Jesus, le Fils de Dieu

Série: Qui dîtes-vous que je suis?
Par Franck Lefillatre - Publié le Dimanche 7 novembre 2010    

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Série Qui dîtes-vous que je suis?

JESUS LE FILS DE DIEU

Nous allons tenter de répondre pour la dernière fois à cette question que Jésus adresse à ses disciples : « Qui dites-vous que je suis ? » Nous parlerons donc de Jésus le Fils de Dieu.
Il est écrit dans Jn.10/22-39 : « On célébrait à Jérusalem la fête de la Dédicace. C’était l’hiver. Et Jésus se promenait dans le Temple, sous le portique de Salomon. Les Juifs l’entourèrent et lui dire : Jusques à quand tiendras-tu notre esprit en suspens ? Si tu es le Christ, dis-le-nous franchement. Jésus leur répondit : Je vous l’ai dit, et vous ne croyez pas. Les œuvres que je fais au nom de mon Père rendent témoignage de moi. Mais vous ne croyez pas, parce que vous n’êtes pas de mes brebis. Mes brebis entendent ma voix ; Je les connais, et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle ; et elles ne périront jamais, et personne ne les ravira de ma main. Mon Père qui me les a données, est plus grand que tous ; et personne ne peut les ravir de la main de mon Père. Moi et le Père nous sommes un. Alors les Juifs prirent des pierres pour le lapider. Jésus leur dit : Je vous ai fait voir plusieurs bonnes œuvres venant de mon Père : pour laquelle me lapidez-vous ? Les Juifs lui répondirent : Ce n’est point pour une bonne œuvre que nous te lapidons, mais pour un blasphème, et parce que toi, qui es un homme, tu te fais Dieu. Jésus leur répondit : N’est-il pas écrit dans votre Loi : J’ai dit : Vous êtes des dieux ? Si elle a appelé dieux ceux à qui la parole de Dieu a été adressée, et si l’Ecriture ne peut être anéantie, celui que le Père a sanctifié et envoyé dans le monde, vous lui dites : tu blasphèmes ! Et cela parce que j’ai dit : Je suis le Fils de Dieu. Si je ne fais pas les œuvres de mon Père, ne me croyez pas. Mais si je les fais, quand même vous ne me croiriez point, croyez à ces œuvres, afin que vous sachiez et reconnaissiez que le Père est en moi et que je suis dans le Père. Là-dessus, ils cherchèrent encore à le saisir ; mais il s’échappa de leurs mains. »
Les paroles de Jésus ont amené les Juifs à vouloir le lapider. Ces Juifs avaient été heurtés par ses paroles. Ils avaient compris qu’il y avait dans cette parole du Seigneur (« Je suis le Fils de Dieu ») quelque chose de très important et de nouveau. Ce n’était pas nouveau qu’en Israël des hommes soient appelés ‘fils de Dieu’ mais la manière dont Jésus l’exprimait, elle, était nouvelle.
Nous avons suivi Jésus, tout au long de ces dernières semaines, dans son ministère. Chaque étape de celui-ci nous a permis de compléter la réponse à la question qu’il nous pose. Nous avons vu tout ce qu’il veut réaliser dans nos vies. Jésus est le Prophète, la Parole de Dieu, la main de Dieu. Jésus est cette parole qui nous a été adressée. Il est cette main de Dieu qui est venue nous chercher là où nous étions pour toucher, changer nos vies, et nous amener à un rendez-vous extraordinaire, unique, celui de la Croix. Nous avons découvert que celui que nous aimons et qui nous aime, a donné sa vie parce qu’il est le Serviteur de Dieu. Il a donné sa vie en rançon pour que nous soyons sauvés. Mais Jésus est ressuscité. Nous avons aussi découvert le grand prêtre, le souverain sacrificateur qui est monté jusqu’au ciel. Il a ouvert pour nous un chemin nouveau et du ciel, il nous dit : « Entrez, venez dans la présence de Dieu, approchez-vous jusqu’à son trône avec assurance » Nous le suivons sur ce chemin jusqu’à son trône, où nous pouvons adresser nos prières à notre Père. Là-haut dans le ciel, nous avons découvert quelqu’un de plus grand encore : le Christ et le Seigneur. Nous avons découvert celui qui a été élevé, exalté, glorifié et qui s’est assis à la droite de la Majesté divine, pour rentrer dans son règne. Jésus est le Seigneur. La Bible dit même que Dieu nous a fait asseoir en Jésus dans les lieux célestes. Ainsi par la foi, telle est la promesse de Dieu, nous passons notre vie chrétienne assis sur le trône de Dieu. C’est la position la plus élevée que nous puissions occuper, car Dieu est plus grand que tous. En parlant de Jésus le Seigneur, nous nous sommes rappelé que ce terme de Seigneur renvoie à ‘Adonaï’ qui, dans l’Ancien Testament, est un nom réservé uniquement à Dieu. Nous avons alors commencé à lever le voile sur la plus grande des révélations, la plus grande des dimensions concernant la personne de Jésus : sa divinité.
Pour les Juifs ce n’était donc pas une chose étrange que d’entendre parler de ‘fils de Dieu’, mais leur compréhension de ce terme ne correspond pas forcément à la nôtre. Les Juifs ne pouvaient pas encore avoir la compréhension du terme de ‘fils de Dieu’ que nous, chrétiens, pouvons avoir aujourd’hui. Ils le comprenaient au travers de l’enseignement de l’Ancien Testament, de la Torah et des prophètes, où ce terme était déjà présent. La signification donnée par l’Ancien Testament n’est pas la même que celle que nous trouvons dans le Nouveau Testament. Dans l’Ancien Testament, par exemple, Dieu appelle le peuple d’Israël son fils : « Tu diras à Pharaon : Ainsi parle l’Eternel : Israël, est mon fils, mon premier-né. » (Ex.4/22) Le roi descendant de David était aussi appelé ‘fils de Dieu’. Le prophète avait dit à David, de la part du Seigneur, au sujet de ses descendants : « Je serai pour lui un Père et il sera pour moi un fils » (2 Sam.7/14)
Dans la culture et la foi juive, cette notion de « fils de Dieu » était liée à une mission à remplir, une élection, une vocation et supposait obéissance. Lorsque nous parlons de Jésus le Fils de Dieu, il est plutôt question de désigner la nature de Jésus. Jésus est de la nature de Dieu, il est de nature divine. Pour les Juifs, être fils de Dieu était une question de filialité en vue d’une mission à accomplir, tandis que pour nous chrétiens, quand nous parlons de Jésus Fils de Dieu, c’est une question de filiation et de nature.
Dans le Nouveau Testament il n’y a qu’un Fils de Dieu : Jésus. Dans le monde grec, il existait toutes sortes de ‘fils de Dieu’. Les rois de l’Antiquité étaient souvent appelés ‘fils de Dieu’. Pharaon lui-même était appelé ‘fils du Dieu solaire Ré. L’empereur se faisait appeler : ‘Filius divus’ ‘fils divin’. Chez les Grecs, les gens qui accomplissaient des miracles, étaient aux aussi appelés fils de Dieu. Homère retrace leurs légendes. Le monde grec associait cette notion de ‘fils de Dieu’ à ce que nous appellerions aujourd’hui des super-héros. Mais dans le Nouveau Testament, les choses n’ont rien à voir avec la pensée païenne.
Il y a une progression dans les Evangiles, concernant la révélation de cette divinité de Jésus-Christ. Je voudrais prendre quatre exemples qui marquent cette progression : tout d’abord le baptême de Jésus. Lorsque Jésus est venu au Jourdain pour se faire baptiser, Jean-Baptiste estimait qu’il ne lui était pas possible de le faire. Mais Jésus lui a dit qu’il était au contraire convenable qu’ils accomplissent ce qui est juste. Jésus a ainsi démontré son obéissance. Quand le baptême de Jésus s’est accompli, le ciel s’est ouvert, l’Esprit saint est descendu sous la forme d’une colombe et la voix de Dieu s’est faite entendre : « Et une voix fit entendre des cieux ces paroles : Tu es mon Fils bien-aimé, en toi j’ai mis toute mon affection. » (Mc.1/11) Une fois de plus, la compréhension que nous avons de cette parole n’a rien à voir avec celle des gens qui entendirent ces paroles ce jour-là. Quand les disciples de Jean-Baptiste et les Juifs réunis là ont entendu cette parole de Dieu, cela leur a rappelé le verset d’Esaïe où il est dit : « Voici mon serviteur que je soutiendrai, mon élu, en qui mon âme prend plaisir. » (Es.42/1) Dieu a remplacé le mot « Elu » par le mot « Fils ». Cela voulait donc dire que Jésus était le ‘Fils de Dieu’ selon le sens donné à cette notion par leur héritage culturel : Jésus était l’élu de Dieu en vue d’une mission à accomplir. Nous voyons donc qu’il y a un lien entre la tradition et la foi qui commence à émerger concernant la personne de Jésus. Jésus est le Fils de Dieu selon l’Ancien Testament : il accomplit effectivement parfaitement ce que l’Ancien Testament dit concernant le Fils de Dieu, mais ce nom désigne bien plus que cela.
Le premier à l’avoir compris est Satan lui-même. Après son baptême, Jésus est allé dans le désert et Satan en personne est venu le trouver. Il a cherché à le tenter en se servant de sa filiation divine justement. Satan connaissait parfaitement Jésus. Sa compréhension de la personne de Jésus était même beaucoup plus grande que celle des Juifs ou des disciples. Il savait d’où il venait et qu’il venait du Père non pas simplement avec une mission à accomplir, bien que cette mission ne puisse être niée. Il savait que Jésus avait la nature du Père en lui. C’est pour cela que Satan a pris pour objet de sa tentation, sa filiation : « Si Tu es Fils de Dieu, change ces pierres en pains, puisque tu as faim. » Satan était là pour transformer Jésus en super-héros, en ‘fils de Dieu’ selon la mode grecque. « Si tu es Fils de Dieu, saute du haut du Temple. Si tu es Fils de Dieu, je te donnerai tous les royaumes de la terre si tu te prosternes devant moi. » Satan voulait pousser Jésus à sortir du cadre biblique. Il essaie de le pousser à désobéir à l’appel, à la vocation de Dieu pour sa vie et son ministère. Mais Jésus ne tombe pas dans le piège, et par la Parole de Dieu, il repousse Satan et reste fidèle à l’élection que Dieu lui a adressée, à l’obéissance qu’il lui doit.
Notons ensuite que ce sont les démons qui, les premiers après Satan, vont dire de Jésus qu’il est le Fils de Dieu. « Les esprits impurs, quand ils le voyaient, se prosternaient devant lui, et s’écriaient : Tu es le Fils de Dieu. » (Mc.3/11) Mais Jésus leur a ordonné de se taire, car ce n’était pas aux démons de reconnaître sa divinité et sa majesté.
Prenons encore un autre exemple : Pierre put dire à deux reprises que Jésus était le ‘Fils de Dieu’. Il le fait pour la première fois après la tempête durant laquelle Jésus a marché sur l’eau. « Ceux qui étaient dans la barque vinrent se prosterner devant Jésus, et dirent : Tu es véritablement le Fils de Dieu. » (Mat.14/33) Pierre va essayer de le rejoindre avant de s’enfoncer dans la mer. Une fois de retour dans la barque, Pierre dit à Jésus : « Tu es le Fils de Dieu. » Mais Jésus ne relève pas la parole de Pierre. Car au moment où Pierre prononce cette parole, il ne voit en Jésus qu’un « super-héros », quelqu’un qui vient d’accomplir quelque chose d’extraordinaire. Or Jésus ne veut pas être reconnu ‘Fils de Dieu’ sur la seule base de ses miracles.
Quelques temps plus tard Jésus leur a posé la question : « Qui dites-vous que Je suis ? » Pierre lui donne la même réponse : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. » (Mat.16/16) Mais cette fois-ci Jésus lui dit : « Tu es heureux, Simon Pierre, fils de Jonas ; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est mon Père qui est dans les cieux. » (v.17) C’est ce jour-là que, poussé par le Père, un homme, l’apôtre Pierre, va dire pour la première fois que Jésus est Fils de Dieu, à la manière dont nous comprenons cette notion. Toutefois il semble que Pierre ne l’ait pas compris, car sa conception de ‘fils de Dieu’ n’était pas encore la bonne. Il avait encore besoin d’entendre ce que Jésus avait à lui dire.
Aussitôt après, le Seigneur va leur expliquer qu’il doit monter à Jérusalem pour être rejeté, mis à mort et qu’il ressuscitera au troisième jour. Alors Pierre va le prendre à part et lui dire que cela n’est pas possible s’il est le Fils de Dieu. Mais Jésus va le reprendre publiquement : « Arrière de Moi, Satan !… car tes pensées sont humaines… » Pierre avait du mal à comprendre, malgré la révélation qu’il avait reçue, que le Fils de Dieu, devait mourir à la Croix pour le salut de hommes.
Jésus est en train de rajouter la notion de souffrance à la foi juive concernant ‘Le Fils de Dieu’. Toute la vie de Jésus a été marquée par cette souffrance. Il n’est pas venu pour souffrir cependant, mais pour expier, porter nos maladies, nos fardeaux et nos péchés. Sa vie a été une vie de souffrance par amour pour nous.
Je voudrais citer un dernier témoignage. C’est l’histoire de cet homme, le centurion romain qui accompagne Jésus le jour de Pâque, celui qui va conduire la petite cohorte jusqu’au Golgotha. Il est celui sous les ordres duquel Jésus va être crucifié. Le texte de Mat.27 nous décrit les derniers moments de la vie de Jésus et le moment où son esprit retourne au Père. Les ténèbres couvrent alors Jérusalem et la terre tremble. Face à tous ces signes, le centurion romain va dire : « Assurément cet homme était Fils de Dieu. » (Mat.27/54) Replaçons-nous dans le contexte. Voilà un officier romain, un homme païen avec ses idoles et sa conception du Fils de Dieu n’a rien à voir avec la nôtre, ni même avec celle des Juifs. Pour lui, officier romain, un ‘fils de Dieu’ était un homme de guerre, un Achille, un Hercule. Comment a-t-il pu alors comparer Jésus souffrant à la Croix à un ‘fils de Dieu’ ? Son cœur a dû être touché et n’ayant pas d’autre expression que celle-ci pour dire tout ce qu’il pouvait penser au sujet de ce Jésus, il a dit : « Assurément cet homme était ‘Fils de Dieu’ »
Un des évangiles, l’évangile de Jean, marque une grande évolution au sujet de Jésus. Jean y reconnaît que Jésus est venu pour accomplir une mission, qu’il est l’élu de Dieu et qu’il lui sera obéissant. Mais Jean veut nous amener à réaliser quelque chose de plus grand, quelque chose qui dépasse notre entendement : il veut nous parler de la nature de Jésus, de sa filiation divine. Il veut nous parler de l’unité qui existe entre Jésus et son Père.
Cette unité existe de toute éternité. Dans le prologue de cet évangile, nous lisons ces paroles majestueuses, extraordinaires : « Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. Elle était au commencement avec Dieu. » (Jn.1/1-2) Avant même que Jésus ne vienne sur cette terre, lorsqu’il était encore dans le sein du Père, il était un avec le Père. Quand il est venu sur cette terre, lorsque la Parole est devenue chair, Jésus a continué à ne faire qu’un avec le Père : « Moi et le Père nous sommes un, le Père est en moi, Je suis dans le Père. » (Jn.10/30) C’est la déclaration de cette unité-là qui a fait réagir les Juifs. Ils avaient bien compris ce que signifiaient les paroles de Jésus : Jésus n’était pas simplement un ‘fils de Dieu’ selon la foi juive, selon leurs traditions, mais il se présentait comme le ‘Fils de Dieu’ et donc comme ayant la même nature que Dieu. Il se faisait Dieu lui-même. Jésus est le seul, l’unique qui soit de la même nature que Dieu. Il est Dieu.
Je voudrais faire le lien entre Jésus le Fils de Dieu et nous-mêmes. Nous avons vu que la Bible nous enseigne à placer notre foi en Jésus notre Seigneur. « Il nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes en Jésus notre Seigneur. » Dieu nous a fait asseoir dans la position la plus élevée qui soit. Il est déjà glorieux d’apprendre à vivre sa vie chrétienne assis à la droite de Dieu., mais nous découvrons qu’il y a quelque chose d’encore plus grand : en Jésus le Fils de Dieu, Dieu nous rend participants de sa nature divine (2 Pier.1/2-4) Il nous rend participants de Christ (Héb.3/14). Il nous rend participants de sa sainteté (Héb.12/10). Dieu nous communique la nature de Jésus. Elle vient en nous. Christ est venu pour participer à la chair et au sang (Héb.2/14). Il est venu parmi nous, tel un simple homme, et s’est rendu obéissant jusqu’à la mort de la Croix. Lui, le juste est mort pour chacun d’entre nous. Il a participé à notre vie, et il a fait la promesse de rendre en retour participants à sa nature tous ceux qui ont cru. Nous participons à la nature de Dieu, à la divinité de Jésus à travers la nouvelle naissance.
Nous n’acquérons pas une nature divine, mais nous y participons. Non seulement il nous fait asseoir sur le trône de Dieu, mais voilà que la nature de Dieu est déposée en nous. C’est ce que nous appelons la sainteté de Dieu dans nos vies, la sanctification. Jésus change notre façon de vivre. C’est son Esprit qui est en nous, cela se fait par la foi et l’union avec notre Seigneur. Jésus a commencé par dire : « Moi et le Père nous sommes un » (Jn.10) Plus tard dans une prière qu’il adresse au Père, il va lui dire au sujet de ses disciples : « Qu’ils soient un en nous, comme nous sommes un, moi en eux et toi en moi » (Jn.17/21-22) Par l’union que rend possible notre foi, Dieu nous communique sa nature.
C’est pour cela que nous pouvons appeler Dieu, notre Père et Jésus, notre frère. Telle est la parole que Jésus a dite à Marie de Magdala le jour de sa résurrection : « Va trouver mes frères et dis-leur que Je monte vers mon Père, votre Père, vers mon Dieu, votre Dieu. » (Jn.19/17) Jésus n’a pas honte d’être appelé notre frère. En Jésus, nous sommes un avec le Père. Nous participons à cette union, à cette unité. Je demande au Seigneur qu’il nous accorde une révélation de ce grand mystère. Jean disait : « Voilà ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu, touché, voilà ce que nous avons contemplé » Que nous puissions nous aussi contempler ces choses parce qu’elles sont saintes. C’est notre trésor, notre héritage : Dieu nous rend participants de sa nature.
Jésus est donc le Prophète, celui qui vient nous parler, nous chercher là où nous sommes, pour nous conduire à la Croix, où il a donné sa vie pour nous en tant que Serviteur. Jésus, le Grand Prêtre nous fait entrer dans la présence de Dieu : il nous permet de nous approcher du trône de Dieu pour lui présenter nos prières. Jésus le Seigneur est celui en qui nous sommes assis dans les lieux célestes, dans une position de repos, de foi, d’autorité, de domination et Jésus, le Fils de Dieu nous rend participants de sa nature. Voilà le parcours que Dieu veut nous faire suivre. Il nous prend tels que nous sommes dans cette vie, êtres déchus, corrompus, êtres malheureux. Il nous prend avec les projets qui sont les nôtres, car il veut accomplir son projet dans nos vies, afin de nous rendre participants de sa nature. Voilà le projet de Dieu.
Alors en disant que Jésus est le Fils de Dieu, je veux courber ma tête, me prosterner avec respect devant celui qui n’a pas hésité à se dépouiller de sa gloire pour venir parmi nous, et dire comme Thomas l’a dit : « Mon Seigneur et Mon Dieu ! » Parce que si Jésus est le Fils de Dieu, je veux aussi confesser qu’Il est mon Dieu, uni parfaitement avec le Père. Je veux fuir toutes les idoles de ce monde et n’avoir dans mon cœur qu’un seul Seigneur, qu’un seul Dieu, Jésus-Christ de Nazareth. Amen.

 

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