Prenez possession de votre héritage - Message pour la Nouvelle Année

Par Franck Lefillatre - Publié le Dimanche 2 janvier 2011    
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PRENEZ POSSESSION DE VOTRE HERITAGE

Ce message ainsi que celui de la semaine prochaine ont pour but de nous encourager en ce début d’année, mais aussi de nous donner une direction à suivre pour nos vies. Il n’est pas question de bonnes résolutions. Ce que je souhaite partager avec vous, c’est que Dieu tient en réserve pour chacun d’entre nous une part d’héritage qu’Il nous appelle à prendre. Voilà un beau projet pour 2011, mais aussi pour notre vie, pour notre foi : prendre possession de ce que Dieu nous a déjà donné en Jésus-Christ !
« Toute l’assemblée des enfants d’Israël se réunit à Silo, et ils y placèrent la tente d’assignation. Le pays était soumis devant eux. Il restait sept tribus des enfants d’Israël qui n’avaient pas encore reçu leur héritage. Josué dit aux enfants d’Israël : Jusques à quand négligerez-vous de prendre possession du pays que l’Eternel le Dieu de vos pères, vous a donné ? » (Jos.18/1-3)
 
Dans ces trois versets, il y a bien plus qu’une promesse : il est question de prendre possession de ce qui est déjà donné et dans un même temps d’une mise en garde contre la négligence.

Parlons tout d’abord de Josué. Il est une image prophétique de Jésus-Christ et tout particulièrement de Jésus conquérant. Nous connaissons l’histoire de Josué, qui pendant des années et des années a servi Moïse, jusqu’au jour où Dieu a dit à celui-ci que Josué serait son successeur. Dieu a pris l’Esprit qui était sur Moïse et l’a mis sur Josué. Moïse avait conduit le peuple depuis l’Egypte jusqu’à la vallée de Sittim, la vallée des Acacias qui est juste en face de Jéricho, de l’autre côté du Jourdain. Là s’arrêtait le ministère de Moïse. Dieu ne lui permettait pas de franchir le Jourdain et c’est aussi là que commençait le ministère de Josué. Dieu lui avait dit : « Fortifie-toi et prends courage, car c’est toi, Josué qui mettra ce peuple en possession du pays que j’ai juré à leurs pères de leur donner. » (Jos.1/6)
Nous savons comment Josué a mené cette conquête : le Jourdain s’est ouvert par un miracle divin et a pu être franchi. Ils ont ensuite affronté cette première ville de Jéricho. Ses murailles qui semblaient imprenables se sont écroulées par la puissance de Dieu. Il y a eu ensuite la prise de la ville d’Aï, la ville de Béthel et quelque temps plus tard, Josué avec son armée a fait face à la coalition des rois du sud de Canaan. Il s’agit de la bataille de Gabaon, dans la vallée d’Ajalon, durant laquelle Josué s’est tourné vers Dieu et lui a demandé ce miracle d’arrêter la course du soleil. Leur victoire a été grande : en une seule bataille, Josué et ses troupes ont vaincu tous les rois du sud de Canaan. Quelques années plus tard, il y a eu une autre coalition, celle des rois du nord. Une grande bataille aura lieu à côté des eaux de Mérom. Là encore Josué avec son armée a remporté la victoire. A la fin du chapitre douze de Josué (Jos.12/24) il est écrit que Josué avec son armée vainquit en tout 31 rois. Ainsi « Le pays était soumis devant Israël. » (Jos.18/1)

Josué est donc un type de Jésus-Christ conquérant. Jésus, lui, est venu pour livrer un combat sur cette terre. Il est venu pour combattre et acquérir un Royaume. Il n’a pas renversé des murailles de pierres, mais Il a renversé des murs d’incrédulité, ces murs qui séparaient Dieu des hommes. Il a vaincu des ennemis plus puissants que les armées de Cananéens. Ses ennemis, qui étaient aussi nos ennemis, s’appelaient : maladies, péchés, mort, Satan. Il les a combattus à la Croix, et les a vaincus. Il les a soumis et Paul nous donne l’image d’un général romain qui, victorieux, marche à la tête de son armée avec les prisonniers derrière lui. Il nous dit dans (Col.2/15) qu’« Il a dépouillé les dominations, et les autorités, et les a livrées publiquement en spectacle en triomphant d’elles à la Croix. » Ce Royaume dont Jésus est venu faire la conquête, est plus vaste, plus riche que Canaan lui-même, c’est un Royaume éternel, c’est le royaume des cieux, le Royaume de Dieu, qui s’étend au-delà de tout ce que nous pouvons imaginer.

Il y a quelques semaines, je vous disais que Jésus est le véritable Noé qui apporte le repos. Nous pouvons dire également que Jésus est le véritable Josué. Il est notre Josué, celui qui a fait la conquête, et qui a marché à la tête des armées de l’Eternel. A lui seul, Il a remporté toutes les victoires et comme le disait ce vieux cantique : « A lui, toutes les palmes, toutes les couronnes, à lui toute la gloire. »

Mais Josué n’a pas fait la conquête du pays de Canaan pour lui seul : il a fait la conquête de Canaan pour la donner aux tribus d’Israël. Les mêmes pensées animaient Jésus. Il a combattu seul, Il a remporté seul toutes les victoires, mais afin de partager son Royaume avec son peuple. Nous sommes le peuple de Jésus-Christ. Nous, gens de différentes nations, de différentes origines sociales, de différentes langues, nous sommes le peuple de Jésus-Christ, unis à lui par la foi en sa parole et dans ses promesses.

Tout comme Israël a reçu Canaan en héritage, nous aussi nous avons un héritage, dans le Royaume que Jésus a conquis pour nous. L’apôtre Pierre parle de cet héritage dans (1 Pier.1/4) : « Pour un héritage qui ne peut ni se corrompre, ni se souiller, ni se flétrir, lequel vous est réservé dans les cieux. » Dieu tient quelque chose en réserve pour toi dans les cieux, qui est bien plus beau que tout ce que le monde pourrait présenter. Jésus a pour chacun d’entre nous une part, un héritage dans ce Royaume. Cette part n’est pas seulement une promesse pour le jour où Jésus reviendra. Ce n’est pas simplement une promesse pour l’éternité auprès de Dieu. La Bible, le Nouveau Testament, nous rappelle que dès aujourd’hui sur cette terre, nous sommes appelés à prendre possession de cet héritage par la foi. Le Saint-Esprit, la Bible parle des prémices, des arrhes du Royaume de Dieu. Jésus a dit que son Royaume, le Royaume de Dieu, est au milieu de nous et qu’il nous appartient d’en prendre possession. Jésus, le véritable Josué est venu pour combattre. Il a vaincu, Il a fait la conquête, et c’est à nous de prendre possession à présent de ce qu’Il nous donne.

Je voudrais vous parler également de quelqu’un qui fut très proche de Josué, d’un homme du même âge que lui. Il portait un drôle de nom, un nom qui fait référence à un ‘chien’. Mais s’il ne portait pas un beau nom selon la tradition juive, quel homme merveilleux a-t-il été ! Il s’agit de ‘Caleb’. Caleb est l’exemple même de l’homme de foi. Si Josué est une image de Jésus-Christ, Caleb est la démonstration de ce qu’est un homme de foi : c’est l’homme selon le cœur de Dieu. Caleb est toujours associé à Josué depuis le début, tout comme l’homme de foi est toujours attaché à Jésus-Christ. L’homme de foi est toujours à côté de celui qui fait la conquête. Caleb avait arpenté la terre de Canaan avec Josué bien des années auparavant. Ils avaient vu les richesses, les promesses. Certes ils avaient vu aussi les armées ennemies, les hautes murailles, les chars de fer, mais tout cela ne les avaient pas impressionnés car ils regardaient à Dieu. Ils étaient animés par la foi et même si tout le peuple avait refusé d’avancer, ils avaient tenu ferme.

Quarante-cinq ans plus tard, Caleb était toujours là, avec Josué. Il a toujours la même vigueur, comme il le dit lui-même. Il n’a pas oublié la promesse que Dieu lui avait donnée par Moïse. Dieu avait dit qu’Il lui donnerait cette montagne d’Hébron qu’il avait explorée. Dieu l’avait réservée pour lui. Après que Josué avait fait la conquête et avait vaincu le roi d’Hébron, Caleb est allé trouver Josué pour lui dire : « Donne-moi ma part, ce que Dieu avait pour moi. Malgré mon âge, je prendrai cette montagne. » Et il est allé. Josué avait fait la conquête, il avait vaincu le roi d’Hébron, mais il restait encore à Hébron quelques dominations. La Bible nous dit qu’il y avait là notamment des fils d’Anak, des géants. Le texte emploie alors un verbe très intéressant, il est dit que Caleb les a « chassés ». Il a proclamé et rendu manifeste l’autorité, la victoire de Josué, en prenant cette ville. L’homme de foi s’est levé et il a pris possession de ce qui lui était promis. A sa suite se sont levés d’autres hommes, notamment Othniel, son neveu, qui a fait la conquête d’une autre ville Kiriath Sépher, voisine d’Hébron.

L’homme de foi se réjouit de la victoire de Jésus-Christ, de ses conquêtes, il se réjouit de ce que Jésus-Christ tient à sa disposition, mais l’homme de foi veut plus : il veut prendre possession. Il ne veut pas simplement monter sur la montagne et admirer ce que le Seigneur a accompli. Il veut sa part et la réclame, car si Dieu l’a promise, elle sera sienne. L’homme de foi se lève avec son audace, son courage, sa vision. Il ne regarde pas ce qu’il est, il ne voit pas ses faiblesses, mais il dit : « Je me lèverai et je prendrai. » Il va proclamer sa victoire sur le lieu de son héritage et il chasse les autorités, les dominations qui prétendent encore avoir la puissance sur ce lieu. Jésus a fait la conquête et l’homme de foi veut sa part dans cette conquête. Dieu cherche des Caleb dans son Eglise. Peut-être par moment faut-il être ‘un chien fou’ pour oser prendre sa part, pour oser comme Caleb monter sur la montagne et aller affronter les fils d’Anak. Caleb était animé par cette audace, par cette foi qui l’avait toujours conduit. De même, l’homme de foi est toujours prêt à prendre possession de ce que Jésus a conquis pour lui.

Malheureusement les Caleb ne sont pas suffisamment nombreux dans nos églises. Trop de chrétiens demeurent plutôt comme les sept tribus dont il est question dans ce passage : ils sont dans une situation d’attente dans un pays soumis.

Quelle était alors la situation des douze tribus d’Israël ? On pourrait en fait parler de treize tribus, car la tribu de Joseph est séparée en deux : Ephraïm et Manassé. Il y en a douze, mais celle des Lévites n’a pas de part d’héritage : Dieu est leur héritage. Nous savons déjà que deux tribus et demie, Gad et Ruben, ainsi que la demi-tribu de Manassé, avaient proclamé leur part de l’autre côté du Jourdain en Transjordanie. Le texte de Josué nous dit que sitôt la conquête finie, Caleb s’est levé et la tribu de Juda est allée prendre possession de sa part dans le sud de Canaan, qui est devenu ensuite la Judée. La tribu d’Ephraïm s’est levée à son tour et est allée faire la conquête de la montagne d’Ephraïm au centre d’Israël, on appellerait aujourd’hui cette région la Samarie. Il restait donc encore sept tribus, sans compter celle des Lévites, qui n’avaient pas pris possession de leur héritage.

La vie spirituelle de ces sept tribus consistait principalement à se retrouver avec les autres tribus à Silo. Silo était cette ville où l’on avait transporté le Tabernacle. C’était à Silo aussi qu’étaient les sacrificateurs, que l’on apportait les holocaustes, les prières, les parfums, l’adoration. Ces sept tribus étaient donc là, et on peut dire qu’elles étaient simplement là, présentes comme beaucoup de chrétiens le sont aujourd’hui dans les églises.

Ils avaient gardé la mentalité du désert, alors qu’ils avaient franchi le Jourdain. C’est ce qu’ils avaient appris à faire pendant quarante ans, pendant tout la traversée du désert : Dieu avait placé au centre de son peuple le Tabernacle et chaque tribu avait une place, qui lui avait été assignée, à côté du Tabernacle. On ne bougeait que lorsque les trompettes des sacrificateurs sonnaient. Ces dernières sonnaient lorsque la nuée qui s’était élevée au-dessus du Tabernacle, s’était mise en mouvement. Tout le peuple devait suivre la nuée. Lorsqu’elle s’arrêtait, le peuple s’arrêtait et bâtissait à nouveau le camp. Mais maintenant Israël était en Canaan, et Dieu désirait que son peuple ne garde pas cette mentalité du désert. Il désirait que le peuple entre en possession de son héritage, dans le royaume dont ils avaient fait la conquête avec Josué.

Pour nous aussi, gens de la Nouvelle Alliance, les mentalités sont parfois très difficiles à changer. Si nous regardons sur plusieurs siècles d’Histoire chrétienne, pour beaucoup, la vie chrétienne se résumait à aller à la messe, pour d’autres à aller au temple, à un culte… Pour nous qui avons découvert ce qu’est la plénitude de l’Evangile, du Saint-Esprit, du salut et l’appel de Jésus-Christ, il n’est plus possible de conserver cette mentalité des générations qui nous ont précédés. Nous avons tellement reçu de la part de Dieu ! Le Seigneur ne nous a pas simplement sauvés, pour que nous montions à Silo adorer Dieu, Il nous a sauvés pour que nous prenions possession de notre héritage. Nous avons un héritage, nous avons une part, et toi aussi tu as une part, un héritage. Il est bien de venir à Silo, à l’église, pour louer Dieu, le prier, pour entendre la Parole, mais tout cela doit avoir pour but de te fortifier, afin que tu puisses ensuite « aller » et entrer dans ton héritage. Tel est le verbe employé par Jésus-Christ : « Allez, va, rentre dans ton héritage, Dieu t’invite à prendre ta part. » Il est nécessaire que nos mentalités changent. Certains disent peut-être comme ces sept tribus, qu’il faut attendre que la trompette sonne, qu’il faut attendre un mouvement de l’Esprit. C’est ce que l’on entend dans les églises : « Il faut d’abord que Dieu me parle. Il faut d’abord une parole de connaissance, une vision, un songe, une grande prédication, et alors, oui, je me lèverai, c’est certain, mais en attendant, je préfère consulter Dieu. Seigneur, parle-moi. » Ce sont des attitudes en apparence très spirituelles, surtout si on les compare aux attitudes de ceux qui, comme Caleb, sont assez imprévisibles dans leurs façons d’agir.

Mais Dieu ne se laisse pas impressionner par ces attitudes apparemment très religieuses. Si nous sommes dans le pays promis, qui est devenu le pays conquis, ce n’est pas pour rester à Silo, mais pour prendre possession de ce que le Seigneur nous a donné. Dieu a envoyé Josué parler à ces sept tribus afin qu’elles sachent ce qu’Il pensait de leur attitude. Dieu les jugeait négligents. Ce mot a une connotation très négative dans la Bible. Il est écrit dans Jérémie 48/10 : « Malheur à ceux qui font l’œuvre de Dieu avec négligence ». Dieu déteste la négligence. Dieu, ce jour-là, prophétiquement, par l’intermédiaire de Josué, a dévoilé le sentiment mauvais qui était dans le cœur de ces tribus. Regardons aussi à notre cœur. C’est à notre tour de rentrer à présent dans notre héritage. Que faisons-nous ? Allons-nous rester ici tous les dimanches à entendre le culte et en rester là année après année ? Nous sommes dans la Nouvelle Alliance et je crois au ministère du Saint-Esprit qui est capable de nous convaincre et de nous dire que nous n’allons pas passer une année 2011 en montant simplement de temps en temps à Silo, alors que Dieu a pour nous une part, un héritage qui nous appartient.

Caleb est notre exemple, il marche à la suite de Josué. Nous devons être des hommes et des femmes de foi, marchant à la suite de Jésus-Christ, qui, lui, a conquis, a vaincu et nous offre un pays soumis. Le pays promis était devenu un pays conquis, un pays qui s’ouvrait devant eux. Les tribus devaient aller jusqu’au bout de leur mission. A quoi aurait donc servi un pays conquis et soumis si les tribus étaient restées à Silo ? Quel aurait été l’intérêt d’avoir engagé tous ces combats si les tribus restaient à Silo ? Qui serait allé dire au reste de Canaan que ce pays appartient à Israël ?

Si nous plaçons ces réflexions dans le cadre de l’église de la Nouvelle Alliance, nous pouvons dire que si nous nous contentons simplement de la vie du culte, la question qui doit être posée, est la suivante : Pourquoi Jésus est-Il tout accomplir, combattre et remporter la victoire, si notre seul but en tant que chrétien est simplement de vivre une vie d’église et de venir au culte ? Une deuxième question se pose : Pourquoi Jésus a-t-Il fait cette conquête, a-t-Il soumis ce monde à sa parole, à sa puissance et à son nom, si l’Église de Jésus-Christ ne va pas réclamer sa part dans le monde ? et si nous laissons cette part à ceux qui nous entourent, aux païens, qui ne sont pas dérangés par nous, alors que Jésus a tout conquis pour nous ? Notre mission est de dire à ce monde que Jésus est le Seigneur. Oui, même s’il reste peut-être des fils d’Anak, des géants, des murailles, et des combats à livrer.

Les tribus d’Israël se sont levées après la sévère exhortation de Josué. Ils sont allés et chacun a pris sa part. Le livre des Juges nous parle de ces choses. Pour certaines tribus cela a été facile, quand pour d’autres cela a été plus difficile. Ces tribus se sont installées et au temps de David, puis de Salomon, Israël était fort sur tout son territoire et même bien au-delà de ses frontières, parce qu’ils étaient rentrés dans leur héritage. S’ils étaient restés à Silo, rien de tout cela ne serait arrivé.

Mes frères et sœurs, la situation de nos églises en France tient certainement dans le fait que nous sommes trop attachés à Silo. Nous devons rentrer dans notre ministère, dans notre part. Nous avons tous une part différente, un appel particulier. Mais nous avons tous des choses que Christ a préparées pour nous. Ne nous soucions pas de la taille de notre appel. Des tribus ont eu des montagnes pour héritage, d’autres ont eu la plaine côtière, quand d’autres ont eu des déserts, car Juda est avant tout un désert, mais partout où ils sont allés, Dieu les a bénis et les a fait fructifier.

Que cette année 2011 ne soit pas une année où nous laissions encore le nom de Jésus-Christ être ignoré de ceux qui nous entourent, parce que nous ne rentrons pas en possession de ce qu’Il nous a donné. Nous le répétons : ce n’est pas nous qui faisons la conquête, mais Jésus. Il est notre Josué. Notre part à nous est d’être comme Caleb et de dire : maintenant, au nom de l’Eternel des armées, au nom de Jésus, je vais prendre possession de ce que Dieu m’a donné, avec foi, avec audace, avec vision. S’il y a quelques fils d’Anak qui se tiennent devant moi, je les chasserai dans le nom de Jésus, devant qui l’enfer tremble. Que cette année soit tout simplement une année où nous allons prendre possession de ce qu’Il nous a donné ! Je ne veux pas laisser ma part d’héritage aux Cananéens, je ne veux pas la laisser aux païens. Notre part d’héritage est dans ce monde déjà. Notre part d’héritage se trouve là où nous allons annoncer la victoire de Christ. Pour certains ce sera dans leur travail, pour d’autres dans le monde des médias, des affaires, et à chacun il revient de dire : c’est un lieu que Jésus m’a donné, ma part d’héritage est là et je veux que Christ y soit glorifié. Alors n’attendez pas la trompette, une vision ou un songe, mais comme Caleb, levez-vous et Dieu vous montrera la voie. Refusez que cette année soit une année de plus où vous demeurerez simplement à Silo. Nous voulons prendre possession de notre part, de cette part qui nous appartient, parce que Dieu nous l’a promise. Que le Seigneur nous encourage dans ce sens. Christ a vaincu, le pays est soumis devant nous, la France est soumise au nom de Jésus-Christ.

 
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