
Dieu veut combler ses Assemblées de tous ses dons. Elles doivent donc être des lieux favorables à la manifestation des dons spirituels. Pour cela, il convient d'établir en son sein un cadre à la fois rassurant et stable mais aussi encourageant et même stimulant.
Que Dieu vous bénisse! Pasteur Franck Lefillatre
L’ASSEMBLEE , UN LIEU FAVORABLE A LA MANIFESTATION DES DONS
Nous sommes, cet après-midi, dans la série : Une vie de prière renouvelée, et la semaine dernière nous parlions de la vie de prière par l’Esprit. Une prière par l’esprit commence d’abord à prier dans l’Esprit, c’est une communion avec l’Esprit, une prière dans la direction de l’Esprit. Et, nous nous étions arrêtés sur un point particulier de la prière par l’Esprit que sont les dons spirituels. Je voudrais aborder ce thème des dons spirituels en deux fois. C’est très important, car une vie de prière renouvelée passe aussi par cette dimension charismatique et prophétique dans laquelle le Seigneur veut nous conduire.
Je vous propose une lecture dans la Bible, I Corinthiens, Ch. 14 / versets 39 et 40. Ce sont les versets de conclusion de ce grand passage de trois chapitres, 1 Corinthiens 12, 13 et 14 sur les dons spirituels. : « Ainsi donc, frères, aspirez à prophétiser, et n’empêchez pas de parler en langues. Mais que tout se fasse avec bienséance et avec ordre ».
Les dons spirituels sont des grâces de Dieu. Les dons spirituels peuvent se manifester dans notre vie privée, Dieu nous parle à travers des paroles de connaissance, de sagesse, de don de foi. Il nous montre des choses cachées, il nous montre des orientations. Dieu nous parle à travers des pensées, il nous parle à travers des visions ou des songes. Il nous communique des dons de foi pour que nous puissions croire à des choses qu’Il place devant nous. Ils sont importants dans notre vie privée, mais ils ont une place très importante dans notre culte public. Et l’apôtre Paul, dans cette épître aux Corinthiens, nous montre quelle est leur place et comment ils doivent se manifester de manière adéquate dans nos assemblées. Les dons spirituels font partie de la vie de l’Eglise et de son ministère de prière. Ils font partie de l’héritage et de l’enseignement des apôtres reçu de nos pères.
Et, encore aujourd’hui, ils ont pleinement leur place dans nos assemblées. Et nous avons besoin de les entendre avec la même régularité, la même qualité et la même puissance qu’il y a encore quelques années. Nous ne pouvons pas nous permettre de placer les dons spirituels parmi les belles choses du passé dont nous aurions perdu le mode d’emploi aujourd’hui.
Ce thème sur les dons spirituels va être abordé en deux messages. Aujourd’hui, nous allons nous intéresser d’abord à régler les questions concernant leur fonctionnement dans l’Eglise, et surtout voir comment l’église peut être un lieu favorable à la manifestation des dons de l’Esprit. Et, dans un second temps, nous verrons comment dans la parole que nous adresse Paul, tous peuvent prophétiser. Car, Dieu cherche dans son église des prophètes par lesquels il pourra manifester les dons de son Esprit.
Aux temps de l’Eglise Apostolique.
Dans le Nouveau Testament, dans les Actes ou les Epîtres de Paul aux Romains, aux Corinthiens, l’Epître aux Hébreux, les dons étaient manifestés régulièrement dans ces temps là. Par le moyen des dons spirituels exercés dans la foi, les malades étaient guéris, les possédés étaient délivrés, les imposteurs démasqués et même des morts ressuscités par la puissance de ces dons. Dans l’Epître aux Hébreux, il nous est dit que Dieu appuyait la prédication des apôtres par les dons spirituels.
La Bible dit aussi que les dons spirituels sont des signes. Dieu donne des dons spirituels comme des signes pour manifester sa présence et son désir d’agir en conformité avec la parole qui a été annoncée. Hébreux Ch.2 / 4 : « Dieu appuyait leur témoignage par des signes, des prodiges et divers miracles, et par les dons du Saint-Esprit distribués selon sa volonté. » Dieu renforce la prédication de sa parole par les dons qu’Il accorde. Dans le Nouveau Testament, beaucoup exerçaient le don des langues, d’autres les interprétaient, d’autres prophétisaient. Nous voyons aussi que beaucoup priaient et chantaient même dans des langues ; d’autres le faisaient dans leur langue maternelle. Et, tout ceci se passait selon l’inspiration du Saint-Esprit.
Alors, il est vrai que, dans le cas d’une église, celle de Corinthe, cette activité spirituelle avait conduit à quelques débordements. Il y avait un surplus qui avait besoin d’être canalisé, un certain désordre que Paul veut rétablir pour réajuster les choses. Ce n’est pas dans un désir de contenir les dons, de fermer, mais c’est afin de donner une base stable à la manifestation des dons spirituels.
De nos jours.
Les manifestations spirituelles demeurent des manifestations uniques et nécessaires du Saint Esprit dans l’église pour notre plus grande bénédiction. Ils sont des grâces de Dieu dont nous aurions tort de nous passer. Nous avons besoin de la prédication de la Parole, mais il a plu à Dieu aussi de nous encourager et de nous édifier à travers les dons de l’Esprit.
Malgré l’enseignement de la Bible, malgré un siècle de réveil de Pentecôte, nous constatons encore des ignorances. Paul dit dans I Corinthiens 12 / 1 au sujet de ces chrétiens de Corinthe : « Pour ce qui concerne les dons spirituels, je ne veux pas, frères, que vous soyez dans l’ignorance. »
Les Chrétiens de Corinthe étaient des chrétiens de Pentecôte, ils avaient les dons spirituels, mais il y avait des choses qu’ils ne comprenaient pas bien. Je crois que nous aussi nous sommes des églises de Pentecôte, mais il reste encore des ignorances concernant la manifestation, le fonctionnement, le but et l’utilité des dons de l’Esprit. Toute cette ignorance conduit à un déclin dans la qualité des dons de l’Esprit, dans la puissance et dans la régularité des manifestations des dons de l’Esprit.
Mais aussi la jeune génération a besoin de retrouver cette vie de l’Esprit et cette puissance de l’Esprit. Aujourd’hui, les dons spirituels sont perçus comme étant réservés à certaines personnes, les pasteurs, les anciens ou à quelques personnes très spirituelles dans l’église. Ce n’est pas vrai, Paul dit : « Vous pouvez tous prophétiser ». Nous sommes tous concernés.
Il arrive très fréquemment aussi que l’on ne sache pas comment les manifester ou que l’on n’ose pas les manifester par crainte de se tromper, d’être jugés ou tout simplement par crainte. Parfois on ne sait même plus quelle place donner aux dons spirituels dans nos assemblées. Mais, tout cela, ce n’est pas le plan de Dieu.
L’Assemblée, un lieu propice aux manifestations de l’Esprit.
L’église est le lieu favorable et propice à la manifestation des dons du Saint Esprit. L’église n’est-elle pas le temple du Saint-Esprit, n’est-elle pas un lieu d’habitation pour l’Esprit ? C’est un lieu où le Saint Esprit veut agir d’une manière particulière.
L’apôtre Paul disait à l’Eglise de Corinthe (I Corinthiens Ch. 2/ 7) que cette Eglise avait été comblée de « ses richesses qui concernent la Parole et la connaissance »et qu’il ne manquait à cette église aucun don. Je suis convaincu que Dieu veut combler toutes ses églises, partout où l’on prêche l’évangile de Jésus-Christ, partout où l’on croit à la pentecôte. Dieu veut combler ses églises de tous les dons. Le problème ne vient pas de Dieu, le problème n’est pas un manque de prophéties, le problème est un manque de prophètes. Dans notre assemblée comme dans toutes les assemblées de Dieu, il y a des dons de prophéties, des paroles de connaissance, des dons d’inspiration que Dieu veut manifester lorsqu’il trouve un prophète dans son église. Je dirai en quelque sorte, beaucoup de chrétiens aiment entendre, mais beaucoup moins de chrétiens aiment parler. « Seigneur, donne moi un don, parle-moi au travers d’un don ; mais pourquoi ne pas dire : Seigneur, dimanche prochain, je désire parler, non pas pour me mettre en avant, mais parce que je désire bénir et être un canal du Saint-Esprit. Revêts-moi du Saint-Esprit et remplis moi pour que tu puisses m’utiliser comme tu le veux.»
a) – La nécessité d’établir un cadre propice.
Dans deux de ses lettres, l’apôtre Paul prend des situations extrêmes quand aux dons spirituels.
- Dans l’Eglise de Corinthe, il existe une certaine anarchie en ce qui concerne les dons spirituels. Certes, ils sont manifestés dans la diversité et en abondance, mais le but n’est pas atteint ; c’est-à-dire que l’édification de l’église ne se fait pas. Un don spirituel a un but, il est là pour exhorter, édifier, consoler ou révéler les pensées du cœur. Mais à cause du cafouillage, personne n’était béni ni réellement enrichi par les dons de l’Esprit.
Paul va essayer de remettre les choses en ordre. C’est ce que nous avons lu dans le passage d’introduction : que tout se passe dans l’ordre et la bienséance. Mais en remettant un peu de discipline, l’apôtre Paul n’est pas en train d’enfermer les Corinthiens dans une règle à suivre parce qu’il commence par leur dire : « n’empêchez pas ». On ne peut pas enfermer l’action du Saint-Esprit. Par contre, on peut poser de bonnes bases bibliques pour favoriser la manifestation des dons spirituels. Mais l’Eglise de Corinthe représentait l’église de Pentecôte à ses débuts.
- Ensuite, il y a l’église de Thessalonique. Là, le message est différent. C’est l’inverse. Paul dit à cette église de Thessalonique : N’éteignez pas l’Esprit. C’est un problème de méfiance. Certaines personnes ont peut-être été heurtées ou choquées par des paroles mal exprimées et, à cause de cela, une méfiance s’était développée.
Corinthe et Thessalonique sont deux extrêmes, mais la Parole de Dieu nous situe un cadre entre les deux, un cadre biblique pour la bonne manifestation des dons spirituels.
b ) Un appel à une pratique saine et intelligente.
Paul conclut ce passage par une double exhortation à la liberté et à l’ordre : « N’empêchez pas de parler en langues. Mais que tout se fasse avec bienséance et avec ordre. »
L’apôtre appelle à un bon équilibre dans la pratique des dons avec deux extrêmes à éviter :
- L’extravagance : I Corinthiens 14 /23 : « Si donc dans une assemblée de l’Eglise entière, tous parlent en langues, et qu’ils surviennent des hommes du peuple, ou des non croyants, ne diront-ils pas que vous êtes fous ? »
Nous ne voulons pas aller dans l’extravagance, qui ouvre les portes à toutes sortes de mysticisme et d’anarchie. L’histoire de l’Eglise de ces dernières années est pleine de choses extravagantes, de phénomènes qui ont davantage troublé la foi des chrétiens qu’ils ne les ont édifiés.
- Les sentiments de méfiance qui conduisent au mépris.
Nous n’avons pas besoin d’extravagances, mais en même temps, nous devons refuser la méfiance qui conduit au mépris. C’est un souci parce que de plus en plus d’églises de Pentecôte ont glissé de la position corinthienne à la position thessalonicienne. Avec les nouvelles générations, il y a un sentiment de doute, de méfiance. On se tient dans l’expectative : un don spirituel ? C’est lié à de mauvais emplois des dons ou à des formes mal appropriées. Mais nous ne pouvons pas nous passer des dons de l’Esprit, et à force de développer des pensées de doutes et des pensées de méfiance, nous attristons le Saint-Esprit. Nous arrivons à des situations où nous allons éteindre l’Esprit.
Paul nous met en garde : I Thessaloniciens 5/ 19-21 : « N’éteignez pas l’Esprit. Ne méprisez pas les prophéties. Mais, examinez toutes choses, retenez ce qui est bon. »
Jésus dans l’Apocalypse nous met en garde de ne pas éteindre le Saint-Esprit. Ne perdons pas la présence du Saint-Esprit et l’action du Saint-Esprit.
Ce que Paul voulait, c’est nous donner une bonne connaissance. Il ne veut pas nous laisser dans l’ignorance, il ne veut pas que nous allions d’un extrême à un autre extrême, il veut que nous trouvions ce juste équilibre biblique. L’église est le lieu favorable à la bonne manifestation des dons de l’Esprit.
- Mais pour cela, il convient que l’église soit un cadre rassurant nous gardant de dérives, d’exagérations, de fanatismes touchant au mysticisme ou à l’opposé à l’anarchie. La vie de l’Esprit ce n’est pas n’importe quoi. Et, dans nos églises nous avons besoin d’être rassurés quant aux choses spirituelles. L’apôtre Paul, comme l’apôtre Jean nous invitent à examiner ce qui se passe. Il nous faut cet enracinement dans la parole de Dieu.
- Les exercer dans l’ordre : un cadre rassurant.
Ce cadre rassurant passe par deux principes :
- Un principe de prévenance ou de précaution. Paul enseigne un principe de prévenance dans I Corinthiens 14 / 23 : « Si donc, dans une assemblée de l’église entière, tous parlent en langues, et qu’ils surviennent des hommes du peuple ou des non-croyants, ne diront-ils pas que vous êtes fous ? » Paul nous dit donc quand il s’agit des gens de l’extérieur, vous n’utiliserez pas cette grâce que vous manifesterez dans votre culte privé. Vous allez préférez, au parler en langues, quelques paroles en français pour édifier la foi de ceux qui sont là pour la première fois. Si quelqu’un vient de l’extérieur et nous entend tous parler en langues, ils se demanderont où ils sont. C’est là le principe de précaution.
Et, en même temps, concernant les dons spirituels, nous ne pouvons pas dire que parce que nous sommes animés par l’Esprit-Saint, que nous allons avoir un comportement déplacé. Il y a des gens au milieu de nous qui sont là pour la première fois, et je ne dois pas choquer, je ne dois pas troubler par mes paroles et par mes actions. Ce qui nous amène à un deuxième principe.
- Le principe de responsabilisation.
Nul n’a le droit de dire qu’il ne peut pas contrôler un don tant dans sa forme que dans son fond. Paul dit dans I Corinthiens 14 /22 : « Les esprits des prophètes sont soumis aux prophètes ; car Dieu n’est pas un Dieu de désordre, mais un Dieu de paix. » C’est vrai que quand l’Esprit-Saint nous anime et nous pousse à parler, il y a des sentiments qui sont forts en nous et, parfois nous avons du mal à contrôler le débit de nos paroles ou le volume. C’est une réaction charnelle.
Mais, par contre, penser que par nos actions, par nos gestes nous apportons quelque chose aux dons de l’Esprit, cela peut apporter du trouble dans les esprits et, de cela nous devons nous garder.
Lorsque nous prophétisons, nous sommes responsables de trois choses :
- De la manière dont nous délivrons le message : le ton de voix , les attitudes, les gestuelles….
- De l’esprit dans lequel nous le délivrons : l’amour, l’édification……..
- Et du message que nous transmettons. Ce que nous apportons de la part du Seigneur doit être en accord avec les écritures, le Saint-Esprit ne peut pas dire autre chose que ce qui est écrit dans la Parole. Les prophéties sont en accord avec la Bible, elles n’ajoutent rien à la révélation de la Bible, mais elles confirment ce qui est écrit. Ce cadre apporte une stabilité, un fondement nécessaire lorsque nous touchons aux choses spirituelles. Les choses spirituelles nous dépassent, et parce qu’elles dépassent notre raisonnement, Dieu veut nous donner des bases solides. Trop d’églises se sont laissées emportées dans toutes sortes de rêveries comme Paul nous le dit dans les Colossiens et elles finissent par s’écrouler parce qu’elles n’avaient rien pour les soutenir. Je parle d’églises, je pourrais parler de familles, de personnes ont même perdu jusque la foi parce qu ‘elles ont été troublées par toutes sortes de phénomènes spirituels.
- Un cadre encourageant et stimulant.
Ce cadre ne doit pas être perçu comme un étau. Il doit y avoir un bon fondement et une stimulation, un encouragement à un désir d’exercer les dons spirituels dans l’église. Chacun est appelé à trouver sa place, du plus expérimenté au plus débutant, du plus ancien au plus jeune. Nous pouvons tous prophétiser successivement. Vous êtes dans ce mot : tous, tous ceux qui ont cru à Jésus-Christ et reçu la plénitude du Saint-Esprit. Ce message vous concerne.
Cela concerne particulièrement les jeunes gens, cette jeune génération qui vient, parce que c’est à vous aussi que le prophète Joël parlait. Joël 3 : « après cela, je répandrai mon Esprit sur toute chair ; vos fils et vos filles prophétiseront, vos anciens auront des songes, et vos jeunes gens des visions. Même sur les erviteurs et sur les servantes, en ces jours-là, je répandrai mon Esprit.» Le Seigneur cherche parmi sa jeunesse des jeunes hommes, des jeunes femmes remplis du Saint-Esprit, désireux d’être en bénédiction dans l’église pour prophétiser en son nom.
Conclusion - Favoriser et encourager leur exercice.
Ce cadre passe par trois choses :
- D’abord par l’amour, c’est le premier sentiment qui doit exister dans notre cœur, mais aussi dans l’église toute entière. Sans amour, ceux qui prophétisent produisent beaucoup de dégâts. Ils n’exercent pas un ministère d’édification, de consolation ou d’exhortation, mais un ministère de jugement et surtout de valorisation personnelle. Paul le rappelle dans I Corinthiens 13/1-2 : « Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n’ai pas l’amour, je suis un airain qui résonne, ou une cymbale qui retentit. Et, quand j’aurais le don de prophétie, la science de tous les mystères et toute la connaissance, quand j’aurais même toute la foi jusqu’à transporter les montagnes, si je n’ai pas l’amour, je ne suis rien. »
Il faut un climat d’amour au milieu de nous, non pas à nous épier, à nous dévorer, mais à nous aimer.
- Il faut aussi la foi qui est rendue agissante par l’amour et qui nous pousse à s’exprimer. Nous allons porter ces paroles, comme disait le Psalmiste. Psaume 45 : « Mon cœur bouillonne des paroles de charme. » Alors, nous nous exprimerons parce que nous voulons bénir.
- Enfin le désir d’être utile. Paul dans I Corinthiens 14 /6: « Et maintenant, frères, de quelle utilité vous serai-je si je venais à vous en parlant en langues au lieu de vous apporter une parole de révélation, de connaissance, de prophétie ou d’enseignement ? » Les dons spirituels sont utiles ou ce ne sont pas des dons spirituels. Dans I Corinthiens 14, le mot édification revient à plusieurs reprises pour nous parler du but des dons spirituels. Les dons spirituels sont utiles. Beaucoup veulent nous montrer les dons comme étant phénoménal, mais la Bible est cohérente dans l’Ancien et le Nouveau Testament. Le prophétisme est marqué par l’utilité.
Jérémie dans l’Ancien Testament dénonce les faux prophètes. Jérémie 23/ 32 : « Ils ne sont d’aucune utilité à mon peuple ». Quand j’aspire aux dons spirituels, c’est que je veux exhorter, consoler, je veux bénir mon frère, ma sœur.
Voilà le cadre que nous devons former, voilà l’église que nous devons former, un lieu favorable aux dons spirituels, un cadre rassurant, mais aussi un cadre stimulant et encourageant. La prochaine fois, mon frère, ma sœur, jeune homme, jeune fille, quand une de ces paroles bouillonne dans ton cœur, ne la retiens plus par peur ou par méfiance. Mais sois là en train de dire : Seigneur, je veux bénir. Trop de paroles sont tombées à terre. Il est temps de les relevées, de rentrer dans ce ministère de l’Esprit.