoncement de cet esclave à son droit de liberté. Christ nous a affranchis pour la liberté. Nous voulons dire : « Seigneur, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi. Ma liberté, celle que tu m’as acquise, je veux te l’offrir, afin de devenir ton serviteur. Seigneur, je veux être un témoin de la Croix en faveur des hommes. Je veux annoncer aux hommes le message de l’Evangile. Je veux leur dire : Soyez réconciliés avec Dieu. Je veux être cet ambassadeur, ce médiateur pour les amener à toi, jusqu’à la Croix, afin qu’ils puissent te voir et te contempler. »
Jésus est donc venu comme serviteur de Dieu pour expier tes péchés, en vue de rétablir ta relation avec Dieu. Le Seigneur t’attire à lui, ce n’est pas un homme, mais Dieu. C’est le prophète de l’Eternel, le Saint-Esprit qui le fait. Il te conduit à un endroit où tu n’as pas forcément envie d’aller, jusqu’à Golgotha, le Rocher du Crâne. Tu cherches la bénédiction, la fraîcheur, mais il n’y en a pas. C’est un lieu de rupture mais c’est aussi le lieu de salut. Tu hésites à t’approcher, mais cette Croix est un miroir tellement puissant, que non seulement tu vas y voir ton reflet, mais encore tout ce qui est en toi. C’est une lumière jetée sur ta vie. Jésus n’est pourtant pas venu pour te condamner, Il est venu livrer sa vie pour toi. A la Croix, tu peux recevoir le pardon de tes péchés, restaurer une relation avec Dieu et commencer une vie nouvelle. Le Seigneur t’appelle à venir jusqu’à lui. Jésus t’ouvre ses bras, Il t’ouvre son cœur. Nous y sommes nous-mêmes passés. A la Croix, nos cœurs ont été transpercés par le message de l’Evangile. Mais la Croix n’est pas une fin, c’est une porte qui s’ouvre. Au-delà de cette Croix, tu commenceras à contempler celui qui s’élève dans les cieux. Jésus est victorieux : Il a triomphé de la mort, du péché, de Satan lui-même. Il s’est élevé dans les cieux et Il te fait la promesse qu’Il ne t’oublie pas et qu’Il t’appelle lui aussi à quelque chose de merveilleux. Tu as suivi le prophète, fais aussi confiance au serviteur de Dieu et Il te montrera des choses encore plus grandes, qui changeront le cours de ta vie.
Dieu cherche un homme, une femme : ne serait-ce pas toi qu’Il appelle au pied de la Croix ? Tu entends cet appel depuis de nombreuses semaines. Cet appel travaille ton cœur, tu essaies de t’en détourner, mais sans cesse il revient, et tu ne peux pas faire autrement, tu es attiré. Jésus t’appelle et tu sais que si tu t’approches de cette Croix, tu ne pourras pas repartir comme tu es venu. Mais sache que ce n’est pas un lieu de condamnation mais un lieu de salut et de réconciliation avec le Père.
Que quelqu’un à l’écoute ou à la lecture de ce message, puisse dire : « Seigneur, j’ai besoin de ta paix. Je comprends ce qu’est le serviteur de Dieu. Merci car tu es venu pour rétablir une relation pour moi avec Dieu. Me voici Seigneur, je place ma foi en toi, je te prie de pardonner, de purifier mes péchés. Merci parce que tu as pris ma condamnation, mon châtiment et m’as donné la paix avec Dieu. Seigneur, permets-moi de découvrir le serviteur de Dieu. J’aime le prophète, j’aime sa Parole, ses bénédictions. J’ai rendez-vous à présent avec le serviteur de Dieu et je ne veux pas m’en détourner, je ne veux pas l’ignorer. »
Soyez certain que le Seigneur vous répondra et qu’Il vous pardonnera vos péchés à l’instant même où vous lui adresserez cette prière.