Jésus le Souverain Sacrificateur

Série: Qui dîtes-vous que je suis?
Par Franck Lefillatre - Publié le Dimanche 26 septembre 2010    
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QUI DIT-ON QUE JE SUIS ?
(4) Jésus le Souverain Sacrificateur

Voici ce que nous lisons dans l’Épître aux Hébreux : « Le point capital de ce qui vient d’être dit, c’est que nous avons un tel souverain sacrificateur qui s’est assis à la droite de la Majesté divine dans les cieux, comme ministre du sanctuaire et du véritable Tabernacle, qui a été dressé par le Seigneur et non par un homme. Tout souverain sacrificateur est établi pour présenter des offrandes et des sacrifices ; d’où il est nécessaire que celui-ci ait aussi quelque chose à présenter. S’il était sur la terre, il ne serait pas même sacrificateur, puisque là sont ceux qui présentent des offrandes selon la loi (lesquels célèbrent un culte, image et ombre des choses célestes selon que Moïse en fut divinement averti lorsqu’il allait construire le Tabernacle : Aie soin, lui fut-il dit, de faire tout d’après le modèle qui t’a été montré sur la montagne). Mais maintenant il a obtenu un ministère d’autant supérieur qu’il est le médiateur d’une Alliance plus excellente, qui a été établie sur de meilleures promesses. » (Héb.8/1-6).

C’était le huitième jour de la fête à Jérusalem et tout le peuple était réuni autour du souverain sacrificateur qui descendait à la source de Siloé avec un vase d’or. Il allait remplir d’eau ce vase afin d’offrir l’eau en libation devant l’Eternel. Le peuple chantait tout comme Esaïe avait pu le dire : « Vous puiserez de l’eau avec joie aux sources du salut. » (Esaïe 12/3) Il y avait une effervescence religieuse et toute la foule était réunie dans la cour du temple, attendant que le souverain sacrificateur répande l’eau. C’est à cet instant qu’un homme se dressa au milieu de la foule et s’écria d’une voix puissante : « Si quelqu’un a soif qu’il vienne à moi et qu’il boive… et des fleuves d’eau vive couleront jusque dans l’éternité. » (Jn.7/37-38) Cet homme n’était autre que Jésus. Ce qu’il voulait dire à cette foule assistant à la cérémonie religieuse c’est que la religion ne pouvait apaiser la soif, mais que lui seul le pouvait. Cette scène met en évidence ce que le texte de l’Épître aux Hébreux (8/1-6) lu en introduction, décrivait de manière détournée, à savoir le conflit entre Jésus et les grands prêtres du temple juif. Nous savons d’ailleurs que c’est à la suite de cette confrontation directe, que Jésus fut livré par les autorités religieuses à Ponce Pilate, le gouverneur romain.

Nous avons parlé précédemment de Jésus le serviteur de Dieu. Nous avons vu en lui celui qui offre sa vie, s’est substitué à nous en vue de nous réconcilier avec Dieu. Nous nous sommes arrêtés au moment où Il s’est élevé dans les cieux. C’est ce qu’avait décrit Esaïe : « Voici mon Serviteur prospérera ; Il montera, Il s’élèvera, Il s’élèvera bien haut. » (Es.52/13) Jésus est à présent dans les lieux célestes. Le texte nous dit qu’Il est assis à la droite de la Majesté divine. Dans ce passage, Il n’apparaît plus comme le serviteur de Dieu, mais Jésus est appelé le grand Prêtre, le Souverain Sacrificateur.

Avec cette nouvelle réponse à donner à la question de Jésus : « Qui dites-vous que Je suis ? », nous allons entrer dans une vision plus complète encore du ministère de la personne de Jésus. Ce titre semble peut-être difficile à saisir : la notion de souverain sacrificateur est étrangère à notre culture.

Cette notion de grand Prêtre va nous conduire de la terre au ciel, de Gethsémané jusqu’au trône de Dieu. Elle nous conduit également au-travers du temps jusqu’au retour de Jésus-Christ. Nous avons dit précédemment que Jésus était le Prophète, celui qui est puissant en paroles et en œuvres. Ce ministère est un ministère de préparation. Il prépare les cœurs à la foi et à la Croix. Jésus le Serviteur de Dieu est celui qui offre sa vie pour la nôtre, celui qui est venu pour rendre possible l’alliance entre Dieu et nous. Jésus le Serviteur de Dieu est le ministère décisif et central lié à la Croix du Golgotha. Jésus le grand Prêtre nous conduit de la Croix jusqu’au trône de Dieu. Au travers de la Parole de Dieu, nous allons voir ensemble comment suivre ce chemin.

Dans Héb.5/1, il est dit : « En effet, tout souverain sacrificateur pris du milieu des hommes est établi dans le service de Dieu, afin de présenter des offrandes et des sacrifices pour les péchés. »
Voilà la mission du souverain sacrificateur :
  • offrir des offrandes pour l’adoration
  • et offrir des sacrifices pour le péché.
Le prophète est un médiateur entre Dieu et les hommes, il apporte la Parole de Dieu aux hommes ; le grand prêtre, lui, apporte l’adoration à Dieu de la part des hommes. Il apporte des sacrifices à Dieu pour couvrir le péché des hommes. Le grand prêtre est le médiateur des hommes. Le premier d’entre eux fut Moïse. Puis ce fut son frère, Aaron, qui fut choisi. Dieu décida alors de traiter exclusivement avec la famille d’Aaron. Seuls ses descendants avaient le droit d’entrer dans le Tabernacle, puis plus tard dans le temple, pour offrir des parfums et des sacrifices à Dieu.

Il existe un sacerdoce plus ancien encore que celui d’Aaron. Il est lié à un personnage énigmatique dont on se demande s’il est véritablement un homme ou une manifestation de notre Seigneur sur la terre : il s’agit de Melchisédek. Nous le retrouvons dans Gen.14/17-20 : lorsque Abraham revint de la guerre contre les rois, le roi de Sodome commença à s’approcher de lui, mais Abraham ne voulait rien avoir à faire avec ce roi. Melchisédek était sacrificateur du Dieu Très-Haut, il vint avec du pain et du vin vers Abraham, quand celui-ci n’était pas encore circoncis. Au sujet de Melchisédek, il existe également un verset dans l’Ancien Testament qui est aussi le plus cité dans le Nouveau Testament : « … Tu es Sacrificateur pour toujours à la manière de Melchisédek. » (Ps.110/4) Celui qui est désigné ici est le Messie, c’est Jésus. Jésus est donc associé au sacerdoce de Melchisédek et non à celui d’Aaron.

Que ce soit dans l’Ancien ou dans le Nouveau Testament, dans l’épître aux Hébreux, le sacerdoce de Melchisédek est placé au-dessus de celui d’Aaron, notamment parce que la Bible considère que Lévi, le père d’Aaron a payé au travers d’Abraham la dîme à Melchisédek. Abraham avait dans ses reins Lévi, le père d’Aaron. Melchisédek est aussi le seul qui fut roi et sacrificateur. Les sacrificateurs selon Aaron ne pouvaient pas être rois. Un roi en Israël ne pouvait pas être sacrificateur. Melchisédek et Jésus de Nazareth sont les deux seules exceptions.

La personne de Melchisédek nous enseigne trois choses importantes (Héb.7/16 et 28):
- l’universalité. Il est dit que « Melchisédek est … sans généalogie… », (Héb.7/3). Autrement dit, il ne vient pas de telle ou telle famille : il est universel dans ce qu’il est et dans ce qu’il fait. C’est pour cela qu’il faut insister sur le fait qu’il est venu avec le pain et le vin vers Abraham, qui n’était pas encore circoncis et qui était donc un homme parmi les hommes des nations.
- la permanence. Au sujet de Melchisédek il est dit : « … Il est sacrificateur pour toujours, à perpétuité, sans commencement de jours ni fin de jours… » Son ministère est un sacerdoce intransmissible, permanent.
- la perfection.
Ce qui décrit Melchisédek, décrit également Jésus-Christ de Nazareth qui est sacrificateur pour tous les hommes, en permanence et d’une manière parfaite.

A l’époque de Jésus, la classe sacerdotale était discréditée, les sacrificateurs étaient perçus comme des gens corrompus. Le chef du peuple qui était le souverain sacrificateur, n’était en fait qu’une marionnette entre les mains des Romains. Le véritable souverain sacrificateur était Anne, mais les Romains avaient mis à sa place, Caïphe, son gendre. Plus tard, comme il est dit dans le livre des Actes, il y eut même plusieurs souverains sacrificateurs à la fois, comme notamment Jean et Alexandre.
La situation était donc confuse et le peuple n’avait plus confiance en ceux qui le dirigeaient spirituellement. C’est pour cela qu’à l’époque de Jésus, le peuple était à la recherche de la Parole de Dieu et d’un nouveau ministère prophétique.

Jésus eut des rapports très difficiles avec les sacrificateurs. Nous pouvons prendre pour exemple ces deux scènes de la purification du Temple (Jn.2/13-17 et Mc.11/15-18). Il est dit que Jésus entra dans le temple et observa. Il fabriqua alors un fouet, renversa les tables des changeurs de monnaie et des vendeurs de pigeons et dit : « Ma maison sera appelée une maison de prières. » Il s’agissait d’une confrontation spirituelle entre deux sacerdoces, entre le sacerdoce d’Aaron et celui de Melchisédek ou plutôt celui de Jésus-Christ. Quand Jésus fit face lors de son procès à Caïphe et aux autres sacrificateurs, Il mit en évidence par sa personne et par ses paroles quatre imperfections du sacerdoce lévitique :

1. La première imperfection est celle de l’homme. Les sacrificateurs étaient imparfaits, pécheurs eux-mêmes (Héb.7/23-28) : ils devaient offrir des sacrifices pour leurs propres péchés avant de pouvoir en offrir pour le peuple. Jésus, lui, est né sans péché, a vécu et est mort sans péché en portant les péchés des hommes. La Bible ne le dit pas ainsi, mais Jésus est ‘impeccable’. Le terme a perdu son sens aujourd’hui en français, mais en latin ‘im peccare ‘ veut dire : ‘sans péché’. La mort empêchait les sacrificateurs de se tenir devant Dieu en permanence. Le très grand nombre de sacrificateurs fait face à Jésus, le seul qui soit permanent, éternel et dont le ministère soit intransmissible.

2. La deuxième imperfection est celle des sacrifices. Les boucs, les agneaux, le sang des animaux que présentaient les sacrificateurs ne pouvaient rendre parfaits les hommes. Certes Dieu l’avait promis, le sang des animaux couvrait le péché et Dieu accordait le pardon. Mais il y a une grande différence entre couvrir le péché et purifier intérieurement. Seul le sang de Jésus-Christ pouvait purifier nos consciences intérieurement.

3. La troisième imperfection est celle du lieu. Les sacrificateurs du temps d’Aaron officiaient dans le Tabernacle, dont il est dit qu’il était l’ombre des choses célestes. A l’époque de Jésus ce n’était plus le Tabernacle mais le temple. Lorsque les disciples lui dirent : « Quel beau temple ! » Jésus répondit : « Il ne restera pas pierre sur pierre. » Jésus n’officie pas dans ce qui est fait par la main de l’homme, même si celui-ci est construit d’après le modèle de Dieu, mais Il est ministre, serviteur du sanctuaire du véritable Tabernacle dressé par le Seigneur : Jésus officie auprès de Dieu dans les lieux célestes.

4. La quatrième imperfection est celle de la médiation. Les sacrificateurs offraient une multitude de sacrifices qui ne pouvaient amener à la perfection, mais « Jésus, après avoir offert un seul sacrifice pour les péchés, s’est assis pour toujours à la droite de Dieu… Et par une seule offrande, Il a amené à la perfection pour toujours ceux qui sont sanctifiés. » (Héb.10/12 et 14)
Quand nous prenons le pain et le vin, nous ne reproduisons pas le sacrifice de Christ. Nous ne sommes pas à une messe, ce qui veut dire sacrifice. Nous sommes à un culte, afin de nous rappeler ce que Christ a accompli pour nous. Nous ne souscrivons pas à la doctrine de la transsubstantiation. Le pain et la coupe ne deviennent pas chair et sang : ils ne sont que les emblèmes de ce que Christ a accompli pour nous une seule fois pour toutes. Tout est parfait en Jésus, en celui qui est assis à la droite de Dieu. Nous ne nous sentons peut-être pas concernés par ces choses ; la religion juive et les sacrificateurs nous semblent peut-être des choses bien lointaines. Je pense cependant à tous ces gens autour de nous qui vivent la religion chrétienne, semblables à cette foule regardant le souverain sacrificateur répandre l’eau : ils vivent leur foi derrière des choses qui ont été sacrementalisées, et pensent recevoir ainsi la bénédiction. Jésus dit : « Non, venez à moi si vous avez soif et je vous donnerai de l’eau vive. » La religion n’est qu’imperfection, celui qui est parfait est Jésus, notre Seigneur dans les lieux célestes.

En Jésus nous trouvons trois grands enseignements. Ce que je vais partager maintenant est un peu technique mais est très important pour le développement de notre vie chrétienne. L’apôtre Paul nous dit cependant qu’il est bon d’avoir un langage spirituel pour les choses spirituelles. Les termes sur lesquels nous allons nous arrêter, se trouvent dans l’épître aux Hébreux. Il s’agit d’une épître très riche et qui utilise des mots dont la signification est extraordinaire. Cette richesse de sens ne peut être révélée qu’à des gens spirituels, ayant la foi et aimant Dieu passionnément.

1. Le premier mot que nous rencontrons pour nous parler de Jésus, notre grand Prêtre est le mot précurseur. Ce mot est rare, il est employé dans Héb.6/20 : « Là où Jésus est entré pour nous comme précurseur, ayant été fait Souverain Sacrificateur pour toujours selon l’ordre de Melchidédek. » Au-delà du mot « précurseur », retenons le verbe : « est entré ». Dans Héb.9/12, il est rajouté : « Il est entré une fois pour toutes dans le lieu très saint… » Le précurseur est celui qui ouvre une route nouvelle et vivante, qui inaugure un chemin conduisant jusqu’à Dieu. Il entre le premier dans le lieu très saint. Il nous ouvre une voie et Il nous appelle à y entrer. Nous retrouvons à plusieurs reprises ce verbe « entrer » dans Héb.4/1-11. Il est parlé tout d’abord des Juifs à l’époque de Josué, qui ne sont pas entrés dans le repos. Puis au verset 6, il est dit qu’il est réservé à quelques-uns d’y entrer. Au verset 1 il est dit encore : « Empressons-nous d’entrer dans ce repos. » Jésus le précurseur a donc tracé un chemin, Il est entré dans la présence de Dieu et Il a dit : « Venez, venez, entrez à votre tour. » Nous sommes appelés à le rejoindre là-haut dans les lieux célestes.

2. Médiateur : il est parlé de lui comme Médiateur, Jésus notre Médiateur. Héb.4/14-16 parle de la médiation de Christ, de Jésus notre Souverain Sacrificateur qui compatit à nos faiblesses. Il dit que dans le ciel quelqu’un s’occupe de nous et s’intéresse à nous. Jésus comprend ce que nous sommes. La grande différence est que bien qu’Il ait été tenté comme nous, Il n’a jamais péché. Celui qui n’a jamais péché n’est pas Jésus-Dieu, mais c’est Jésus-Homme. Dans le ciel il y a un homme qui n’a jamais péché, c’est Jésus de Nazareth, lui qui est Dieu. Mais Il comprend nos vies et peut plaider notre cause devant Dieu. Il nous dit : « Venez à Moi ! » et comme Médiateur Il nous dit : « Approchez-vous. » Le deuxième verbe est lié à la médiation : « s’approcher » de Dieu, une fois que nous sommes entrés dans sa présence. Nous trouvons ce verbe dans Héb.4/16 : « Approchons-nous du trône de la grâce (de Dieu)… » J’entre par le précurseur, je m’approche par le médiateur. Jésus prie pour moi, j’ai cette assurance qu’Il prie pour moi et comprend mes faiblesses.

3. Garant est le troisième terme, c’est un mot assez rare. « Jésus est le garant d’une Alliance plus excellente. » (Héb.7/22) Le garant est celui qui nous assure une stabilité et une permanence. « Jésus-Christ est le même hier, aujourd’hui et éternellement. » (Héb.13/8) Il est là, Il demeure à toujours à la droite de Dieu. Ses promesses sont oui et Amen.
Je peux donc m’approcher de Dieu avec assurance. Le « service après-vente » est sûr, la garantie ne dure pas seulement une année, mais éternellement. « C’est aussi pour cela qu’Il peut sauver parfaitement ceux qui s’approchent de Dieu par Lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur. » (Héb.7/25)

L’épilogue du grand Prêtre pourrait être le suivant : « … Il apparaîtra une seconde fois… » (Héb.9/28) Il est donc question du retour de Jésus-Christ, le grand Prêtre. Esaïe disait : « Il montera » Il est dit dans ce verset : « Il apparaîtra » mais on ne sait pas comment ni quand cela se produira.

Avec le titre de grand Prêtre, nous avons une clé qui nous ouvre un champ nouveau de révélation concernant la personne de Jésus. Avec le grand Prêtre nous découvrons de nouvelles facettes de la personne de Jésus, dont nous parlerons dans les semaines à venir : Jésus le Messie, Jésus le Seigneur, Jésus le Fils de Dieu.

Le titre de grand Prêtre est donc le lien entre le ministère terrestre et le ministère céleste de Jésus. Le titre de Grand Prêtre fait le lien entre le ministère passé, présent et à venir de Jésus.
Il nous conduit de Gethsémané, là où Jésus a commencé son ministère de grand Prêtre par sa prière sacerdotale (Jn.17/9) jusqu’au trône de Dieu.
Le grand Prêtre nous conduit cependant au pied du trône de Dieu dans une position de prière et d’attente. Le Seigneur nous fera ensuite asseoir avec lui dans les lieux célestes.
En Jésus notre grand Prêtre, nous pouvons avoir accès sans crainte au trône de notre Seigneur.
Suivons donc Jésus de la Croix jusqu’au trône de Dieu. Suivons le serviteur de Dieu et laissons-nous conduire par le grand Prêtre. Entrons, approchons-nous avec assurance. Héb.6/19 dit que Jésus dans le ciel est une ancre pour notre âme. Quand la vie sur terre est une mer emportée par les vagues, le souffle de la tempête, le bateau doit être bien ancré. Ma vie est ancrée non pas dans des choses terrestres qui peuvent être emportées, mais dans les lieux célestes, en Jésus. Quelle que soit la tempête, rien ne pourra briser la chaîne, car même si nous sommes infidèles, Dieu reste fidèle. Il ne peut pas se renier, Il demeure le même.
Christ ne vous appelle pas à vivre votre vie chrétienne au pied de la Croix. Ces expressions chrétiennes sont fausses : Jésus n’est resté à la Croix que six heures. Il nous invite à nous approcher de Lui au trône de Dieu, car c’est là notre place : Il nous attend dans les lieux célestes. Il vous invite à venir. « Empressons-nous d’entrer dans le repos. » (Héb.4/11) Ne restons pas en arrière ! Peut-être ces choses vous paraissent-elles bien énigmatiques, mais pour nous elles sont spirituelles, esprit et vie comme le dit Jésus. Par son esprit, nous sommes dans les lieux célestes, nous avons cette communion avec lui. Nous savons qu’un jour nous serons pour de bon au pied du trône de Dieu, dans sa présence pour l’éternité, lorsque notre grand Prêtre sera apparu une seconde fois pour venir nous chercher. Aujourd’hui, apprenez à découvrir votre grand Prêtre, l’ancre de votre âme. Apprenez à vous confier en lui. Entrez, approchez-vous et tenez-vous dans la présence de Dieu, car c’est là que le Seigneur vous attend. Je voudrais vous inviter à considérer votre nouvelle relation avec Jésus. Il est votre ancre dans les lieux célestes et alors que votre vie est ballottée et que vous cherchez à vous rapprocher, Jésus est là, Il vous tend la main.
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