La divinité de Christ (2ème partie)

Par Franck Lefillatre - Publié le Dimanche 14 août 2011    

LA DIVINITE DE JESUS-CHRIST (2)

(Col.2/1-3) : « Je veux, en effet, que vous sachiez combien est grand le combat que je soutiens pour vous, et pour ceux qui sont à Laodicée, et pour tous ceux qui n’ont pas vu mon visage en la chair, afin qu’ils aient le cœur rempli de consolation, qu’ils soient unis dans l’amour, et enrichis d’une pleine intelligence pour connaître le mystère de Dieu, savoir Christ, mystère, dans lequel sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance. »

Le titre de ce message, qui fait suite à celui sur la divinité du Fils, pourrait être : « Jésus, le mystère de Dieu. » Jésus est un mystère parce qu’Il est un personnage tout à fait unique par ses œuvres de guérison, de délivrance, les résurrections qu’Il a accomplies, la Parole qu’Il nous a donnée. Il est le Prophète de l’Eternel. Il l’est encore plus par sa nature unique, car d’après la Bible, et c’est ce que nous affirmons et croyons, Jésus est à la fois pleinement homme et pleinement Dieu. L’apôtre dit donc ceci : « En Jésus, sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la science, Il est le mystère de Dieu. »

Nous ne pourrons pas expliquer tout ce mystère en un seul message. Nous tenterons malgré tout de donner quelques pensées, quelques directions pour essayer de mieux comprendre la personne de Jésus, et ce afin de mieux l’aimer, l’adorer et le servir.

La personne de Jésus est si riche que les Evangiles et les Actes nous en proposent différentes approches. Pour certains, Jésus est vu comme : « Cet homme de Nazareth à qui Dieu a rendu témoignage, jusqu’à l’élever au rang le plus haut, à sa droite » C’est là la parole de l’apôtre Pierre au jour de la Pentecôte. Lorsque l’on présente Christ ainsi, on use d’une approche ascendante de Christ. On parle de l’homme Jésus pour arriver jusqu’au Christ, le Seigneur. Mais il y a également une autre façon d’approcher la personne du Seigneur : celle que Jean nous propose dans l’introduction à son Evangile. Il va alors partir de Dieu, de la Parole pour aller vers l’homme. « La parole incarnée, la parole faite chair. » Il s’agit ici d’une approche descendante, de Dieu vers l’homme. Ces deux approches ne s’opposent pas, elles sont bibliques. L’une et l’autre sont complémentaires et nécessaires, l’une par rapport à l’autre, pour dessiner un portrait de la personne de Jésus.

Dans le message précédent, nous avions parlé de la pleine divinité du Fils de Dieu : Jésus est de la nature de Dieu. Il est consubstantiel au Père. Ce que le Père est, le Fils l’est aussi. Nous avions également parlé de transférabilité : ce que Dieu est, possède, son omniscience, son omniprésence, son omnipotence, sa sainteté, son éternité, le Fils le possède aussi. Le Fils n’est effectivement pas inférieur au Père. Il est au même rang que le Père. Nous allons à présent nous centrer sur la personne de Jésus de Nazareth et suivre l’approche ascendante. Nous allons donc commencer par parler de son humanité pour aller jusqu’à sa divinité.

Aujourd’hui la plupart des hommes admettent l’historicité de Jésus, c’est-à-dire l’existence dans l’Histoire d’une personne appelée Jésus. On ne peut remettre en cause que Jésus ait réellement existé, vécu parmi les hommes. L’humanité de Jésus est attestée, elle est démontrée dans ses traits universels. Jésus dans son humanité a partagé des choses tout à fait communes avec nous : la faim, Il a eu faim ; la soif, Jésus a eu soif. Il a aussi partagé la fatigue, Il a eu sommeil, Il a dormi. Dans beaucoup de choses Jésus a partagé les mêmes sentiments, a ressenti les mêmes effets, les mêmes limitations temporelles, physiques, que celles que nous connaissons nous-mêmes. Mais l’humanité de Jésus présente aussi des caractéristiques uniques. Là, nous entrons dans le domaine de la foi.

L’humanité de Jésus est d’abord marquée par son incarnation et sa naissance virginale. Nous croyons dans la naissance virginale. Ce n’est pas par l’action, la semence d’un homme, que Jésus est né, mais c’est par la vertu du Saint-Esprit qui a fécondé Marie.

Nous croyons aussi, c’est encore un petit mot technique que je vous donne, en ‘l’impeccabilité’ de Jésus. Ce mot vient du latin : « None peccare » qui veut dire : « sans péché ». Jésus a été impeccable de sa naissance jusqu’à sa mort, et jusque dans l’éternité Il n’a jamais péché, mais Il a au contraire porté nos péchés. Ces deux caractéristiques que je viens de mentionner : sa naissance unique et son impeccabilité étaient indispensables en vue de l’accomplissement de sa mission : la rédemption des hommes. Alors nous disons qu’à travers ses traits humains partagés avec le reste de l’humanité, mais aussi à travers ses traits humains tout à fait uniques, Jésus est pleinement homme, mais aussi que Jésus est l’Homme nouveau. Il est le nouvel Adam, comme Paul l’a écrit. Il est porteur en sa personne de la promesse d’une nouvelle humanité.

Au-delà de l’humanité de Jésus, une question particulière se pose au croyant : qu’est-il advenu de la divinité du Fils au moment de son incarnation ? Nous croyons que le Fils est Dieu, mais que s’est-il passé lorsque le Fils s’est incarné et s’est manifesté en la personne de Jésus ?
Je vous propose de vous arrêter sur un texte très important de l’épître aux Philippiens : « Jésus-Christ existant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie à arracher son égalité avec Dieu, mais s’est dépouillé lui-même en prenant une forme semblable aux hommes… » (Phil.2/6-7) Le verbe qu’il nous faut souligner ici est le verbe : « dépouillé »
Sur la base de ce texte, une école de théologie s’est interrogée sur la portée de la divinité du Christ incarné. Elle s’appelle : ‘Kenotéiste’ qui vient du verbe grec ‘Kénossène ‘ et qui veut dire : « Se dépouiller, se vider ». Cette école enseigne dans sa version la plus extrême que Christ à son incarnation s’est dépouillé, c’est d’ailleurs ce que le texte, que nous venons de citer, dit. Mais cette école comprend le verbe « se dépouiller » comme le fait de « se vider » et de laisser au ciel sa nature, sa divinité. D’autres disent encore qu’Il ne s’est pas dépouillé de sa nature mais de ses attributs, de la divinité, de l’omniscience… et qu’Il les a laissés au ciel pour paraître comme un simple homme. Le but de cette école, de ses enseignements, sans renier la divinité du Fils, était de mettre en avant l’humanité de Jésus. Puis ayant conçu Jésus comme un simple homme, vidé de sa nature et de sa puissance divine, ils ont dit que s’Il n’a pas péché c’est parce qu’Il a marché fidèlement dans les voies de Dieu par sa parole et son Esprit. Ils ont dit aussi que tous les miracles qu’Il a accomplis l’ont été par la puissance du Saint-Esprit dont Il était plein.

Cette école de pensée est assez populaire, et même si nous ne savons pas d’où viennent ces choses, elles se retrouvent bien souvent dans les églises. Elles se sont répandues à travers des écrits, des enseignements. En parlant du dépouillement de Jésus, leur but était certes de maintenir et de mettre en avant la réalité de l’humanité de Christ. Ils voulaient aussi montrer sa grandeur dans son humiliation. Christ, un simple homme a vécu sans pécher parce qu’Il a marché d’après la parole, d’après le Saint-Esprit. Pour nous, il y a bien sûr là un exemple. Tout comme lorsqu’ils nous parlent des miracles qu’Il a accomplis par la puissance du Saint-Esprit.Toutefois nous ne croyons pas que leur approche soit cohérente avec les Ecritures.
Ce que je vous propose, c’est de considérer plutôt comment par amour pour les hommes et en vue d’accomplir le plan rédempteur, Jésus, le Fils, s’est humilié volontairement en prenant une forme humaine. Il s’est dépouillé, mais Il ne s’est pas dépouillé de sa nature. Il s’est dépouillé de sa position d’égalité, de cette gloire qu’Il partageait avec le Père de toute éternité. Ce que je veux vous dire c’est que dans son humiliation, dans son incarnation, la nature divine de Christ n’a pas été affectée. L’apôtre Paul dit que : « La plénitude de la divinité habitait corporellement en Christ. » (Col.2/9) Nous croyons donc que sur la terre Jésus était Dieu, comme Il l’était au ciel. Nous ne croyons pas que son humiliation, son dépouillement étaient liés à sa nature, mais plutôt à l’acceptation de perdre cette position d’égalité qu’Il occupait de toute éternité. N’est- ce pas une humiliation, un dépouillement que de quitter la gloire de Dieu pour venir au milieu des hommes comme un simple homme en vue de notre salut ? Nous croyons que Jésus a retenu la manifestation de sa divinité. Celle-ci était comme couverte. Jésus a paru comme un simple homme et non pas comme un Dieu. Quand les hommes le côtoyaient, ils voyaient bien un homme et non pas Dieu.

Toutefois sa divinité fut de temps à autre manifestée. N’est-ce pas lors de la conclusion du miracle de Cana que le Seigneur commença à manifester sa gloire, la gloire de Dieu ? Elle fut dévoilée à l’apôtre Pierre notamment, lorsqu’il reçut cette révélation du Père que Jésus est bien le Christ, le Fils du Dieu vivant. Mais en dehors de ces moments, sa gloire fut maintenue cachée. Nous disons donc que Jésus a paru comme un simple homme en vue d’accomplir le plan du salut, mais Il n’en restait pas moins pleinement Dieu, dans sa nature et dans ses attributs. Il était Dieu, Il est Dieu.

Nous avons dit que Jésus est pleinement homme et d’un autre côté qu’Il est pleinement Dieu. Nous ne parlons pas du ciel, mais du temps où Il était sur la terre, après son incarnation. Nous résumerons en disant que les deux natures de Jésus, sa nature humaine et sa nature divine, sont intègres, parfaites et complètes. Jésus a été en toutes choses pleinement homme. Il a été en toutes choses pleinement Dieu. Jésus n’est pas mi-homme, mi-Dieu. Bien sûr c’est un mystère qui a soulevé et qui soulève encore bien des questions. Il a fallu de nombreux siècles pour que les docteurs de l’Eglise puissent commencer à expliquer ce mystère. Il y a eu de nombreux tâtonnements, avant que la doctrine de Christ soit véritablement établie. Trois à quatre siècles de tâtonnements, d’hérésies, d’orthodoxie se sont écoulés et au bout du compte la foi a été établie. Une grande question se posait : Si Jésus était à la fois pleinement Dieu et parfaitement homme, comment ces deux natures, à priori incompatibles entre elles, ont-elles pu se tenir en une seule personne ? C’est une question à laquelle beaucoup de docteurs ont réfléchi, et qui continue à traverser les églises.

L’une des premières réponses fut de dénier l’humanité de Jésus. Dans les premiers temps du Christianisme, beaucoup estimaient que Jésus n’était pas véritablement humain, qu’Il n’était pas un homme semblable à nous en toutes choses. Ils avaient cette expression pour parler de l’humanité de Jésus : l’humanité de Jésus était un costume. A la Croix il n’y avait plus alors que le costume car celui qui était dans le costume, était parti. Un des premiers docteurs de France, qui vivait au quatrième siècle, Hilaire de Poitiers, a même écrit : « Notre Seigneur sentit la force de la souffrance, mais pas la douleur, les clous transperçant sa chair étaient comme des objets ne lui causant aucune douleur » Il Le voyait à la Croix comme quelqu’un qui finalement n’était plus qu’un costume, un fantôme.

Il nous faut replacer les choses dans leur contexte biblique. Si je dis cela, ce n’est pas simplement pour faire de l’Histoire ou de la doctrine, mais parce que ce sont des choses que nous rencontrons dans nos églises, même parfois dans l’enseignement de pasteurs qui voient en Jésus quelqu’un qui, parce qu’Il était animé de la volonté de Dieu et de sa puissance, aurait fait fi de toutes les souffrances et de toutes les douleurs. Ce sont peut-être également vos pensées, mais dans le jardin de Gethsémané, il nous est dit que Jésus était dans une telle agonie, une telle souffrance, que des perles ont commencé à couler de ses tempes. On appelle cette réaction une ‘hématie rose’ : elle est très rare, mais peut se produire suite à un stress intense. Jésus a bien connu la souffrance et la douleur dans son humanité. A la Croix, Il a souffert véritablement.

D’autres encore ont parlé de l’absorption de son humanité. C’est un point très important puisque à cause de cette question-là, il y a eu une grande division dans l’Eglise, qui continue encore aujourd’hui. C’est un point qui divise les églises d’Orient et d’Occident. Au troisième et quatrième siècle il s’est développé une doctrine qui s’appelle la doctrine de l’absorption ou encore de ‘mono physie’ d’une seule nature. Ils disaient que la nature de Jésus avait été absorbée comme une goutte de miel se dilue dans la mer. Ils ont comparé la nature de Jésus à cette goutte de miel et la nature divine à la mer. Il est vrai que si nous voulons comparer les choses, nous disons : « Qu’est-ce que la nature humaine face à la nature de Dieu ? » Les églises coptes et les églises arméniennes aujourd’hui encore sont ‘monophysites’. Elles pensent que Jésus n’avait qu’une nature, car la nature divine a absorbé la nature humaine.
En réaction à tout cela, d’autres doctrines sont venues, notamment une, venue d’un moine appelé Nestorius, qui voulait affirmer la pleine humanité de Jésus. Il disait que Jésus a bien deux natures : une nature humaine et une nature divine. Il a tellement affirmé l’existence des deux natures qu’en quelque sorte il les a séparées. Elles étaient comme côte à côte. Autrement dit, il présentait Jésus comme une personne avec deux natures qui cohabitaient dans une seule entité.

Ce n’est pas ce que nous croyons. Cette doctrine de la séparation stricte des deux natures de Jésus est encore la doctrine de nombreuses églises d’Orient, comme les églises syriaques, assyriennes, chaldéennes. Elles croient dans la stricte séparation des natures du Fils. Quant à nous, cela va vous surprendre, - mais c’est afin de vous faire comprendre que nous ne sommes pas là ici comme une espèce du produit d’un hasard, mais que nous avons aussi une histoire -, nous partageons avec la plupart des églises Occidentales la même foi dans la personne de Christ. Si vous consultez les confessions de foi des églises évangéliques, réformées, luthériennes et je vais dire aussi les églises catholiques romaines, vous verrez que concernant la personne de Christ, nous avons la même doctrine. Cette doctrine a été formulée durant le quatrième siècle après Jésus-Christ. Tous ensemble dans ces églises d’Occident nous croyons ceci : nous croyons dans l’union des deux natures. Jésus est pleinement Dieu et Il est pleinement homme, mais ces deux natures-là ne sont pas strictement séparées, elles sont unies, inséparables, mais aussi sans mélange possible. Telle est la personne de Jésus.
Le concile de Chalcédoine en l’an 451 après J.C. nous a laissé cette déclaration de foi, qui est la nôtre encore aujourd’hui, concernant la personne de Jésus : « Jésus est vrai Dieu et vrai homme, de deux natures, humaine et divine, en deux natures, humaine et divine, sans confusion ni mélange, sans division ni séparation. » Telle est la personne du Seigneur. C’est un mystère que nous avons du mal à appréhender. Jésus est unique : Dieu parmi les hommes, Dieu fait homme. Ces choses, qui peuvent paraître fastidieuses lorsqu’elles s’énoncent en quelques minutes, ont pourtant pris des centaines d’années pour être formulées, et ce sont des choses très importantes pour la foi.

Face à des mouvements qui voudraient nous présenter Jésus comme un simple homme qui aurait été tellement bon, que Dieu l’aurait adopté comme son Fils, nous disons que Jésus n’est pas qu’un simple homme, Il est Dieu sur cette terre : Il n’est pas un dieu, avec un petit ‘d’ comme dans certaines versions ou traductions erronées de la Bible ; Il est Dieu avec un grand ‘D’. Il est pleinement Dieu. Mais Il est aussi pleinement homme parmi nous. Il a partagé notre existence, notre humanité. Il a été tenté en toutes choses comme nous avons été tentés, à la différence que lui n’a jamais péché. Dans son amour pour nous, dans son obéissance au Père, Il a consenti à être humilié et à faire toute la volonté du Père. Il a dit : « Non pas ma volonté mais la tienne Seigneur. » Il a accepté la mort à la Croix. Lui qui est Dieu, a accepté cette mort terrible et infâme de la Croix.

Je voudrais vous rappeler pour conclure qu’au jardin de Gethsémané, le Seigneur a prié son Père en disant : « Et maintenant toi, Père, glorifie-moi auprès de toi-même de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde fût. » (Jn.17/5) Lorsqu’il est remonté auprès du Père, le Fils a retrouvé pleinement sa position d’égalité. Il a été élevé au rang le plus haut, assis à la droite de Dieu. Dans le ciel nous ne verrons pas Dieu, car Il est invisible, mais dans le ciel il est un Homme, c’est Jésus de Nazareth. Dans le ciel, Jésus a un corps, un corps glorifié, tel que celui que nous posséderons nous aussi à la Résurrection. Pour l’éternité, par amour pour nous, celui qui était esprit avant son incarnation, est maintenant un homme, Il a un corps, et pourtant dans le ciel Jésus reste pleinement Dieu et pleinement homme, l’Homme parfait. Nous savons que nous serons transformés à son image, lorsque nous le verrons.

Devons-nous alors parler de Jésus, Homme-Dieu ou de Jésus, Dieu-Homme ? Ce n’est pas, comme je le disais précédemment, une question de théologie, de doctrine, mais une question de sensibilité. Dans les Evangiles et les épîtres, nous avons ces deux approches. Je crois que cela est important parce qu’elles sont complémentaires et qu’elles répondent à des besoins. Il était un temps, notamment dans les premiers siècles de l’Eglise, où l’accent était mis sur ‘Jésus, Dieu-Homme’. On mettait en avant la divinité du Seigneur pour affirmer sa seigneurie. Dans un monde qui était alors un monde d’oppression, de persécutions, les Pères de l’Eglise ont voulu mettre en avant la divinité de Jésus.

Aujourd’hui et en suivant la tradition notamment des trois premiers Evangiles, Matthieu, Marc et Luc, l’approche est plutôt celle de Jésus, ‘Homme-Dieu’. C’est une approche qui est beaucoup plus porteuse dans l’évangélisation. « Jésus, cet homme de Nazareth qui allait de lieu en lieu, qui faisait du bien, qui guérissait tous ceux qui étaient sous l’empire du diable. Jésus qui a partagé notre existence, Jésus, le Prophète du Seigneur. » Cette façon de présenter le Seigneur nous permet de le rendre accessible aux hommes. Alors qu’une relation particulière se crée entre les hommes et le Seigneur-Homme, ils vont commencer à découvrir qu’au-delà de Jésus-Homme, il y a Jésus-Dieu. Mais les deux sont nécessaires. La Bible a voulu nous laisser les deux, car il n’est pas possible d’en privilégier une par rapport à l’autre. Jésus est pleinement Dieu et Il est pleinement Homme.