Construire un ministère de prière

Série: une vie de prière renouvelée (2)
Par Franck Lefillatre - Publié le Dimanche 30 janvier 2011    

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UNE VIE DE PRIERE RENOUVELEE (2)
Développer un ministère de prière

« J’étais à mon poste, et je me tenais sur la tour ; je veillais, pour voir ce que l’Eternel me dirait, et ce que je répliquerais après ma plainte. L’Eternel m’adressa la parole, et Il me dit : Ecris la prophétie : Grave-la sur des tables, afin qu’on la lise couramment. Car c’est une prophétie dont le temps est déjà fixé, elle marche vers son terme, et elle ne mentira pas ; si elle tarde, attends-la, car elle s’accomplira certainement. Voici, son âme s’est enflée, elle n’est pas droite en lui ; mais le juste vivra par sa foi. » (Habacuc 2/1-4)

Nous avons vu au-travers du texte de (1 Tim.2/1-8) comment bâtir une vie de prière, d’après l’enseignement de l’apôtre Paul, à partir des requêtes, des prières et des supplications. Nous allons aller plus loin et nous demander comment développer un ministère de prière, un service de prière.

Habacuc est donc un homme, un prophète qui a développé ce ministère de prière. Il décrit ce ministère de prière comme un poste. Il disait : « Mon poste ». J’insiste sur l’adjectif possessif « mon » : que la vie de prière puisse également devenir ma vie de prière, qu’elle ait une place importante en moi ! Pour remplir ce ministère de prière, Habacuc s’appuyait sur une vie de prière solide, c’est celle-ci qu’il appelle « la tour ». Pour pouvoir s’engager dans un véritable et puissant ministère de prière, il faut effectivement s’appuyer sur une vie de prière qui soit aussi solide qu’une tour. Ce ministère de prière s’appuyait donc sur une tour, une forteresse spirituelle, une position que le prophète occupait dans la présence de Dieu et qu’il avait construite lui-même. Alors permettez-moi de vous posez ces deux questions qui sont liées l’une à l’autre : « Avez-vous un poste de prière ? » et « Avez-vous développé une tour de prière dans votre vie ?

« J’étais à mon poste, je me tenais sur la tour »
Nous commencerons par parler de la tour, car le poste ou le ministère n’ont de sens et d’intérêt que parce qu’il y a une tour pour les soutenir. Le mot choisi pour désigner la ‘tour’ est ‘matsor’ qui peut être traduite en français avec un mot plus précis que ‘tour’, celui de ‘donjon’. Nous avons ici l’image du château-fort avec des donjons massifs, ses tours imposantes. Une tour est une construction planifiée, intelligente, structurée. Ce n’est pas une construction anarchique, aléatoire, construite selon l’inspiration du moment, car une tour a une fonction bien précise : faire face à l’ennemi. On ne peut pas construire une tour comme on construirait une cabane. Quand on construit une cabane, on monte dans un arbre, on prend quelques planches et l’on dit : « Cela fait une cabane parce qu’elle ne ressemble à rien d’autre qu’à une cabane. » Une tour est une construction qui tout d’abord s’enracine profondément dans la terre. De même, notre vie chrétienne doit avoir de solides racines. Pour avoir une vie de prière efficace, il faut avoir de solides racines dans la Parole de Dieu et dans une communion véritable avec Jésus-Christ. Une tour est une construction avec des pierres imposantes. Les tours du Moyen Age ou de l’Antiquité étaient faites avec des pierres, souvent tirées des carrières de granit, travaillées, taillées, ajustées jusque sur le chantier. Puis elles étaient placées à un endroit précis. On pouvait envoyer sur ces pierres des traits, des boulets, elles tenaient bon. Des siècles ont passé et les pierres sont toujours là. Notre vie de prière ne doit pas être construite avec de petites briques. Nous la construisons pourtant parfois ainsi : nous nous contentons et nous fondons sur quelques bénédictions ou émotions. Mais ce qui fait la qualité d’une vie chrétienne, ce sont les pierres que nous pouvons extraire de la Parole de Dieu. Quand vous serez avec le Seigneur dans une communion intime avec Lui, vous ferez plus que lire la Parole. Ce livre qui s’appelle la Bible, la Parole de Dieu, est un livre qui parle. C’est le seul livre qui parle par l’Esprit de Dieu, qui prend sa Parole et la dépose dans nos cœurs. Il fait de chacune de ces paroles des pierres qui vont construire notre vie chrétienne. Elles sont assemblées les unes aux autres par la grâce de Dieu pour former cette tour de défense, cette tour solide.

On ne s’improvise donc pas dans le ministère de prière, on ne s’improvise pas intercesseur. Ce n’est pas en faisant des tours et des rondes en criant dans notre chambre : « Au nom de Jésus ! » ou « Par le sang de Jésus ! », que nous allons voir quelque chose se produire. Nous bâtissons au contraire une vie de prière en vue d’exercer un ministère de prière. Vous connaissez certainement ce passage d’Ézéchiel 30/22, où Dieu dit : « Je cherche un homme qui se tienne à la brèche en faveur du pays. » Notons qu’il est d’abord dit : « Je cherche un homme qui élève un mur. » Les prophètes savaient ce qu’ils disaient, le Seigneur aussi. Si nous nous engageons dans la prière et si nous croyons que la prière d’intercession est un combat spirituel, d’où vaut-il mieux se défendre ? Du ras du sol ou du sommet d’une tour ? Les gens qui s’agitent sans avoir rien construit avec le Seigneur, ne font que se défendre au ras du sol et quand l’ennemi passe, il les emporte. Celui qui a pris le temps de construire et d’établir avec Dieu une communion intime, celui qui a élevé un mur de foi, de prière, se tient quant à lui sur la tour, et quand l’ennemi arrive, il le voit de loin. Il peut alors lui faire face avec la puissance de l’Esprit.

Cette tour est donc une construction, et par définition elle est un lieu élevé. Une tour s’élève, elle prend de la hauteur. Pour nous, prendre de la hauteur signifie développer une communion spirituelle intime avec Dieu. Nous sommes appelés à développer une vie de prière élevée. Nous savons qu’intercéder veut d’abord dire avoir contact avec quelqu’un, avoir contact avec Dieu ou avoir une entrevue avec Lui. La puissance de l’intercession est donc liée à notre degré d’intimité avec Dieu. Plus nous serons proches de Dieu, plus nos prières auront de la puissance. Il faut donc que nos vies soient établies sur des lieux élevés.

Un lieu élevé est aussi un lieu stratégique. Dans le monde entier et tout au long de l’Histoire les hommes se sont construit de longues murailles pour se protéger de l’ennemi. Il suffit parfois d’une tour placée à un endroit stratégique pour pouvoir contrôler de vastes étendues. Dans les Alpes, le grand ingénieur et architecte militaire Vauban avait construit de nombreuses tours et de nombreux postes de défense. Quand vous passez un col ou une vallée, vous voyez parfois une tour qui s’élève, placée sur un promontoire. A partir de telles tours, on voit les gens arriver à des kilomètres. C’était des endroits stratégiques, des endroits-clés. Dieu est capable de faire de nous des tours stratégiques. Nos vies de prière peuvent devenir stratégiques. Vous pensez peut-être : « Qui suis-je Seigneur ? En quoi puis-je être stratégique ? Je ne suis que faiblesse. Quelles sont mes capacités ? » Mais quand l’Esprit de Dieu agit en nous, nous nous élevons dans la prière et Dieu peut faire de nous des hommes et des femmes stratégiques. Par l’Esprit du Seigneur, nos prières vont rayonner sur de grandes populations et de vastes régions spirituelles. Voilà ce que Dieu veut faire avec nous.

Prendre de la hauteur dans notre vie de prière, c’est aussi développer une prière de l’Esprit. Habacuc est un homme qui avait développé une prière de l’Esprit. Nous voyons dans cet échange comment Dieu lui parle de prophétie. Habacuc savait entendre la Parole de Dieu. Pour vous expliquer ce qu’est cette prière de hauteur, cette prière de l’Esprit, je voudrais simplement vous amener à prendre du recul sur votre propre expérience de la prière. Quand nous commençons un temps de prière, il nous arrive peut-être souvent de peiner, car la chair et le cœur ne sont pas disposés à la prière. L’esprit, lui, y est disposé, mais il faut souvent dépasser le cap de nos sentiments et toute l’agitation de la journée. Si nous persévérons, il vient un moment où les choses se débloquent. L’Esprit vient prendre nos cœurs et nos prières : il y a là comme un dépassement de nous-mêmes, un déblocage spirituel. C’est à ce moment-là que le Seigneur nous place sur la tour. Nous avons monté les marches qui conduisent au sommet de la tour. Nous ne sommes plus dans une prière terre à terre. Nos cœurs s’élèvent vers le Seigneur dans des prières qui deviennent efficaces, puissantes et qui glorifient notre Dieu. Nous rentrons alors vraiment dans un temps de prière efficace. Peut-être que le corps en sera fatigué, mais l’esprit en sera renouvelé et apportera non seulement une louange à Dieu, mais aussi un bien-être à tout notre être, à tout notre corps, car nous nous serons tenus dans la présence de notre Dieu.

Une tour est aussi un lieu de séparation. Celui qui se tient sur une tour est au-dessus. Au sommet de la tour Montparnasse par exemple, vous prenez de la hauteur vis à vis de Paris. Les voitures deviennent minuscules, les piétons à peine visibles, les hauts bâtiments deviennent semblables à des maisons de poupées, et les bruits de la ville ne montent même plus jusqu’à vous. Prier sur la tour, c’est de la même façon s’élever au-dessus des bruits de la ville, prendre un temps à part et se sanctifier pour être dans la présence de Dieu. Quand Jésus était à Jérusalem et qu’Il passait la journée au temple, le soir venu Il se retirait et allait dans le jardin de Gethsémané. Le Seigneur nous a également enseigné à rentrer dans notre chambre, dans le lieu secret, à fermer la porte et à nous tenir là où Dieu se trouve et nous voit. Cette séparation des bruits de la ville est nécessaire. Nous sommes tellement entourés de bruits, de bruits audibles et parfois même de bruits intérieurs. Les bruits intérieurs, les préoccupations de la journée sont souvent les plus difficiles à faire taire et il nous faut monter dans la présence de Dieu. Commencez donc à faire taire les bruits de la ville, de votre portable, de la télévision pour avoir simplement un temps dans le silence auprès du Seigneur.
Séparation veut dire aussi consécration. Celui qui s’élève dans la présence de Dieu pour s’élever au-dessus des bruits de la ville, se rapproche de Dieu : il se consacre au Seigneur et cherche la Parole de Dieu. C’est ce que faisait Habacuc car il désirait entendre la Parole de Dieu, ce que Dieu avait à lui dire. Si nous désirons bâtir une vie de prière semblable à une tour, c’est bien parce que nous désirons nous aussi entendre avant tout la voix de Dieu.

Mais la fonction essentielle d’une tour, d’un donjon, est d’être un lieu de défense. Les donjons étaient bâtis pour que les gens du château et les paysans d’alentour puissent se retrancher dans cette tour en cas d’attaque le temps du conflit. Pour qu’ils puissent demeurer dans cette tour, il fallait qu’elle soit non seulement bien construite, mais aussi qu’il y ait des ressources. On y stockait de la nourriture, des boissons pour pouvoir tenir le siège. C’est aussi cela développer une vie de prière : construire un « grenier » dans lequel nous allons pouvoir garder les ressources que sont la Parole de Dieu et une communion avec Dieu. Il vaut mieux le faire quand nous sommes libres de nos mouvements. Quand viennent l’ennemi, l’épreuve, le doute, la maladie, la difficulté, nous ne sommes plus libres de nos mouvements, nous sommes comme assiégés et alors il est trop tard pour aller chercher de telles ressources. En ayant une vie régulière de communion avec le Seigneur, nous allons stocker des choses en nous qui seront utiles. Le Seigneur a dit que le Saint-Esprit nous rappellerait tout ce que Christ nous a enseigné. Il nous rappellera tout ce que nous avons reçu avec notre communion avec Dieu. Quand l’épreuve sera là, à l’intérieur il y aura de quoi tenir. Dans un même temps, en grandissant dans cette vie de prière, nous allons pouvoir accueillir ce que Dieu nous envoie. Un père ou une mère construit dans sa maison une tour de prière. Sa chambre devient une tour de prière pour accueillir celui qui sera dans la souffrance, pour garder ses enfants lorsque l’ennemi viendra, pour accueillir un frère, une sœur lorsqu’il aura besoin de secours dans la prière. Nous pourrons accueillir, partager et nous soutenir spirituellement parce que nous aurons construit cette tour. Finalement, bien plus que construire des tours, Dieu veut faire de nous, de chacun d’entre nous, des tours. Il est écrit dans 1 Cor.3/16 que notre corps est le temple du Saint-Esprit. Je crois en reprenant la même image que Dieu veut faire de notre corps une tour de prière. Notre corps est le temple du Saint-Esprit. Par la communion que nous développons avec Lui, nous devenons nous-mêmes une tour, une forteresse spirituelle. Notre corps ne change pas bien sûr mais notre vie chrétienne a cet enracinement, cette profondeur, cette solidité, cette élévation, ces ressources intérieures qui démontrent que dans l’adversité nous ne sommes pas impressionnés, car nous sommes devenus des tours en Jésus-Christ. Voilà ce que Dieu veut faire avec nous. En faisant de nous des tours, Il va nous permettre de rentrer dans notre ministère et de devenir à la manière d’Habacuc le prophète, un véritable homme, une véritable femme de prière.

La « tour » est le lieu du ministère, mais le « poste » concerne l’exercice du ministère. Je relèverai rapidement trois idées dans ce que Habacuc nous dit ici.
La première des choses qu’il nous dit, est : « Je veillais pour voir ce que l’Eternel me dirait. » Cela nous ramène à ce qu’est une prière d’intercession : une prière de connexion avec Dieu, d’intimité avec Lui. Habacuc, notez-le, ne veillait pas sur l’ennemi, mais il veillait d’abord auprès Dieu. Celui qui veille dans la prière, veille d’abord auprès de Dieu, Il se tient dans la présence du Seigneur. Je pense à Elie, qui se tenait sur le Sinaï et qui a montré qu’il connaissait la voix du Seigneur. Sa voix n’était pas dans le tremblement, ni dans le vent violent ni dans le feu, mais dans le murmure : il a su reconnaître la voix de Dieu. Reconnaître la voix du Seigneur nous demande de l’expertise. Samuel avait dit à Eli qui entendait quelqu’un l’appeler : « Parle, car ton serviteur écoute » Samuel ne connaissait pas encore la voix du Seigneur. Apprenons nous aussi à reconnaître la voix de Dieu.

Il est question ensuite de « répliquer ». Il est parlé au sujet du Messie dans Es.53/11 du travail de son âme. Nous sommes appelés à produire un travail. Habacuc voulait répliquer à Dieu, il voulait déposer sa plainte. Il avait des arguments, il voulait plaider, comprendre ce que Dieu voulait accomplir. Il en va de même pour nous, le ministère d’intercession, de supplication nous amène à mettre à nu devant Dieu nos sentiments et nos cœurs. Nous crions à Dieu. La prière d’intercession n’est pas composée de quelques récitations, elle est vraiment l’expression de tout notre être. Nous donnons tout au Seigneur.

La troisième idée à noter au sujet de ce poste de travail renvoie à un ministère d’anticipation. Habacuc cherchait la Parole de Dieu, elle était la première chose qu’il voulait entendre. Nous aussi nous voulons être de ceux qui recherchent la Parole de Dieu, car quand nous avons reçu une parole du Seigneur, tout change. Nous savons pourquoi nous prions. Quand Dieu nous parle, que se passe-t-il ? La foi vient dans nos cœurs, Il ouvre devant nous un champ de vision. Là où il y avait des montagnes, Il les a rabotées et c’est une vallée qui apparaît. Quand sa parole vient dans nos cœurs, c’est comme si Dieu nous projetait dans l’invisible surnaturel, et nous le rendait visible. Quand nous avons reçu la Parole de Dieu, nous devenons forts dans la prière. Comme Habacuc a gardé cette parole nous aussi nous devons la garder. Nous devons la graver dans nos cœurs jusqu’à ce qu’elle s’accomplisse, car elle s’accomplira.

Le ministère de la prière commence ainsi par l’écoute de Dieu et par le désir de recevoir une parole pour ensuite prier efficacement. Veiller, répliquer et anticiper.

Dieu cherche donc au milieu de nous un homme, une femme, qui se tiendra à la brèche comme Habacuc. Dieu ne choisira pas n’importe qui. Il choisira quelqu’un qui veut élever un mur, qui veut devenir une forteresse spirituelle, une tour qui s’élève à la gloire de Dieu. Dieu désire cela pour nos vies, pour notre assemblée, pour cette ville de Paris. Il ne regarde pas à l’aspect extérieur mais au cœur. Même si nous sommes simples et peut-être sans attrait dans ce monde, avec ce seul désir de servir Dieu dans la prière, Il nous placera à un endroit stratégique comme au sommet d’un promontoire. Il nous placera là pour que nous puissions prier avec efficacité. Dieu veut transformer radicalement nos vies de prière. Par nous-mêmes, nous ne pouvons rien, mais par l’Esprit de Jésus-Christ, tout devient possible. Je voudrais vous vous amener à réaliser que la prière puissante, ce n’est pas agiter quelques formules, mais bien construire quelque chose d’aussi solide qu’une forteresse. Devenez une forteresse de Dieu, une forteresse de prière dans cette ville de Paris. Il n’y aura alors pas besoin de milliers de personnes pour que cette ville change, mais avec seulement quelques centaines, placées à des endroits stratégiques, par le Seigneur, spirituellement parlant, nous pourrons couvrir tout Paris. Certains prieront pour un quartier, d’autres prieront pour telle catégorie professionnelle, d’autres auront à cœur les enfants, d’autres les émigrés, d’autres telle ou telle situation particulière… Dieu placera chacun à des endroits stratégiques selon l’appel. Ce n’est pas nous qui prierons mais c’est l’Esprit qui priera au-travers de nous. Dieu veut faire de chacun de vous cette forteresse.

Dieu a peut-être parlé à votre cœur, à vous qui cherchez un renouvellement et à progresser dans votre vie de prière. Que vous puissiez alors dire : « Fais de moi une forteresse et que tu puisses, Seigneur, me placer à un lieu stratégique, au sommet d’une colline, d’un promontoire, d’une manière spirituelle Seigneur, pour couvrir toute une région par les prières que tu mettras sur mon cœur »


 

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