Le 8ème jour

Série: Un grand repos
Par Franck Lefillatre - Publié le Dimanche 28 novembre 2010    

LE HUITIEME JOUR : LE REPOS DE DIEU


Nous allons parler d’un jour nouveau : le « huitième » jour. Il ne s’agit pas du titre d’un film mais d’une promesse de Dieu. Cette promesse n’est pas pour l’éternité : elle est à vivre dès aujourd’hui.
« Dieu fixe de nouveau un jour -aujourd’hui- en disant dans David bien longtemps après, comme il est dit plus haut : Aujourd’hui si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs. Car si Josué leur eût donné le repos, Il ne parlerait pas après cela d’un autre jour. Il y a donc un repos de sabbat réservé au peuple de Dieu. Car celui qui entre dans le repos de Dieu se repose de ses œuvres, comme Dieu s’est reposé des siennes. » (Héb.4/7-11)
« Le dernier jour, le grand jour de la fête, Jésus, se tenant debout, s’écria : Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive. Celui qui croit en moi, des fleuves d’eaux vives couleront de son sein, comme dit l’Ecriture. Il dit cela de l’Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui ; car l’Esprit n’était pas encore donné, parce que Jésus n’avait pas encore été glorifié. » (Jn.7/37-39)
Le grand jour, le dernier jour de la fête, est ce ‘huitième jour’ auquel nous venons de faire allusion. La fête des Tabernacles, la fête des Cabanes, est la seule fête en Israël qui ait un huitième jour. Ce huitième jour est l’annonce prophétique d’un repos extraordinaire que Dieu donnera à sa création, mais aussi à l’humanité tout entière. Tel est le projet de Dieu depuis le début de la Création jusqu’à aujourd’hui : Dieu veut nous amener dans le repos. Il ne nous a pas créés pour l’agitation, mais pour rentrer et vivre dans son repos. Le huitième jour pourrait aussi être appelé le dernier jour, le grand jour ou le jour nouveau. Nous trouvons ces expressions dans l’épître aux Hébreux et dans l’Evangile de Jean. Le ‘huitième jour’ ne se situe pas dans le calendrier des hommes. Il n’est pas question de savoir si c’est un dimanche ou un autre jour, car le ‘huitième jour’ est bien plus grand que tout cela. Il est la promesse de vivre dès aujourd’hui les prémices de l’éternité. Ce ne sont pas simplement 24 heures, mais avant tout un état dans lequel le Seigneur veut nous conduire.
Nous allons tout d’abord parler du premier jour de repos de la Création. Nous sommes au tout début de la Bible, dans le livre de la Genèse. L’homme a été créé le sixième jour, mais le premier jour complet de son existence fut le septième jour. Or ce jour-là était le jour de repos : « Ainsi furent achevés les cieux et la terre, et toute leur armée. Dieu acheva au septième jour son œuvre, qu’Il avait faite ; et Il se reposa le septième jour de toute son œuvre, qu’Il avait faite. » (Gen.2/1) Dieu a créé l’homme à son image. Il a introduit l’homme dans la création par une parole de bénédiction : « Soyez féconds, multipliez et remplissez ». Notez aussi que Dieu a introduit l’homme en dernier, quand tout a été achevé, lorsque Dieu a dit de sa création : « Tout est très bon ». Dieu était intervenu pour mettre de l’ordre, pour remplir l’Univers et la terre. Il avait placé chaque chose à sa place : les végétaux, les animaux et l’homme au-dessus de tout cela. Le projet de Dieu pour l’humanité était donc un projet de repos : Dieu voulait associer l’homme à son repos. Ainsi le premier jour de l’humanité fut un jour de repos. Sans même avoir travaillé pour cela, l’humanité commença son existence dans le repos parce que Dieu avait travaillé six jours pour préparer la venue de l’homme. Ce que désirait Dieu à travers ce repos c’est que l’humanité jouisse de toutes les bénédictions qu’Il tenait en réserve pour elle.
La Bible nous apprend que par désobéissance et vanité, l’homme est sorti rapidement du repos de Dieu. Il en fut même chassé et le Seigneur dit : « Empêchons-les d’avancer… » L‘homme fut livré à cette terre placée sous la malédiction, une terre qu’il fallait travailler péniblement à la sueur de son front, une terre qui ne produisait que des épines et des ronces. Les générations se succédèrent. Un jour, un homme, Lémec, a pu dire au sujet de son fils Noé, nom qui dans les langues anciennes veut dire ‘repos’: « Celui-ci nous consolera de nos fatigues et du travail pénible de nos mains provenant de cette terre que l’Eternel a maudite. » (Gen.5/29) Les hommes vivaient donc dans l’espérance d’un jour nouveau. Ils espéraient un nouveau repos, ce repos qu’ils avaient perdu depuis tant de générations.
Dieu allait donc fixer un jour nouveau par l’intermédiaire d’Israël et Il allait lui donner un repos particulier. Dieu est intervenu dans cette Création, qui était informe et vide, tohu bohu comme le dit la Bible. De même, il nous est dit que Dieu entendit les souffrances d’Israël, qu’Il descendit et vit les conditions dans lesquelles son peuple, alors en Égypte, vivait. La Bible parle d’une vie réduite à une rude servitude, d’une vie amère. Dieu se révéla donc à Moïse dans le buisson ardent sur le mont Sinaï. Il l’avertit qu’Il descendrait pour délivrer Israël de la main des Egyptiens et qu’Il les ferait monter dans un bon et vaste pays où coulent le miel et le lait, un nouvel Eden, un nouveau jardin de délices.
Mais pour demeurer dans ce pays-là, Israël devait, tout comme Adam, demeurer dans le repos de Dieu. Dieu a pu dire au prophète Esaïe, qu’Il ne les ferait marcher sur les hauteurs du pays que s’ils faisaient du sabbat, du repos, leurs délices et un jour saint pour glorifier le Seigneur. » (cf. Es.58/13-14) Israël avait le devoir de garder le sabbat que Dieu lui avait donné. Il faut noter cependant que le sabbat, le repos que Dieu a donné à Israël, n’était pas de la même nature que le repos que Dieu avait donné à Adam. Le repos que Dieu avait donné à Adam était le premier jour, tandis que le repos que Dieu donne à Israël est le dernier jour, le septième jour, celui qui vient après six journées de travail. Ils ne pouvaient se reposer qu’après avoir travaillé eux-mêmes six jours. C’est en cela que ce repos est imparfait par rapport à celui que Dieu avait donné à Adam. Pour pouvoir entrer dans le repos que Dieu avait préparé, il fallait donc qu’Israël applique strictement la Loi. Mais par incrédulité, par désobéissance, et par idolâtrie, Israël a également perdu son repos, ses sabbats, et fut chassé du pays promis que Dieu lui avait donné. Cela faisait donc deux fois que les hommes perdaient le repos que Dieu voulait leur donner à cause de leur désobéissance, de leurs transgressions et de leur incrédulité.

La Bible dit cependant que celui qui a des projets nobles doit persévérer dans ses projets. Or Dieu a des projets nobles pour nous, et Il ne s’est pas lassé : « Ne le sais-tu pas ? Ne l’as-tu pas appris ? C’est le Dieu d’éternité, l’Eternel qui a créé les extrémités de la terre ; Il ne se fatigue point, Il ne se lasse point. » (Es.40/28) Dieu ne se lasse pas de bénir, Il reste fidèle à son projet : Il veut pour nous le repos. Dieu a donc fixé un nouveau jour, un dernier jour, celui que j’ai appelé le ‘huitième jour’. Ce ‘huitième jour’ nous est donné en Jésus-Christ. Jésus est venu pour nous donner le repos : « Venez à Moi, vous qui êtes fatigués et chargés, et Je vous donnerai du repos… » (Mat.11/28-29)
Quand Jésus est venu dans ce monde, celui-ci n’était pas informe et vide comme au temps de la Genèse. Le monde était au contraire corrompu et meurtri par le péché. Dieu avait d’abord mis l’ordre dans la Création et s’était ensuite occupé de l’humanité, tandis que Jésus, lui, s’est d’abord occupé des hommes. Il a d’abord fait entrer l’humanité dans son repos et plus tard il nous est dit qu’Il fera rentrer la Création dans son repos. Au retour de Jésus-Christ, le Seigneur renouvellera par une parole extraordinaire cette terre. Elle sera merveilleuse comme au premier jour. Jésus le nouvel Adam est venu pour faire rentrer l’humanité dans son repos. Si Dieu le Père a dit : « Tout est parfait », Jésus à la Croix a dit : « Tout est accompli. », pour que nous puissions entrer dans le ‘huitième jour’ et mener notre vie dans le repos.
Nous avons évoqué cet homme Lémec, qui parlait de la servitude, des souffrances que les hommes vivaient à son époque. Il était dans l’attente de ce Noé, nom qui veut dire : repos. Les choses n’ont pas beaucoup changé aujourd’hui, comme nous le voyons dans les journaux télévisés, les manifestations, les cris des hommes. La vie des hommes est servitude, ingrate, faite de fatigue, de douleur et de combats. L’humanité est encore en attente d’un Noé qui puisse lui apporter le repos. Mais il y a bien longtemps que nous, enfants de Dieu, chrétiens, nous savons que ce repos ne viendra pas de tel ou tel politicien, de tel ou tel accord de paix. Car quand les hommes diront paix et sécurité, une ruine soudaine s’abattra sur eux, dit Paul dans son épître aux Thessaloniciens.
Dieu nous a donné le véritable Noé qui s’appelle Jésus-Christ. C’est lui le véritable repos. Il y a une différence entre Noé et Jésus : Noé fut le seul de sa génération à être épargné, mais Jésus, lui, le véritable Noé, est le seul sur qui la colère de Dieu est tombée, afin que tous les autres soient épargnés. Noé n’est qu’une image de Jésus. Jésus est la perfection. Il est notre repos. Es.55/2 nous dit ceci : « Pourquoi pesez-vous de l’argent pour ce qui ne nourrit pas ? Pourquoi travaillez-vous pour ce qui ne rassasie pas ? » Je ne sais pas si vous vous retrouvez dans cette image, s’il y a des craintes dans votre cœur concernant cette vie qui peut s’avérer difficile, mais combien d’hommes et de femmes jeunes ou moins jeunes ont travaillé pour toutes sortes de projets qui n’ont jamais rassasié leur vie ?
Il y a dans cette humanité qui nous entoure tant de plaies et de blessures. Il y a aussi tant d’hommes et de femmes qui ont faim et soif d’une véritable justice, faim de douceur et de paix. Mais Dieu fixe de nouveau un jour : ‘le huitième jour’, un jour de repos, et Il nous dit : « Entrez dans mon repos ! » Pour répondre à cet appel de Dieu, il nous faut entendre le message de l’Évangile et Jésus-Christ s’écrier à la Croix : « Tout est accompli, Mon Père, pour qu’ils puissent jouir de tes bénédictions ! » Car Christ a porté la malédiction pour que nous soyons bénis de Dieu.
Jésus est mort le sixième jour, le jour de Pâque, Il passa le septième jour, le jour du sabbat, dans la tombe et il ressuscita par la puissance du Saint-Esprit le premier jour de la nouvelle semaine. Ce jour était un jour particulier en Israël, puisque c’était ce jour-là que le peuple amenait les prémices de la moisson, les gerbes qui symbolisent la vie et la bénédiction. Or Jésus est la vie : il est les prémices de cette vie éternelle que Dieu nous donne. Ces prémices de la vie éternelle s’appellent tout simplement : le repos dans lequel Dieu veut nous conduire. Pour nous, ce premier jour de la semaine où Jésus est ressuscité, n’est pas simplement un jour dans le calendrier, une date particulière. Pour nous, ce jour est le ‘huitième jour’. Nous ne le trouvons pas dans le calendrier, mais dans la manière de compter de Dieu : nous sommes rentrés dans ce huitième jour, qui ne se limite pas à 24 heures, mais qui nous projette jusque dans l’éternité. C’est un jour sans fin, un jour extraordinaire pour lequel Christ a donné sa vie.
Ce n’est pas simplement une promesse, mais c’est un état à vivre dès aujourd’hui. Nous portons ce repos en nous : nous le vivons à chaque instant par la grâce de notre Seigneur. Ainsi dans la vie chrétienne, tout recommence avec Dieu par le repos, comme avec Adam, parce que nous avons trouvé un nouvel Adam avec Jésus. Il faut cependant reconnaître qu’il y a une différence entre Adam et nous : Adam fut placé dans le jardin d’Éden, le jardin des délices qui était un lieu de repos et de bénédictions, tandis que nous, nous demeurons dans un monde sans repos, sans paix, un monde agité et ce, même si le Seigneur met sa paix en nous, son pardon et son salut, l’assurance de la vie éternelle. Il nous faut apprendre à vivre dans le repos dans un tel monde. Le vrai chrétien soupire après le retour du Seigneur. Dans Rom.8/22, Paul écrit que même la Création soupire après le retour de Jésus, dans l’espérance de ce renouvellement. Nous aussi nous voulons goûter au véritable repos, dans sa plénitude et ses bénédictions, car nous savons que tant que nous serons sur cette terre, nous aurons des combats et des épreuves. Mais c’est justement là que Dieu veut nous donner la puissance du ‘huitième jour’, la puissance de son repos : la puissance du repos du Seigneur est une puissance à découvrir pour nous.
Je voudrais à présent illustrer ces propos et vous dire tout d’abord que le ‘huitième jour’ est le premier jour. Pour rentrer dans le repos de Jésus tu n’as pas besoin de travailler. Tu n’as pas besoin de prouver à Dieu quoi que ce soit, de lui démontrer ta piété ou d’essayer de faire du bien autour de toi. Toutes ces choses sont honorables, mais pour rentrer dans le repos du Seigneur, une seule chose est nécessaire : ne pas endurcir ton cœur et croire en Jésus. Ce repos t’est offert tout simplement. Dieu nous permet de goûter à son éternité en faisant habiter son esprit en nous. L’apôtre Paul nous dit que le Saint-Esprit est le gage de notre héritage, les prémices de ce que nous recevrons en plénitude dans le ciel. Le Saint-Esprit prend ce qui est à Christ, Il prend ce qui en lui est éternel et le met en nous. Ainsi, nous portons déjà le repos de l’éternité. Ce repos est en nous : il a été planté en nous telle une semence, car le huitième jour est le jour de l’Esprit. Lorsque Jésus a dit : « Que celui qui a soif vienne à moi et qu’il boive », Il parlait de l’Esprit qui devait venir.
Le Saint-Esprit est appelé dans la Bible le Consolateur, cet ami qui est avec nous. Il nous guide dans la vérité, nous enseigne le repos, car le repos n’est pas quelque chose que nous trouvons immédiatement. La Bible dit d’ailleurs : « Empressez-vous d’entrer dans le repos, efforcez-vous d’entrer dans Mon repos. » (Héb.4/11)
Rappelons-nous Jésus sur la barque avec les disciples : ceux-ci sont des marins pêcheurs, ils connaissent bien la mer et pourtant ce soir-là ils ont peur. La tempête est là, le vent souffle, le tourbillon se creuse devant eux, et pourtant Jésus dort. « Maître, ne t’inquiètes-tu pas de ce que nous périssons ? » Jésus fera taire la tempête, mais Il leur dira : « Gens de peu de foi ! » Nous traversons nous aussi bien des tempêtes. Parfois nous avons l’impression que tout va se perdre, emporté par un tourbillon, mais Jésus est là dans nos vies et nous pouvons l’appeler. Peut-être nous dira-t-Il : « Tu manques de foi » Mais ce n’est pas une parole de jugement, il s’agit plutôt d’une parole d’encouragement qu’Il donne alors parce qu’Il veut nous apprendre.
Dans Phil.4/13, l’apôtre Paul dit : « Je puis tout par celui qui me fortifie » Avant d’écrire cela il a d’abord écrit : « J’ai appris… » Par trois fois il dit : « J’ai appris » Un jour nous dirons à notre tour : « Je puis tout par celui qui me fortifie. », mais avant nous devons nous aussi apprendre. Dans nos prières nous disons souvent : « Seigneur, interviens, agis en ma faveur, viens à mon secours ! » Dieu voudrait pourtant nous voir agir dans l’épreuve, dans les difficultés et non pas nous agiter, nous inquiéter. Il veut nous apprendre à être ferme dans nos sentiments, comme le dit Esaïe et à garder son repos.
Mais le repos est aussi un autre jour. C’est ce que dit Héb.4/7 : Dieu fixe un autre jour. Je m’adresse à toi qui as cherché bien des repos dans ce monde. Je ne sais pas auprès de qui tu les as cherchés. Tu as cherché un repos matériel, financier, un repos sentimental, un repos professionnel, en pensant qu’en t’élevant dans la société, en engageant tel ou tel projet, tu pourrais dire à ton âme : « Mon âme, réjouis-toi ! » Mais tu n’as pas trouvé le repos. Toutes les choses sur lesquelles tu comptais ont disparu, alors Dieu fixe pour toi un autre repos, un autre jour pour toi. C’est un jour différent : ce repos se fonde sur Jésus-Christ. Il ne s’appuie ni sur tes forces ni sur tes capacités ou tes réserves, mais sur ce que Christ a accompli pour nous. C’est un repos différent de l’âme et de l’esprit.
Le ‘huitième jour’ est aussi le dernier jour, dit la Bible, parce qu’il n’y aura pas de neuvième ou de dixième jour. Le huitième jour, ce dernier jour que Dieu offre à l’humanité, est un repos parfait, un gage de l’éternité que Dieu veut lui
accorder. Tu ne trouveras un tel repos qu’en Jésus-Christ, lui notre Sauveur.
Le ‘huitième jour’, c’est aujourd’hui. « Dieu fixe de nouveau un jour : Aujourd’hui est le jour favorable. » (Héb.4/7) Que tu sois quelqu’un qui découvre la foi ou que tu sois déjà engagé avec Jésus, tu as besoin d’apprendre le repos. Le Seigneur veut te dire : « Je veux te donner du repos maintenant. » Le Seigneur est capable de faire taire la tempête, mais il y a une tempête qu’Il veut d’abord faire taire, c’est celle qui est dans ton cœur et dans ta vie. Au milieu de la tempête Jésus dormait car Il était dans le repos : telle est là la vraie vie chrétienne. Le Seigneur veut voir en toi cette puissance du ‘huitième jour’ grandir. Il veut que tu puisses partager le même point de vue que Lui sur la vie.
Rappelez-vous cette parole du Seigneur dans les Évangiles : « Il est le Maître du repos, Il est le Maître du sabbat. » Jésus est assis sur son trône et Il est le Seigneur du repos. Dieu a fait asseoir à sa droite Jésus, Il l’a élevé comme Seigneur. Que fait maintenant Jésus assis à la droite de Dieu ? La Bible dit : « Il attend que Dieu fasse de ses ennemis son marchepied. » Il ne combat plus en tant que Seigneur car Il a déjà combattu. Le Seigneur nous invite donc à vivre et à nous asseoir dans cette Seigneurie, dans ce repos, dans cette attente, en étant convaincus par la foi que Dieu agira et qu’Il mettra sous nos pieds nos ennemis. Bientôt nous écraserons la tête du serpent.
Le Seigneur nous dit : Empresse-toi d’entrer dans le ‘huitième jour’, dans ce jour nouveau, jour de résurrection et de repos. Il nous dit aussi : « Reste assis à ma droite jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied. Reste là, ne bouge plus, reste dans la foi, dans l’attente, et j’agirai en ta faveur. » Que nous puissions apprendre du Seigneur la puissance du ‘huitième jour’, la puissance du repos ! Nous nous sommes débattus, agités, mais maintenant nous voulons nous asseoir. Comme David, nous pourrons dire : « J’ai constamment l’Eternel sous mes yeux ; quand Il est à ma droite, je ne chancelle pas. » (Ps.16/8)
Venez à Jésus tels que vous êtes, fatigués, chargés. Il vous accepte et veut vous donner du repos. Vous êtes peut-être agités à cause de toutes les tensions et les pressions que vous sentez autour de vous. Elles influent même sur vos sentiments, mais le Seigneur vous dit : « Mon enfant, reste assis à ma droite et je ferai de tes ennemis ton marchepied. » Peut-être pensez-vous que votre droit passe inaperçu devant Dieu et qu’Il ne s’en inquiète pas, mais vous pouvez invoquer le nom du Seigneur. Il ne vous laissera pas dans la confusion. Il est un Dieu qui vous aime. Il est capable d’apaiser la tempête, de faire taire le vent, de chasser le tourbillon et par-dessus tout Il veut apporter le repos dans votre vie. S’il permet qu’il y ait des épreuves et des tentations autour de vous, c’est afin que vous grandissiez en lui, que vous vous attachiez à lui, et que vous puissiez devenir un homme, une femme de repos. Voilà le témoignage du chrétien.




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