
L’EMPREINTE DES PATRIARCHES : ABRAHAM (1)
Quand Dieu nous ramène au coeur de son projet
Les patriarches ont marché sur terre il y a bien longtemps, mais leur empreinte marque encore l’humanité : nous marchons nous-mêmes dans les traces d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. Ils étaient des hommes de la même nature que nous et pourtant ce qu’ils ont vécu sert encore de référence à nous qui croyons aujourd’hui. Nous commencerons par Abraham.
«
Abraham planta des tamaris à Beer-Shéba, et il invoqua le nom de l’Eternel, le Dieu de l’éternité. Abraham séjourna longtemps dans le pays des Philistins. Après ces choses Dieu mit Abraham à l’épreuve et il lui dit : Abraham ! Il répondit : Me voici ! Dieu dit : Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac ; va-t’en dans le pays de Morija et là, offre-le sur l’une des montagnes que Je t’indiquerai. » (Gen.21/33-22/1-2)
Abraham était à ce moment-là un homme
apaisé, un homme comblé : il était au sommet de ses espérances et des bénédictions reçues de Dieu. Il avait traversé bien des épreuves et connu bien des agitations depuis qu’il avait quitté Charan, le pays des ses parents, pour aller en Canaan, cette terre où Dieu l’avait conduit. Bien des épreuves, bien des aventures même : rappelons-nous sa fuite en Egypte, les événements avec Lot, ou encore comment il était allé combattre les rois qui avaient capturé Lot. Rappelons-nous aussi comment il avait prié pour la délivrance de Lot lorsque Dieu vint juger Sodome et Gomorrhe. Il y eut aussi les événements avec Agar et Ismaël. Toute sa vie fut bien remplie jusqu’à ce qu’il finisse par arriver dans le pays de Guérar, dans le sud Canaan, et fasse alliance avec le roi de Guérar, Abimélec. La Bible nous dit qu’il y avait planté des tamaris sous lesquels il trouva du repos, de la fraîcheur et sous lesquels il louait le Seigneur, l’Eternel Dieu. Abraham était donc un homme comblé, et non pas simplement en troupeaux, en richesses, en serviteurs. Car ce qui avait fait sa joie, le rire, le sourire de sa vie, était cet enfant à ses côtés, l’enfant de sa vieillesse : Isaac, ce fils que Dieu lui avait accordé dans sa grâce. Abraham était un homme béni parce qu’il avait cru en Dieu, dans sa parole et avait marché fidèlement. Le Seigneur lui avait dit : « Tu seras béni et ton nom sera grand. » Abraham avait cru, il avait persévéré et il avait bien été béni.
Abraham avait donc planté des tamaris. J’aimerais m’arrêter un instant sur ce verbe ‘planter’. Pour Abraham il signifie quelque chose d’important. Jusqu’à présent il avait été un nomade et ne s’était jamais vraiment établi où que ce soit. Il avait peut-être planté sa tente, mais n’avait jamais construit une maison : il n’avait jamais pris de racines nulle part et s’il devait bouger il devait emporter sa tente et le campement. A Guerar, il a donc planté des arbres. Cette image est forte, elle évoque le fait de prendre racine dans une terre. Par ce geste, Abraham semble dire qu’il s’installe, qu’il s’agit là de bien plus qu’un campement. Il semblerait d’après le texte, qu’Abraham ait eu suffisamment le temps de voir grandir ces arbres pour profiter de leur fraîcheur, de leur parfum et de leur ombrage. Quelque chose s’était donc produit dan le cœur d’Abraham : il ne voulait plus être un nomade, mais il voulait apparemment devenir quelqu’un qui se sédentarise et qui puisse dire : « Dans ce lieu tout est bien et c’est là que je veux demeurer. » Le lieu devait vraiment être bon, les tamaris vraiment agréables parce que le texte nous dit : «
Il demeura, il y séjourna ‘longtemps’. » Qu’est-ce que longtemps ? Nous ne savons pas, mais apparemment ce fut un temps assez long et peut-être vraiment long. Mais rappelons-nous quel était le projet de Dieu à l’égard d’Abraham. Est-ce que le projet de Dieu à l’égard d’Abraham était simplement de le bénir ? Si c’était le cas, alors le projet était accompli car Abraham était un homme comblé. Mais nous savons que le projet de Dieu était bien plus vaste. Non seulement Dieu voulait bénir Abraham, mais Il voulait faire de lui un vase, une source de bénédictions pour toutes les nations. C’est à ce moment-là que Dieu va donc se rappeler à Abraham pour le ramener à son projet. Il va alors lui donner un rendez-vous, mais aussi une parole, car le Seigneur ne voulait pas qu’Abraham se contente d’avoir été béni : Il voulait qu’il devienne à son tour cette bénédiction.
Cela nous amène à réfléchir sur les différences qu’il peut y avoir entre les projets de Dieu pour notre vie et nos propres projets de bénédictions. Nous demandons souvent : « Seigneur, bénis-moi, remplis ma vie » et nous pourrions oublier que Dieu veut aussi agir au travers de notre vie. Abraham n’était pas une fin en soi, tout comme Israël n’est pas une fin en soi, tout comme nous, enfants de Dieu, nous ne sommes pas une fin en nous-mêmes, car nous ne sommes qu’un moyen. Abraham était un moyen, Israël et nous, nous sommes des moyens par lesquels l’Eternel sera glorifié.
Il semble pourtant qu’Abraham était entré dans une préretraite spirituelle. Qu’ils étaient bons ces tamaris ! Leur ombre, leur fraîcheur, leur parfum ! Là, sous ces arbres il pouvait invoquer l’Eternel, le Dieu de l’éternité. Abraham devait se dire : « Voilà, ma course est achevée, tout est bien pour moi, la seule chose que j’attends maintenant, que je désire, c’est l’éternité. » Il semble qu’il ait longtemps adoré le Seigneur, le Dieu de l’éternité, comme s’il goûtait déjà à l’heure de l’éternité, comme si déjà il régnait, comme si tout était bien, parfait pour lui.
Qu’en est-il de nous ? Peut-être beaucoup me diront : « Je suis au début de ma marche avec Dieu. » D’autres diront peut-être : « J’ai planté quelques tamaris » Il peut nous arriver rapidement de planter des tamaris et de dire : « Je me sens bien là où je suis ! Tu m’as béni, tu t’es occupé de moi, j’ai eu des épreuves, des difficultés et puis tu as agi dans ma vie. Maintenant je suis dans un état qui me satisfait. Seigneur, ce travail est pour moi un tamaris, ma famille est pour moi un tamaris, ce lieu d’habitation, cette église, sont pour moi un tamaris et je m’y sens bien, je peux t’adorer Seigneur. » Ressemblons-nous à Abraham ? Sommes-nous satisfaits de nos vies, des grâces que nous avons reçues ? Nous nous établissons et plantons tout en continuant à adorer Dieu. Nous sommes comme Pierre sur la montagne qui disait : « Qu’il est bon d’être là Seigneur ! »
Seulement il manque quelque chose dans ce tableau idyllique : la Parole de Dieu. Pendant des années Abraham a invoqué le Dieu d’éternité à l’ombre de ces arbres, mais si Dieu était avec Abraham, il semblerait qu’Il ne lui ait pas beaucoup parlé. Que faisait le Seigneur ? Peut-être laissait-Il à Abraham un temps de repos, de réjouissance ? Je crois aussi que Dieu se réservait le droit de pouvoir aller chercher Abraham sous son arbre mais qu’Il attendait le temps voulu.
Au début du chapitre 22, il est dit : «
Après ces choses ». Ces premières choses sont celles dont nous avons parlé concernant Abraham, tout ce qui concerne la première partie de sa vie : ses voyages, ses péripéties, ses combats, sa foi. Tout ceci a préparé Abraham et toutes les bénédictions qu’il a reçues de Dieu. Cela a été comme un temps d’apprentissage, parce que Dieu avait encore prévu autre chose. Il a laissé Abraham jouir de toutes ses bénédictions, car Il avait en vue quelque chose d’autre pour lui. Durant cette première période, Abraham a appris que Dieu honore sa Parole. Il a également appris à connaître le caractère de Dieu et il est devenu l’ami de Dieu. Il a appris à grandir dans la foi, car les choses qui devaient venir, allaient l’emmener encore plus loin dans la foi et dans sa relation avec le Seigneur.
Dieu avait donc laissé un temps de repos et de répit à Abraham tout en se réservant le droit d’aller le visiter sous son arbre, et c’est ce qui est arrivé. Un jour Dieu a soulevé les branches des tamaris pour appeler Abraham : « Abraham ! » et Abraham a répondu : « Me voici ! ». Cet homme comblé, riche, puissant, influent même, n’en restait pas moins un serviteur disponible à la voix de Dieu. Comment répondrions-nous nous-mêmes à l’appel de Dieu ? Nous créons notre vie, nous plantons nos tamaris, Dieu nous bénit et voilà qu’un jour le Seigneur vient nous visiter sous notre arbre. Il nous appelle par notre prénom, qu’allons-nous lui dire ?
Serons-nous capables de répondre comme Abraham : « Me voici ! » et de sortir de sous notre arbre ? Abraham a répondu à l’appel de Dieu. Il ne savait pas ce qui allait venir. Quand nous répondons au Seigneur : « Me voici ! » nous ne savons pas ce qui va venir, mis nous croyons que Dieu est fidèle et qu’Il honore toujours sa Parole.
Ce qui nous surprend au début du chapitre 22, c’est que Dieu l’appelle pour le mettre à l’épreuve. Dieu n’a cependant pas voulu le punir pour être resté trop longtemps sous son arbre. Si Dieu l’a appelé c’est qu’Il désirait perfectionner sa foi. De même s’Il place devant toi des épreuves, ce n’est pas pour te punir mais pour perfectionner ta foi, et surtout pour que son projet puisse se réaliser au travers de ta vie. Ce n’est pas en restant sous son tamaris et en adorant le Dieu d’éternité à Beer-Shéba, qu’Abraham serait devenu le père de toutes ces nations qui croient en Jésus-Christ. Il fallait qu’il sorte de sous son arbre. Ce message est peut-être pour toi et Dieu peut te dire maintenant : «
Je veux faire de toi une bénédiction, mais quitte ton arbre, quitte la fraîcheur de cet arbre qui t’a tant béni. »
Le Seigneur donne d’abord un rendez-vous à Abraham : «
Va-t-en au pays de Morija » Abraham habitait à Beer-Shéba, donc tout au Sud de Canaan, c’était un lieu agréable où il y avait le confort, la fraîcheur, les parfums. Dieu lui dit pourtant d’aller à Morija qui était un rocher avec des buissons, sans ombre et sans fraîcheur. Morija était un lieu où il n’y avait que le soleil et l’épreuve. C’est là que le Seigneur lui a pourtant donné rendez-vous, car Morija est un lieu au cœur même du projet de Dieu, un lieu au centre du pays de Canaan : Jérusalem. C’est là que le Seigneur veut le ramener : au cœur même de son projet pour sa vie, au cœur même de ses promesses. Tout ceci est vrai non seulement pour Abraham, mais aussi pour chacun d’entre nous.
Puis Dieu lui donne un lieu précis, Il lui dit : «
Sur une des montagnes que Je te dirai. » Pour nous quand il est question de la montagne que Dieu indiquera, nous pensons à une montagne particulière qui est là dans cette colline de Morija ; cette montagne a un nom, c’est le rocher de Golgotha. C’est à cet endroit-là que l’Agneau de Dieu a livré sa vie pour nous. C’est là que Dieu voulait amener Abraham et c’est à cet endroit que Dieu veut aussi nous ramener. Oui, à Morija, il n’y a pas d’arbre, pas de fraîcheur, pas de bons parfums, pas d’ombrage, il n’y a que des rochers nus, des buissons, le soleil, l’épreuve. C’est pourtant là le lieu de ton alliance avec Dieu, le lieu de la Croix, non pas seulement dans une perspective de pardon des péchés, non pas dans une perspective de purification, de renouvellement, mais dans une perspective d’alliance avec ton Dieu. C’est là que le Seigneur voulait ramener Abraham et c’est là aussi qu’Il veut nous ramener, aux choses essentielles, à la foi, à notre relation avec Dieu.
Ce rendez-vous est accompagné pour Abraham d’une parole difficile, terrible : «
Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac et offre-le en holocauste. » Dieu, en demandant un holocauste, n’allait pas se contenter des troupeaux. Quand bien même Abraham lui aurait offert mille têtes de bétail, Dieu n’en aurait voulu aucune. Quand bien même il aurait offert tout on or, toutes ses richesses, tout ce qu’il avait accumulé, Dieu n’en aurait pas voulu, car la seule chose qu’Il voulait était ce qui était précieux au cœur d’Abraham : son fils. Le Seigneur insiste sur cette parole : « Ton unique, celui que tu aimes » comme pour dire à Abraham : « Ne te trompe pas, ce n’est pas l’enfant que tu as chassé dans le désert que je veux, celui qui s’appelle Ismaël, celui que Je veux est bien Isaac. Ce ne sont pas tes œuvres mais le fruit de mes promesses et de ma grâce dans ta vie, ton unique, celui que tu aimes. » Ces paroles nous rappellent Jésus-Christ, l’Unique du Seigneur, Celui que Dieu aime par-dessus toutes choses. Nous comprenons alors que ce n’est pas tant Isaac que Dieu voulait que le cœur d’Abraham. Il voulait connaître ce qu’il y avait vraiment dans son cœur, ce à quoi Abraham était le plus attaché. Était-il plus attaché à la Parole de Dieu ou aux grâces reçues de lui ? Si Abraham avait été plus attaché à Isaac qu’à Dieu, Abraham aurait fermé son cœur et ne serait pas devenu cette source de bénédictions pour les nations. De la même façon, si nous sommes attachés aux bénédictions reçues de Dieu, aux tamaris et à tout ce que Dieu a mis dans nos vies, nous fermons notre cœur et les sources d’eaux vives ne peuvent plus couler au travers de nos vies.
En offrant Isaac, son fils, Abraham allait cependant montrer à Dieu qu’il pourrait être ce vase de bénédictions. Ce qu’Abraham devait démontrer, c’est que son obéissance à la Parole de Dieu était supérieure aux promesses de Dieu et à leur accomplissement. La promesse de Dieu était Isaac, la promesse de Dieu était que toutes les nations seraient bénies en Isaac, l’enfant de la promesse, et voilà que Dieu demandait à Abraham de le lui offrir en holocauste. Cela pouvait sembler contradictoire avec les promesses de Dieu, mais Abraham devait comprendre que l’obéissance à Dieu et à sa Parole est supérieure à toutes les promesses que Dieu nous a faites. C’est Dieu qui s’occupe de tout.
Abraham est donc parti de bon matin avec deux serviteurs et Isaac. Ils se sont mis en route et ont marché jusqu’à ce point difficile. Il est dit qu’ils avaient emporté du bois (Gen.22/3) : « …
Il fendit du bois pour l’holocauste… » Ce que je vais dire n’est pas dans la Bible, mais peut-être qu’Abraham avait coupé ses tamaris, qui avaient été pour lui un rafraîchissement et une source de grâces afin qu’ils deviennent le bois de l’holocauste, comme si nos propres bénédictions, nos propres richesses, ce qui fait la joie de notre vie, nous l’offrions au Seigneur en holocauste ?
Il y eut trois jours de marche, chaque pas rapprochait Abraham de cet instant terrible. Abraham aurait pu se laisser gagner par le doute et il aurait eu mille fois la possibilité de rentrer chez lui, mais il n’a pas cédé à l’angoisse ni à la peur, il n’a pas même cédé à l’amertume. Savez-vous qu’on peut être obéissant tout en cédant à l’amertume ? Nous voyons pourtant qu’Abraham s’est fortifié dans la foi avec cette conviction que Dieu pourvoirait. C’est ce qu’il dit d’ailleurs à Isaac : « Dieu pourvoira ! » C’est ce qu’il proclame sur la montagne : « Dieu est capable » Il s’est ainsi fortifié dans la foi, convaincu que l’obéissance à la Parole de Dieu n’empêcherait pas l’accomplissement des promesses de Dieu. Il s’est fortifié parce qu’il connaissait Dieu : il était l’ami de Dieu, connaissait son caractère, et il savait que Dieu serait capable de ressusciter Isaac. C’est ce que Hébreux 11/19 nous dit : «
Il comptait que Dieu est puissant, même pour faire ressusciter d’entre les morts. C’est pourquoi son fils lui fut rendu. »
L’homme qui arrive à Morija, n’est donc pas un homme accablé, abattu, mais c’est un homme résolu, qui a une conviction. Nous voyons à la fin du v.5 qu’il a laissé ses serviteurs derrière lui et s’apprêtant à monter sur la montagne, leur a dit : «
Nous reviendrons auprès de vous… » Pour moi ce ne sont pas des paroles à l’emporte pièce, mais elles traduisent une conviction : « Nous reviendrons auprès de vous, car l’Eternel pourvoira. » Il faudrait vraiment développer la scène de Morija en détails, mais ce que nous devons comprendre c’est qu’Abraham a dû aller jusqu’au bout de son obéissance. Nous voyons au v.12 que l’ange a appelé Abraham pour l’empêcher de mettre à mort son fils. Vous remarquerez que l’ange n’est pas intervenu alors qu’Abraham et Isaac montaient sur la montagne, ni même lorsque Abraham était en train de construire l’autel et d’y mettre du bois. Il n’est pas intervenu quand Abraham était en train de lier Isaac sur l’autel, mais seulement quand il a pris le couteau et s’est apprêté à prendre la vie de son fils. C’est à ce moment-là que l’ange est intervenu : Abraham a dû aller jusqu’au bout de son obéissance. Voilà ce que Dieu voulait connaître. Il connaissait déjà la foi d’Abraham. Nous savons depuis Gen.15/6 que Abraham crut en Dieu et que cela lui fut imputé à justice. Dieu connaissait donc sa foi mais Il voulait à présent connaître son obéissance. (Gen.22/12) : «
Je sais maintenant que tu crains Dieu. »
L’obéissance est obligatoire pour accomplir le plan de Dieu à travers nos vies. Jésus lui-même s’est rendu obéissant. Il est l’Homme de foi par excellence mais Il est aussi l’Homme d’obéissance. Paul dit : «
Il s’est humilié Lui-même en devenant obéissant jusqu’à la mort, la mort sur la Croix (c’est la pire des morts) et il ajoute : C’est pourquoi aussi Dieu l’a souverainement élevé et Lui a donné le Nom qui est au-dessus tout nom. » (Phil.2/8-9) et dans (Héb.5/8-9) : «
Il a appris l’obéissance, bien qu’il soit Fils par les choses qu’il a souffertes. Après avoir été élevé à la perfection, Il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent l’Auteur d’un salut éternel. » Jésus a appris l’obéissance, de même Abraham devait apprendre l’obéissance comme il avait appris la foi. Par la foi il est devenu un homme béni, par l’obéissance il est devenu une source de bénédictions. Voilà ce que le Seigneur désire : non seulement connaître notre foi mais aussi connaître notre obéissance.
Dieu est venu chercher Abraham de sous son tamaris pour le mener au cœur de son projet à Morija, sur cette montagne d’alliance. Là, Abraham a manifesté l’obéissance, Dieu l’a béni et Il s’est engagé dans un serment à multiplier sa postérité. Nous lisons au v.18 : «
Toutes les nations de la terre seront bénies en ta postérité parce que tu as obéi à ma voix. »
Mon frère, ma sœur, jeune homme, jeune fille, aujourd’hui je ne te parle pas de foi, mais je te parle d’obéissance. Dieu vient te chercher, répondras-tu à sa Parole, à son appel ? : « Me voici prêt à t’obéir quelles que soient les choses que tu me demandes. »
Il y a beaucoup de jeunes parmi nous, peut-être avez-vous le désir comme Abraham de rechercher des tamaris, de vous construire une vie pleine de fraîcheur, d’ombrages, de parfums agréables, mais le Seigneur te dit : « Le rendez-vous que Je te donne est sur ce rocher dégarni, sans ombrage, plein de buissons et d’épines, c’est là que Je veux traiter alliance avec toi. »
Vous ressemblez peut-être sur quelques points à Abraham, et vous pouvez dire comme lui : « J’ai eu des épreuves, des combats, des oppositions et un jour la paix est venue, j’ai trouvé cette fraîcheur, ce repos. Depuis je suis là, j’invoque Dieu. » Et si le Seigneur venait te chercher dans ta fraîcheur, dans ton repos pour te ramener au cœur de son projet et te dire : « ce n’est pas là que je t’attends mais à Morija. Ce n’est pas là que tu seras une source de bénédictions mais à Morija. » ? Le Seigneur te demande peut-être aujourd’hui de nouer avec lui non pas une alliance de foi mais une alliance d’obéissance en disant comme Abraham : « Me voici ! »
Dieu peut mettre devant toi une épreuve, celle-ci n’est pas là pour te punir ou te faire tomber. Elle est là pour perfectionner ta foi. Si vous entendez la voix du Seigneur, répondez à son appel et dites-lui : « Seigneur je veux sortir de sous les arbres et aller là où tu m’appelles. Seigneur, je n’ai rien d’autre à t’offrir qu’une vie, car Christ a déjà tout pourvu, mais me voici tel que je suis pour t’obéir entièrement. Tu m’as enseigné la foi, je veux apprendre l’obéissance et à aller jusqu’au bout avec toi pour devenir une source de bénédictions » AMEN.