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LES RUPTURES ET LES BONDS : La manière dont le Saint-Esprit agit.
«
Paul et Silas passèrent par Amphipolis et Apollonie, et ils arrivèrent à Thessalonique, où les Juifs avaient une synagogue. Paul y entra, selon sa coutume. Pendant trois sabbats, il discuta avec eux, d’après les Ecritures, expliquant et établissant que le Christ devait souffrir et ressusciter des morts. Et Jésus que je vous annonce, disait-il, c’est Lui qui est le Christ. Quelques-uns d’entre eux furent persuadés, et se joignirent à Paul et à Silas, ainsi qu’une grande multitude de Grecs craignant Dieu, et beaucoup de femmes de qualité. Mais les Juifs, jaloux prirent avec eux quelques méchants hommes de la populace, provoquèrent des attroupements et répandirent l’agitation dans la ville. Ils se portèrent à la maison de Jason, et ils cherchèrent Paul et Silas pour les mener devant le peuple. Ne les ayant pas trouvés, ils entraînèrent Jason et quelques frères devant les magistrats de la ville, en disant : « Ces gens qui ont bouleversé le monde, sont aussi venus ici, et Jason les a reçus. » (Actes17/1-6)
« Ces gens qui ont bouleversé le monde » : En déclarant cela, ces personnes voulaient troubler ceux qui les écoutaient. Mais cette parole était sans le savoir une parole prophétique, car quelques années plus tard, ces gens ont véritablement bouleversé le monde par l’Évangile qu’ils annonçaient. Depuis deux mille ans l’Évangile n’a pas cessé d’agir dans le monde entier. Partout où Jésus-Christ est prêché, l’Evangile bouleverse le monde et le Saint-Esprit est à l’œuvre.
Ceux qui ont tenu ces propos, ne savaient pas que Paul et Silas n’agissaient pas par leur propre force, mais par le Saint-Esprit. Le Saint-Esprit nous a été donné pour que nous puissions remplir une mission extraordinaire : être les témoins de Jésus dans ce monde afin de le bouleverser. Mais pour que ces gens bouleversent le monde comme ils l’ont fait, il a fallu d’abord que le Saint-Esprit agisse dans leur vie et qu’Il agisse aussi par leur vie.
Le Saint-Esprit a transformé ces disciples d’une obscure secte juive en apôtres de l’Evangile de Jésus dans le monde entier. Pour que ces hommes deviennent des apôtres, ils ont dû tout d’abord passer par des ruptures : des ruptures avec eux-mêmes, avec leurs traditions, leurs habitudes, leur culture, leur environnement. Ces ruptures ont ensuite permis d’accomplir des sauts, non pas des petits sauts, mais de véritables bonds en avant. Quand ils ont accepté les ruptures que le Saint-Esprit attendait d’eux, ils lui ont permis de les projeter en avant dans son œuvre. Si nous voulons nous aussi vivre des sauts dans notre foi ou dans notre service, nous devons d’abord laisser le Seigneur rompre certaines choses en nous. Pour que nous puissions accomplir son œuvre, le Saint-Esprit doit provoquer des ruptures en nous.
Les disciples eux-mêmes sont passés par ces ruptures. Qui étaient ces hommes au début ? La plupart était des campagnards, des pécheurs du lac de Galilée, qui connaissaient peu de choses du monde extérieur. Saul de Tarse, lui, était au contraire un légaliste, un homme violent, complètement captif de sa religion pour laquelle il avait un zèle excessif. Jésus a choisi de prendre des hommes comme eux, pour les emmener avec Lui, dans l’histoire la plus extraordinaire qu’ait connue l’humanité : ils sont devenus des témoins de sa parole, des témoins de son nom, non seulement à Jérusalem mais jusqu’aux extrémités de la terre.
Arrêtons-nous sur le parcours que ces hommes ont dû traverser pour rentrer dans la vision du Seigneur. Ils ont dû quitter la campagne pour sillonner les fameuses routes romaines, les voies maritimes de l’empire romain, et même aller au-delà. Ils sont partis de Capernaüm, de Bethsaïda, de ces petits villages de pêcheurs sur le lac de Galilée pour se rendre jusqu’à Ephèse, Athènes, Rome. Ils ont accepté de se séparer de leur milieu culturel, familial, religieux et traditionnel pour se confronter à des populations, des langages différents, des cultures et des religions différentes. Eux qui n’avaient connu que peu de choses, le Seigneur les a placés face à des consuls, des gouverneurs, des rois et même face à l’empereur de Rome.
Tout un travail a dû s’accomplir dans le cœur de ces hommes pour pouvoir aller de la Galilée jusqu’à Rome. Ils ont dû connaître ces ruptures. Afin d’accomplir l’œuvre du Seigneur et devenir nous-mêmes de vrais apôtres de Jésus-Christ, il est indispensable que nous passions par des ruptures. Quand je parle de témoignage, de rupture, je ne parle pas simplement de quelques transformations, ou d’évolutions progressives, mais bien de ruptures parfois brusques, soudaines, de déchirures même. Je ne parle pas ici de la rupture avec le péché, mais d’une rupture avec toutes ces choses qui font notre identité : notre famille peut-être, nos habitude, notre culture évangélique. Il y a des choses que le Seigneur doit arracher en nous, jusqu’à ce que nous puissions perdre notre identité, nos repères, et tout ce qui faisait notre vie dans le passé. Je pourrais parler de transplantation géographique. Beaucoup parmi nous viennent d’autres nations, beaucoup d’étudiants et de jeunes travailleurs sont également là parmi nous. Vous êtes venus et vous savez ce que cela veut dire d’être transplantés. Vous aviez vos racines quelque part et le Seigneur vous a déracinés, parfois contre votre volonté. Je pourrais également parler de transplantation sociale ou culturelle. Pour devenir ses apôtres le Saint-Esprit veut nous amener à rompre avec tout ce qui était ancré en nous.
Ces ruptures sont d’autant plus difficiles que le Seigneur nous demande parfois de faire des choses qui nous semblent choquantes par rapport non seulement à nos acquis mais également par rapport à ce que nous pensions être la vérité. Prenons l’exemple de Pierre dans Actes10 : il est sur la terrasse d’un certain Simon, corroyeur de son état dans la ville de Joppé. Il est midi, Pierre a faim. Le Seigneur se révèle à lui au-travers de la vision d’une nappe et lui montre une multitude d’animaux qui, d’après la loi juive, étaient pour certains purs et d’autres impurs. Le Seigneur lui dit : « Lève-toi, tue et mange. » et Pierre répondra : « Mais Seigneur, je n’ai jamais rien mangé de souillé ou d’impur. » Je me suis toujours étonné que Pierre réponde cela alors qu’il habitait chez un homme qui est corroyeur. Parfois nous sommes très élitistes dans ce que nous pensons être saint ou non, pur ou impur. Le Seigneur lui dit : « Lève-toi, tue et mange. » Par trois fois le Seigneur a dû donner cette vision à Pierre avant que celui-ci ne se mette à réfléchir.
Au même moment, des hommes envoyés par un officier romain, nommé Corneille, s’approchaient de la maison de Simon : ils venaient chercher Pierre, pour l’amener chez Corneille afin qu’il puisse témoigner de l’Evangile. Or pour un Juif, il n’était pas permis d’entrer chez un païen. C’est pour cela que le Seigneur a dû préparer le cœur de Pierre : Il l’a amené à une véritable rupture avec tout ce qu’il pensait être vrai, par rapport à tout ce qu’il pensait être la sainteté. Quand il ira chez Corneille, il lui dira : « Dieu m’a appris à ne regarder aucun homme comme souillé ou comme impur » Joppé fut le lieu d’une véritable rupture pour l’apôtre Pierre, mais Jésus ne s’était pas trompé en le nommant ainsi car il a dû passer par bien d’autres ruptures encore. Notre caractère est souvent en opposition avec la volonté du Saint-Esprit. Mais aussi longtemps que nous ne permettons pas au Seigneur d’agir complètement dans nos vies, nous ne pourrons pas avancer.
Je vais prendre un exemple complètement opposé : Saul de Tarse. Il est dit de lui dans Galates 1/14 qu’il était excessivement zélé pour les traditions de ses pères. Dans Phil.3/5-6, il dit : «
Moi, circoncis le huitième jour, de la race d’Israël, de la tribu de Benjamin, Hébreu né d’Hébreux ; quant à la Loi, Pharisien ; quant au zèle, persécuteur de l’Eglise, irréprochable, à l’égard de la Loi. » Et pourtant cet homme, rempli de haine et de violence à l’égard des chrétiens, va connaître une rupture foudroyante, définitive sur le chemin de Damas, lorsque Jésus se révélera à lui dans cette lumière extraordinaire qui le rendra aveugle et renversera tout dans sa vie. Le chemin de Damas fut pour Saul un chemin de rupture.
Avons-nous nous aussi permis au Seigneur d’accomplir des ruptures en nous ? Avons-nous permis au Seigneur de nous transplanter ?
Nous pouvons prendre une autre image tirée du livre de Jérémie (Jér.48/11). Il nous est parlé de Moab, peuple voisin d’Israël :
«
Moab était tranquille depuis sa jeunesse, il reposait sur sa lie, il n’était pas vidé d’un vase dans un autre, et il n’allait pas en captivité. Aussi son goût lui est resté, et son odeur ne s’est pas changée. »
Moab est comparé à un vin. A l’époque le vin était laissé dans des vases pour fermenter, prendre de la maturité et du goût. Il était nécessaire de transvaser le vin afin qu’il soit purifié de sa lie, de son moût. Quand le vin vieillit et décante, des impuretés s’accumulent au fond du vase ou de la bouteille et ces choses donnent un goût au vin. Il est donc nécessaire de filtrer ces impuretés. Or Dieu dit à Moab : « Tu n’as pas été transvasé, ton goût initial est resté, ton odeur t’est restée. » Au-travers de cette image, nous comprenons que Dieu permet et veut que nous soyons « transvasés » afin que notre odeur spirituelle change, que notre goût change. Tant que nous restons tranquilles, tant que nous restons au même endroit, dans le même état d’esprit, dans la même culture, tant que rien ne se passe en nous, nous conservons tout ce que nous avons été jusque-là, mais nous ne prenons pas cette nouvelle odeur que le divin Vigneron voudrait nous donner. Le Seigneur permet des transvasements dans nos vies. Plusieurs au milieu de nous savent ce qu’est un transvasement : ils savent ce que c’est que d’être sortis d’un milieu où l’on se sentait bien, pour se retrouver seuls. Mais c’est pour être purifiés de tout ce qui encombrait nos vies, de tout ce qui nous avait donné un goût autre que celui que Dieu veut nous donner. Si vous êtes ici c’est que le Seigneur veut vous transvaser.
Alors que cette année 2011 soit une année de rupture ! Nous sommes très loin des bonnes paroles de la nouvelle année, des paroles de bénédictions, de prospérité, ou de bonnes résolutions. Mais je crois que les ruptures divines sont les meilleures choses qui peuvent nous arriver, car elles nous rendront capables d’entrer dans l’œuvre de Dieu. Car chaque fois que nous acceptons une rupture de Dieu dans notre vie, Dieu suscite aussi un saut, un bond en avant.
Nous allons relever les différents types de bonds en avant que nous trouvons dans le livre des Actes. Ce livre nous montre que l’Eglise n’a pas grandi progressivement selon des plans bien établis. Elle a grandi de bond en bond, par des bonds mis en œuvre par le Saint-Esprit. Ces bonds furent spirituels, géographiques et d’autres se jouèrent au niveau de la société.
Le Seigneur veut que nous fassions des bonds, parce qu’Il veut nous amener là où nous n’avons pas prévu d’aller. Il est capable de nous amener bien plus loin que tout ce que nous pouvons penser, demander, imaginer. Nous le voyons avec les apôtres. La plupart du temps, ils étaient en retard par rapport à l’évolution de l’Evangile. Ils étaient encore à Jérusalem alors que l’Évangile était déjà en Samarie et à Antioche. Alors le Seigneur les a pris pour les envoyer encore plus loin. C’est ce qu’Il veut faire également avec nous. N’est-ce pas aussi ce que Jésus voulait nous dire quand Il disait à ses disciples : « Vous serez mes témoins à Jérusalem, en Judée, puis en Samarie et jusqu’aux extrémités de la terre » ? Aller aux extrémités de la terre dépassait tous leurs raisonnements. Si pour nous atteindre les extrémités de la terre, c’est, aujourd’hui, monter dans un avion, dormir et le lendemain se trouver sous les Tropiques, à l’époque les temps de transport se comptaient en semaines, en mois. Pour eux les extrémités de la terre étaient comme des pôles inatteignables, mais c’est là que Dieu voulait les projeter.
Le premier des bonds que Dieu veut que nous fassions, nous le trouvons au début des Actes des apôtres : entre Pâques et Pentecôte, en cinquante jours, Dieu a fait faire un bond extraordinaire à l’Eglise. Quand nous voyons les disciples à Pâques, ce sont encore des hommes qui n’ont pas compris ce qui se passe devant eux. Ils s’enferment car ils ont peur de l’extérieur. A la Pentecôte lorsque l’Esprit Saint descend sur eux, ils n’ont pas peur de louer le Seigneur. Ils le louent si fort que les foules se rassemblent autour de la maison pour essayer de comprendre ce qui se passe. Nous voyons Pierre se lever, rempli du Saint-Esprit, et prêcher Jésus-Christ. Il le prêche avec foi, avec autorité. Ceux qui l’entendent sont vivement touchés. Quand la puissance du Saint-Esprit est descendue sur eux, quand ces langues de feu se sont posées sur eux, ces disciples ont fait un bond : ils ont complètement changé, et la peur, la crainte ont disparu. Ils ont fait ce bond dans la puissance de la Pentecôte. Le premier des bonds que nous avons besoin de faire est bien ce bond de l’Esprit, ce bond que Dieu veut nous donner. Si tu n’es pas baptisé du Saint-Esprit, voilà une priorité pour toi : demander au Seigneur de te permettre de faire ce bond cette année, qui changera ta vie, ton témoignage et ton service. Ou si tu en as besoin, demande au Seigneur de te renouveler.
D’autres bonds sont peut-être plus difficiles à accomplir. Le bond culturel en fait partie. C’est un bond qui nous fait passer de Jérusalem à Antioche. L’Eglise a démarré à Jérusalem, mais elle est devenue missionnaire à Antioche. A un moment donné, les chefs du peuple ont dit aux disciples : « Vous avez rempli Jérusalem de votre enseignement » Le nom de Jésus était répandu à Jérusalem et nous le voulons nous aussi encore aujourd’hui pour cette ville. Mais les projets de Dieu ne s’arrêtaient pas à Jérusalem, Jésus avait des projets pour les extrémités de la terre. C’est pour cela que Dieu a permis une persécution après le martyre d’Etienne. Il a alors pris des disciples et en a envoyés certains à Chypre, et d’autres dans cette grande ville d’Antioche en Syrie. Il nous est dit que certains ont témoigné de Jésus auprès des païens, auprès des Gentils. Dans cette église d’Antioche se sont mélangés à la fois des chrétiens d’origine païenne et ceux d’origine juive. Ils se sont rassemblés ensemble et cette église est devenue par la suite une église missionnaire.
Pour beaucoup cela représentait une rupture par rapport à ce qu’ils pensaient être la vérité, par rapport à tout ce qu’on leur avait inculqué jusque-là. Ce bond consiste donc à rentrer dans une nouvelle dimension de notre culture chrétienne. C’est là ce que le Seigneur veut faire, car bien souvent notre culture évangélique et pentecôtiste, ce que nous pensons être la vérité, nous empêche de rentrer pleinement dans l’œuvre missionnaire. Nous devons apprendre à quitter Jérusalem pour aller à Antioche.
Je voudrais parler également de ces sauts qui nous ouvrent le monde. Nous sommes dans Actes16/6-10, au milieu du second voyage missionnaire de l’apôtre Paul. Barnabas est parti à Chypre, Paul de son côté est parti avec Silas et a trouvé Timothée. Il a visité les églises qu’il avait fondées lors du premier voyage en Galatie et les a exhortées, structurées, enseignées. C’est à ce moment-là qu’il dit au Seigneur : « Je veux accomplir ma vocation apostolique et aller dans d’autres régions pour implanter de nouvelles églises. » Paul est né dans la province sud de la Turquie actuelle, la Cilicie. Lorsqu’il a cherché une direction pour son ministère, il l’a fait dans les régions qu’il connaissait. Ce texte des Actes nous dit d’ailleurs qu’il est allé dans toutes les provinces de sa région natale de la Cilicie, de la Galatie. Il a voulu aller du côté de la ville d’Ephèse, mais le Seigneur l’en a empêché. Dieu n’a pas voulu non plus qu’il se rende dans le nord. Mais à chaque fois que Dieu ferme des portes, c’est pour nous amener vers la porte qu’Il a choisie. Ainsi, Dieu a amené Paul là où il ne l’avait pas prévu : sur un port de la Méditerranée, le port de Troas.
C’est à Troas qu’il a eu la vision d’un Macédonien lui disant : « Passe en Macédoine et viens nous secourir. » Un Macédonien est un Européen. À Troas Paul est rentré dans une nouvelle dimension de son ministère : jusque-là son ministère avait trouvé sa place dans les provinces qui lui étaient familières. Il en connaissait la géographie, les langues. Mais Dieu, en l’amenant à Troas, a voulu le faire entrer dans une dimension qu’il ne connaissait pas. En entrant en Europe, le ministère de Paul va complètement changer. Il va comprendre que Dieu lui ouvre le monde. Dieu lui a fait faire à Troas un bond géographique extraordinaire. Il est dit plus tard dans l’épître aux Romains (Rom.15/19) qu’il a prêché l’Evangile jusqu’en Illyrie, la côte croate d’aujourd’hui, la Dalmatie. L’Illyrie était le premier des pays occidentaux où l’on parlait latin. En y arrivant, il s’est dit : « Il y a un nouveau monde devant moi. » Il va alors écrire aux Romains : « Je vais aller à Rome et j’ai envie d’aller jusqu’en Espagne. »
Le dernier bond dont je voudrais parler, est un bond dans la société. Alors que Paul était en prison en Césarée, Dieu lui a ouvert des portes auprès d’hommes qu’il n’aurait jamais pu atteindre autrement. Dieu va ainsi lui permettre de témoigner de l’Evangile auprès des gouverneurs romains : Félix qui va le garder en prison pendant quelques années, espérant recevoir quelque argent de sa part ; Festus qui fera venir son beau-frère, le roi Agrippa, accompagné de son épouse, sa sœur Bérénice. Paul a donc même pu témoigner devant un roi. Dieu ne lui avait-il pas dit qu’il devait être un témoin devant les nations et devant des rois ? La Parole de Dieu s’est accomplie. Mais Dieu voulait l’amener encore plus loin et Il l’a amené jusqu’à la cour de l’empereur de Rome.
Il y a des bonds spirituels, des bonds culturels, des bonds géographiques et Dieu est capable de nous faire faire également des bonds dans la société. Pensons encore à Joseph, au fond de sa prison, oublié de tout le monde depuis des années, qui en un instant va être propulsé par Dieu à la droite de Pharaon pour devenir son vizir, son Premier ministre. Dieu est capable de nous ouvrir les portes de la société. Que cette année 2011 soit une année de bonds en avant, non seulement pour notre assemblée, pour la France, mais aussi pour notre vie. Je me réjouis de ce que Dieu ouvre des portes dans des milieux que nous pensions fermés. Il ouvre notamment les milieux sportifs : nous sommes heureux de voir tous ces footballeurs qui n’hésitent pas aujourd’hui à témoigner de leur foi en Jésus-Christ. Dans les médias, dans la culture, dans les affaires même, dans le monde politique, et même en France, Il est capable de nous ouvrir des portes. Il peut également nous en ouvrir dans cette ville de Paris qui nous semble fermée à double tours. Pourquoi ? Parce que c’est Jésus qui tient toutes les clés.
Pour faire des bonds, nous devons donc d’abord accepter de rompre avec tout ce qui nous empêche de bondir en avant : nos convictions, notre culture religieuse, les traditions. Dieu est obligé de nous en délester pour nous faire bondir. Si le Seigneur est en train d’agir dans ta vie, tu te dis peut-être : « Seigneur, je suis perdu, que veux-tu ? » Alors laisse-le faire ! Il a préparé quelque chose pour toi. Que cette année 2011 soit une année de rupture pour que tu puisses accomplir des sauts encore plus loin, encore plus haut avec Jésus-Christ.