
Prier par l’Esprit
Les apôtres nous disent de prier par l’Esprit. Croyez-vous que nous avons besoin du Saint-Esprit pour la prière ? Croyez-vous que nous avons besoin du Saint-Esprit pour conduire notre vie ? Cela est certain. Nous allons voir ce que les apôtres nous enseignent concernant cette prière par l’Esprit, mais aussi comment développer une vie de prière par l’Esprit.
Nous lisons dans l’épître de Jude au verset 20-21 : «
Pour vous, bien-aimés, vous édifiant vous-mêmes sur votre très sainte foi, et priant par le Saint Esprit, maintenez-vous dans l'amour de Dieu, en attendant la miséricorde de notre Seigneur Jésus Christ pour la vie éternelle ». Il est ici bien question de prier par l’Esprit.
Nous lisons ensuite dans l’épître aux Ephésiens chapitre 6, verset 18 : «
Faites en tout temps par l'Esprit toutes sortes de prières et de supplications. Veillez à cela avec une entière persévérance».
Avant d’être une prière de puissance et d’autorité, la prière par l’Esprit est une prière de qualité, agréable à Dieu. Mais la prière par l’Esprit ne doit pas être vue comme une prière d’exception, réservée à quelques-uns dans l’Eglise, aux pasteurs, aux anciens ou à des personnes vraiment engagées dans la prière. Elle n’est pas non plus réservée à quelques moments de grande intensité spirituelle. La prière par l’Esprit est au contraire la norme et une qualité de prière que nous devons tous rechercher. Paul écrit bien : « faites en tout temps toutes sortes de prières par l’Esprit ». Il insiste pour que cette prière par l’Esprit se fasse «
en tout temps », en toute occasion, lorsque nous nous retrouvons dans l’assemblée, en groupe de maison, et même lorsque nous nous retrouvons dans notre maison, seuls dans notre chambre. Que nous puissions nous aussi prier par l’Esprit non pas simplement pour accomplir des prières de guérison, de délivrance ou de prophéties, mais comme l’apôtre Paul nous invite à le faire, pour porter à Dieu toutes sortes de prières, de requêtes, d’intercessions et d’actions de grâces par l’Esprit.
Mais reconnaissons que trop souvent nos prières manquent de cette saveur, de cette puissance, voire même de cette présence de l’Esprit Saint. Cela ne veut pas dire que Dieu n’écoute pas nos prières, cela ne veut pas dire non plus que Dieu rejette nos prières lorsqu’il leur manque cette dimension charismatique, mais cela signifie que le Seigneur désire nous amener plus loin et nous encourager. Par sa Parole, Il nous montre un chemin, non pas un idéal lointain, mais une réalité à vivre, non par nos seules forces mais par l’assistance du Saint- Esprit.
Avant de parler de la présence et de l’autorité qui sont associées à la prière par l’Esprit, il nous faut parler dans un premier temps de relation avec l’Esprit. Car n’oublions jamais que le Saint-Esprit n’est pas seulement une force matérielle. Il n’est pas seulement un principe spirituel pour mieux prier, pour avoir des résultats spectaculaires. Le Saint-Esprit est avant tout une personne divine.
Si nous utilisons un langage théologique, nous disons qu’Il est consubstantiel au Père et au Fils, c’est-à-dire qu’Il est de la même nature, de la même substance que le Père et le Fils. Il est Dieu comme le Père est Dieu et comme le Fils est Dieu. Et je dirai aussi qu’Il est Emmanuel, car « Dieu avec nous » c’est aujourd’hui le Saint-Esprit. C’est Lui qui est l’Emmanuel de notre génération.
Nous allons voir à présent que cette expression en dit beaucoup plus que la simple traduction « prions par l’Esprit ». Car derrière le mot «
par », il y a beaucoup plus que la notion d’un moyen. Dans la langue grecque, « par » vient de «
en » qui peut être traduit non seulement par « par » mais aussi par «
dans » ou «
avec ». Suivant les traductions que nous avons en français, nous trouvons « prier par l’Esprit », « prier avec l’Esprit » ou encore « prier dans l’Esprit ». Chacune de ces expressions s’avère nécessaire, voire même complémentaire. Nous allons noter également une progression, car si le but est d’atteindre une prière par l’Esprit, nous allons voir que pour prier par l’Esprit, il faut tout d’abord prier avec l’Esprit, c’est-à-dire être en accord avec Lui. Et pour être en accord avec Lui, pour prier avec l’Esprit, il faut d’abord prier dans l’Esprit.
Il est donc tout d’abord dit de «
prier dans l’Esprit ». « Prier dans l’Esprit » nous parle d’une communion avec le Seigneur. Le Saint-Esprit est prêt à nous donner une impulsion dans la prière, et à nous rendre capable de prier. Le Saint-Esprit est capable de nous donner cette énergie divine pour prier. C’est merveilleux, lorsqu’on sent la présence de l’Esprit dans la prière : Il nous donne la force, la persévérance, la foi, l’amour. C’est la foi qui déplace les montagnes, l’autorité qui est là dans nom de Jésus. Mais pour prier ainsi, il nous faut d’abord prendre en considération ce texte de l’apôtre Paul, dans l’épître aux Ephésiens 5.18-19 : «
Soyez, au contraire, remplis de l'Esprit, entretenez-vous par des psaumes, par des hymnes, et par des cantiques spirituels, chantant et célébrant de tout votre cœur les louanges du Seigneur ». Soyez rempli de l’Esprit, entretenez-vous : voilà les conditions et les qualités à développer avec le Saint-Esprit pour atteindre une vie de prière puissante.
Notons les deux verbes «
remplir » et «
entretenir ». Ces deux notions, une fois encore, sont nécessaires. S’il n y avait que l’idée d’être rempli, nous pourrions nous contenter de chercher le Saint-Esprit occasionnellement, quand nous rencontrons de grands problèmes, un accident de la vie, une difficulté. Mais Paul ne nous enseigne pas un tel remplissage occasionnel, il nous pousse au contraire à nous entretenir dans le Saint-Esprit. S’entretenir dans la vie de l’Esprit, ce n’est pas simplement quelque chose que nous développons lorsque nous sommes dans notre chambre de prière, mais c’est quelque chose que nous faisons en permanence en chantant et en louant Dieu au travers de ses cantiques, de ses psaumes, qui vont monter dans notre cœur. Peut-être le faites-vous au travers de chants de louanges que vous écoutez lorsque vous prenez le métro ou le train ? Ou peut-être encore au travers de vos lectures lors de vos trajets professionnels. Les anciens dans la foi avaient cette habitude de développer des exercices de piété. Beaucoup d’anglo-saxons d’ailleurs ont conservé cette habitude : ils appellent cela les « devotionnals », des dévotions. Les livres de Spurgeon comportent des dévotions du soir, du matin : ce sont des lectures pour nous encourager dans la foi. Autrefois des hommes de l’Église, comme notamment St François, ont développé toutes sortes de littérature pour nous encourager dans la vie, dans la piété. C’est bien cela s’entretenir dans l’Esprit. Ce n’est pas quelque chose que l’on fait uniquement quand on en a besoin, mais il s’agit d’une sorte de travail permanent, un entretien permanent, afin d’être toujours prêts lorsque nous devons rentrer dans la prière. Car même lorsque nous travaillons ou lorsque nous sommes dans telle ou telle activité dans la maison, nous voulons garder malgré tout en permanence un contact avec le Seigneur. Cet entretien, ce suivi, cette régularité sont nécessaires.
Il n’y a donc pas de vie de prière par l’Esprit sans une communion régulière avec l’Esprit. Cette communion passe par la louange, les chants, l’action de grâce, mais aussi par le parler en langue. Paul dit qu’il parlait abondamment en langue dans son culte personnel. La puissance du parler en langue est une puissance d’édification : notre intelligence est stérile mais lorsque nous prions par l’Esprit, notre âme est édifiée, fortifiée, renouvelée.
Avant de passer au point suivant, je veux malgré tout insister sur
deux points très importants :
- Le premier est lié au contexte même du chapitre 5 de l’Épître aux Éphésiens, où Paul dit au verset 8 : «
Autrefois vous étiez ténèbres, et maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur. Marchez comme des enfants de lumière ! ». Toutes les louanges, tous les parlers en langue n’auront aucun effet, si dans nos vies nous conservons des choses impures, des choses indignes de Jésus Christ et des situations de compromis. Les hommes ne peuvent peut-être pas le voir, mais le Saint-Esprit, lui, le voit : Il sonde nos cœurs et ne peut agir que dans des «
vases d’honneurs sanctifiés, utiles à leur maîtres, propres à toute bonne œuvre » (2 Timothée 2 :21) On peut dire qu’avant la puissance vient la sainteté. La puissance par l’Esprit ne se développera que dans la sainteté. Avant l’huile, vient le sang. Avant la Pentecôte vient la Pâque. Avant la chambre haute vient la croix. Si nous voulons grandir dans la puissance de l’Esprit, nous devons grandir dans l’amour de Christ, dans la sainteté de Jésus Christ.
- La deuxième chose concerne les motivations de nos cœurs. Et il n’y a qu’une seule motivation que le Saint-Esprit agrée : c’est l’amour. L’apôtre Paul nous dit dans 1 Corinthiens 13 que quand bien même j’aurais la prophétie, toute la connaissance jusqu’à déplacer les montagnes, si je n’ai pas l’amour, je ne suis rien. Il dit encore que les langues ne sont qu’un airain qui résonne, une cymbale qui retentit si nous n’avons pas l’amour. L’amour est la seule valeur que le Saint-Esprit agrée et ce même avant la foi, parce que la foi est rendue agissante par l’amour. Le Seigneur regarde dans nos cœurs si notre motivation première dans la prière est l’amour ou non. Alors avant toute autre chose, cherchons à développer une communion, une relation, une intimité avec le Saint-Esprit et notre lieu secret, notre chambre deviendra une chambre haute. Notre vie deviendra véritablement un temple de l’Esprit, une habitation de Dieu en Esprit. En entretenant cette dimension lorsque nous rentrerons dans la prière, nous toucherons plus rapidement le cœur de Dieu, nous nous approcherons plus rapidement du trône de notre Seigneur.
Prier dans l’Esprit nous permet ensuite de prier avec l’Esprit. Prier selon l’Esprit, autrement dit être en accord avec Lui. Cela signifie que nos prières sont inspirées par Lui, qu’elles seront même conduites par le Saint-Esprit. Lorsque nous sommes avec l’Esprit, Il produit dans nos cœurs de l’assurance. Si je suis et prie en accord avec le Saint-Esprit, quelle foi, quelle conviction m’habitent ! Quel repos aussi parce que je sais que l’Esprit s’occupe de mes prières qui montent au Père.
Prier avec l’Esprit c’est aussi démontrer une disponibilité à l’égard de l’Esprit. Avant même de parler, il nous faut prendre le temps d’écouter le Saint-Esprit. Samuel ne connaissait pas la voix du Seigneur, il dût apprendre à reconnaître la voix de Dieu. Connaissez-vous la voix de l’Esprit ? Il faut souvent au milieu des bruits de cette ville et de notre vie apprendre à entendre ce doux murmure. Si vous prêtez attention à ce murmure, vous découvrirez qu’Il est la Parole puissante de Dieu. Avant de vous lancer dans toutes sortes de prière, rendez-vous sensible à la voix de l’Esprit.
Le livre des Actes des apôtres nous raconte comment des hommes travaillant avec le Saint-Esprit ont bouleversé le monde. Nous voyons qu’avant de se précipiter sur les routes de ce monde, ils sont d’abord retournés à Jérusalem pour chercher la promesse, le don de l’Esprit. Ce n’est que lorsque la promesse fut réalisée qu’ils s’en allèrent. C’est une image qui est valable pour nous aussi : nous devons prendre le temps de chercher à être en accord avec le Saint-Esprit. Être en accord avec le Saint-Esprit, c’est démontrer une obéissance et un désir de le suivre. Les hommes de la Bible nous montrent comment ils ont appris à travailler avec le Saint-Esprit. Paul parlait même de l’assistance du Saint-Esprit. Certaines expressions dans les Actes des apôtres sont très fortes à ce sujet.
Par exemple dans Actes 13, le Saint-Esprit a appelé deux hommes : Saul et Barnabas. Alors que l’équipe pastorale de l’assemblée d’Antioche était en train de prier et de jeûner, le Saint-Esprit a dit de les mettre à part pour l’œuvre à laquelle Il les avait appelés. Et les frères d’Antioche n’ont pas refusé. Ils auraient pourtant pu vouloir les garder parce qu’ils avaient de bons ministères, mais écoutant la direction du Saint-Esprit et reconnaissant l’appel de Dieu, ils les ont laissé partir en les bénissant.
Ils ont également appris à se laisser interpeller. Le Saint-Esprit est aussi capable de nous interpeller par des circonstances, par des paroles. Je pense à Pierre dans Actes 10 et Actes 12. Pierre qui avait faim et qui se tenait sur la terrasse, a été interpellé par le Saint-Esprit en vue de se rendre par la suite chez Corneille, le Romain. Pierre, plus tard, après avoir été emprisonné, et magistralement délivré par l’ange, va réfléchir et partir dans un autre lieu. Il se sentait en effet interpellé par le Seigneur à poursuivre sa mission plus loin.
Le Saint-Esprit est capable de nous pousser et de nous porter dans une œuvre. Si vous cherchez vraiment la direction de l’Esprit pour la prière, vous verrez qu’Il vous montrera des choses. Dans Actes 8, il est parlé de Philippe, l’Evangéliste qui a commencé par être un évangéliste de foule. Il a apporté le réveil en Samarie : des milliers d’hommes étaient là et des guérisons, des délivrances extraordinaires s’accomplissaient. Mais le Saint-Esprit lui a pourtant dit ensuite d’aller sur la route de Gaza et de bien prendre la route déserte. Il s’est retrouvé sur ce chemin désert, se demandant ce qu’il faisait là, jusqu’à ce qu’un homme passe sur son char et que le Saint-Esprit lui dise de s’approcher de lui. C’était le ministre éthiopien à qui il a rendu témoignage et qu’il a ensuite baptisé. Poussés, portés par le Saint-Esprit, nous serons conduits de même dans la prière.
Il y a encore
deux expressions très fortes qui nous sont données par cet homme qui
connaissait l’Esprit, l’apôtre Paul. Dans Actes 16, alors qu’il cherchait une direction de Dieu, il écrit qu’il a été «
empêché de pénétrer en Asie par l’Esprit ». Le Saint-Esprit peut effectivement nous empêcher de faire telle ou telle chose. Si ce texte avait été écrit par des gens de notre génération, ils auraient certainement écrit : « empêché par Satan ». Mais Paul, dans la finesse de sa connaissance de Dieu et de l’Esprit, a su reconnaître que celui qui l’empêchait d’aller dans cette région n’était pas le diable, mais le Saint-Esprit lui-même. Ce n’était pas le temps de Dieu. Plus tard le Seigneur lui ouvrira les portes d’Éphèse, mais ce jour-là, le Saint-Esprit avait dit non.
Dans Actes 20, Paul utilise encore cette expression qui nous surprend : «
lié par l’Esprit ». Nous avons l’habitude d’utiliser ce terme dans des expressions telles que « lié par le diable », « lié par les passions »… etc. Paul ne s’est pourtant pas trompé, ce n’est pas le diable qui l’avait lié ce jour-là, c’était l’Esprit. Quelle sensibilité cet homme avait-il développé vis-à-vis du Saint-Esprit ! Puissions-nous apprendre à avoir une même sensibilité et cette disposition à l’égard du Saint-Esprit pour prier avec le Saint-Esprit. Que le Seigneur puisse inspirer et conduire nos prières, nous renouveler afin que nous puissions prier avec foi. Car si nous sommes en accord avec Dieu, il est bien écrit que quand deux s’accordent sur la terre, ce qu’ils demandent leur est accordé dans les cieux. Or le Saint-Esprit est sur terre et si nous nous accordons avec lui, si nous sommes tous les deux d’accord, nos prières ne seront-elles pas entendues du Père ? Quand nous prions avec cette assurance que c’est le Saint-Esprit qui nous pousse, quelle foi nous avons alors ! Nous sommes convaincus que ce que nous demandons, le Père l’exaucera.
Prier dans l’Esprit nous amène à prier avec l’Esprit et nous pourrons ainsi prier par l’Esprit. Comment imaginer prier par l’Esprit sans l’Esprit ? Comment imaginer prier par l’Esprit sans l’inspiration, la direction et la conduite du Saint-Esprit ? Mais une fois encore, cela se construit, car le Saint-Esprit n’est pas une force ou quelques principes spirituels, quelques mécaniques spirituelles, quelques théorèmes mystiques à appliquer : le Saint-Esprit est une personne et on apprend avec lui. Il est une personne qui a des sentiments, des émotions, une volonté et nous devons apprendre à le connaître et à l’aimer.
Et maintenant nous pouvons enfin parler de
prières par l’Esprit. Ce n’est qu’une fois que nous avons parlé de prières dans l’Esprit, de prières avec l’Esprit, que nous pouvons parler de prières par l’Esprit. L’apôtre Paul nous dit de faire toutes sortes de prières par l’Esprit en tout temps. Voilà notre but, ce que nous voulons atteindre.
Je voudrais avec vous voir
quatre sortes de prières par l’Esprit :
- La première est la
prière intelligible, la prière faite avec nos mots. Le Saint-Esprit nous pousse à prier. Il met dans nos cœurs des pensées, des directions et nous prions dans notre langue. Il s’agit déjà d’une prière de l’Esprit parce que c’est une prière qui est agréable à Dieu. C’est une prière où nous nous sentons en accord avec Lui. Et même si ce ne sont que nos mots, ils ont une saveur particulière, une puissance particulière auprès de Dieu.
- Puis vient la
prière en langue. Cette prière dans des langues nouvelles devient nécessaire lorsqu’il s’agit d’exprimer l’inexprimable. Quelques mots cependant sur le parler en langue. Nous savons que l’apôtre Paul nous dit de ne pas empêcher de parler en langue dans l’Église, mais qu’il souhaite également qu’un don soit avant tout interprété pour l’édification de l’Église. Il nous dit également qu’il est bien de parler en langue dans l’Église, mais que c’est encore mieux si nous prions en langue compréhensible et intelligible parce que mes frères et sœurs pourront peut-être répondre amen à cette prière. Mais Paul dit aussi prier en langue plus que tous dans son culte privé. Il nous encourage ainsi à parler en langue dans le culte privé, à prier abondamment, à développer un véritable parler en langue. Je crois également dans la puissance et dans la valeur du parler en langue, mais pas comme des espèces de ritournelles ou des mécanismes que nous mettrions en marche. Pour moi le parler en langue est un aboutissement, un débordement. Dans notre doctrine pentecôtiste, nous croyons que le parler en langue manifeste un débordement du Saint-Esprit. Chaque fois que nous sommes amenés à l’exercer, cela ne doit pas être une mécanique, mais comme un débordement, parce que l’amour et la puissance de l’Esprit nous pressent, sont en nous. Il arrive alors un moment où nous n’arrivons plus à prier avec nos mots, où nous ne trouvons plus les pensées. C’est alors que vient le secours du parler en langue qui, lui, nous amène dans une autre dimension que le Seigneur agrée. Je crois qu’un temps de prière dans l’Esprit, avec l’Esprit, par l’Esprit ne peut que nous amener à un moment de parler en langue, à cause de ce débordement et de ce besoin d’aller plus loin.
- Je voudrais aussi parler rapidement des
soupirs. Rappelez-vous Romains 8 : 26-27, Paul écrit «
De même aussi l'Esprit nous aide dans notre faiblesse, car nous ne savons pas ce qu'il nous convient de demander dans nos prières. Mais l'Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables ». Tous nos soupirs ne sont pas inexprimables : rappelez-vous Loth qui tous les jours se tenait à la porte de Sodome, se répétant combien sa situation était terrible, mais qui, le soir venu, s’en retournait dans sa maison au beau milieu de Sodome. Quand Dieu a choisi quelqu’un pour intercéder en faveur de Sodome, il n’a d’ailleurs pas choisi Loth, le juste qui tourmentait son âme avec des soupirs, mais Abraham qui était sur la montagne. Un soupir inexprimable, c’est lorsque le Saint-Esprit sonde le cœur de Dieu, prend les sentiments qui sont dans son cœur pour nous les communiquer. Il prend cet amour de Dieu, de cet amour de Jésus Christ, de la tristesse peut-être de Jésus Christ, des larmes de Jésus Christ, pour nous les communiquer. Ce ne sont pas des sentiments qui sont venus du cœur de l’homme, ce ne sont pas des sentiments qui sont venus à cause de ce que nous avons entendu, de ce que nous avons vu, ce sont des choses que Dieu nous a données par son Esprit. Jésus a pleuré sur Jérusalem, Il peut nous amener à pleurer sur telle ou telle situation. Il dit que dans le jardin, Il a présenté avec de grands cris et des larmes, des prières et des supplications. Sa prière était une prière d’agonie. Puisse le Seigneur nous donner des sentiments puissants qui ne pourront s’exprimer que par des soupirs de l’Esprit à travers nos vies ! Quels moments merveilleux lorsque le Saint-Esprit prend de ce qui est à Dieu, des sentiments du cœur de Dieu, pour nous les communiquer !
- La dernière prière par l’Esprit que je veux évoquer, renvoie à un grand sujet sur lequel nous reviendrons très bientôt : il s’agit de la
prière prophétique, les dons spirituels. Les dons spirituels font partie des prières par l’Esprit. D’un côté vous avez les prières qui montent, l’intercession, la prière par l’Esprit et de l’autre, vous avez des prières par l’Esprit, qui sont les prières qui descendent du cœur de Dieu. Les premières, ce sont les adorateurs, les intercesseurs, les sacrificateurs qui intercèdent par l’Esprit et de l’autre, ce sont les prophètes qui prophétisent et qui prient par l’Esprit. Mais dans la nouvelle alliance, les sacrificateurs sont aussi les prophètes. Et nous sommes ces sacrificateurs, ces prophètes, nous qui avons reçu la vie de Christ et l’Esprit du Seigneur pour prophétiser en son nom. Nous y reviendrons plus longuement parce que c’est un sujet important.
Pour conclure, je voudrais encore vous dire que la prière véritable ne peut se dispenser du ministère du Saint-Esprit, de l’Esprit du Saint-Esprit. Il est l’auteur et le consommateur de la prière. Paul le dit : c’est l’Esprit qui nous aide dans nos faiblesses. Alors mes frères et sœurs, développons une vie de prière par l’Esprit en tout temps et en toutes sortes de prières. Mais cherchons d’abord cette communion et cet accord, une prière dans l’Esprit, une prière avec l’Esprit et une prière par le Saint-Esprit.