
Je vous propose de continuer ce que nous avons commencé le 22 juin à propos de la comparaison que nous pouvons établir entre notre corps physique et le Corps de Christ. Nous allons faire deux lectures de base et je reprendrai un peu les diverses pensées que nous avions développées.
D’abord, je vous propose une lecture dans 1 Corinthiens 12/12-27 :
« 12.12 Car, comme le corps est un et a plusieurs membres, et comme tous les membres du corps, malgré leur nombre, ne forment qu'un seul corps, ainsi en est-il de Christ. 12.13 Nous avons tous, en effet, été baptisés dans un seul Esprit, pour former un seul corps, soit Juifs, soit Grecs, soit esclaves, soit libres, et nous avons tous été abreuvés d'un seul Esprit. 12.14 Ainsi le corps n'est pas un seul membre, mais il est formé de plusieurs membres. 12.15 Si le pied disait: Parce que je ne suis pas une main, je ne suis pas du corps-ne serait-il pas du corps pour cela? 12.16 Et si l'oreille disait: Parce que je ne suis pas un œil, je ne suis pas du corps, -ne serait-elle pas du corps pour cela? 12.17 Si tout le corps était œil, où serait l'ouïe? S'il était tout ouïe, où serait l'odorat? 12.18 Maintenant Dieu a placé chacun des membres dans le corps comme il a voulu. 12.19 Si tous étaient un seul membre, où serait le corps? 12.20 Maintenant donc il y a plusieurs membres, et un seul corps. 12.21 L'œil ne peut pas dire à la main: Je n'ai pas besoin de toi; ni la tête dire aux pieds: Je n'ai pas besoin de vous. 12.22 Mais bien plutôt, les membres du corps qui paraissent être les plus faibles sont nécessaires; 12.23 et ceux que nous estimons être les moins honorables du corps, nous les entourons d'un plus grand honneur. Ainsi nos membres les moins honnêtes reçoivent le plus d'honneur, 12.24 tandis que ceux qui sont honnêtes n'en ont pas besoin. Dieu a disposé le corps de manière à donner plus d'honneur à ce qui en manquait, 12.25 afin qu'il n'y ait pas de division dans le corps, mais que les membres aient également soin les uns des autres. 12.26 Et si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui; si un membre est honoré, tous les membres se réjouissent avec lui. 12.27 Vous êtes le corps de Christ, et vous êtes ses membres, chacun pour sa part. »
C’est l’apôtre Paul qui établit justement cette comparaison entre le corps physique et le Corps de Christ.
Et ensuite une 2ème lecture dans Romains 12/4-8 :
« 12.4 Car, comme nous avons plusieurs membres dans un seul corps, et que tous les membres n'ont pas la même fonction, 12.5 ainsi, nous qui sommes plusieurs, nous formons un seul corps en Christ, et nous sommes tous membres les uns des autres. 12.6 Puisque nous avons des dons différents, selon la grâce qui nous a été accordée, que celui qui a le don de prophétie l'exerce selon l'analogie de la foi; 12.7 que celui qui est appelé au ministère s'attache à son ministère; que celui qui enseigne s'attache à son enseignement, 12.8 et celui qui exhorte à l'exhortation. Que celui qui donne le fasse avec libéralité; que celui qui préside le fasse avec zèle; que celui qui pratique la miséricorde le fasse avec joie. »
Je ferai un bref récapitulatif de ce que nous avons vu dernièrement : image du corps humain et image de l’Eglise. Nous allons poursuivre notre réflexion. Nous avons dit que le corps humain est une bonne illustration de l’unité et de la diversité. Le corps est un, bien qu’il se compose de plusieurs membres. Même si les chrétiens sont différents et accomplissent des fonctions différentes, ils ne constituent qu’une unité fonctionnelle : le corps.
L’Eglise est le Corps de Christ
Christ est la Tête du Corps. Le corps est une unité indivisible. Il y a une unité tripartite dans l’être humain, l’apôtre Paul parle de l’esprit, de l’âme et du corps. Il s’agit toujours de la même personne qui se situe derrière ces trois éléments. Le corps est indivisible, sitôt qu’on touche à un organe, la santé générale se trouve compromise, si on ampute un membre, le corps est mutilé. Si on touche ou endommage un organe essentiel comme le cœur c’est plus que la santé qui est compromise, c’est la vie qui s’en va. Ainsi une Eglise ne vit qu’aussi longtemps qu’une relation vivante est maintenue avec la Tête qui est Jésus-Christ et que l’unité essentielle entre les membres est sauvegardée. Toute atteinte à cette unité, dans un sens ou dans l’autre met la vie de l’Eglise en danger. Le corps, avons-nous dit, est une unité complète en lui-même.
C. Le corps est une unité dans la diversité comme l’Eglise locale.
Unité ne veut pas dire uniformité. Nous ne nous ressemblons pas tous, nous n’avons pas tous le même âge, la même éducation, et les uns et les autres nous arrivons de milieux complètement différents. S’il n’y a pas uniformité, il y a diversité mais unité dans cette diversité. Il y a dans une Eglise normale diversité de tempéraments, des fougueux… diversité de pensées, d’opinions ; une telle diversité n’est nullement inconciliable avec l’unité. Ce n’est pas parce que nous ne sommes pas forcément d’accord sur un point de détail en théologie ou sur le plan biblique, que l’unité va être rompue, pas du tout ! Chaque assemblée locale a son caractère et sa vocation propres. On ne peut pas, disons, parler ici, rue de la Roquette près de la Bastille en plein cœur de Paris, comme on parlerait à Tombouctou, ce sera un langage différent. Il faut que le langage soit adapté à l’auditoire. Si Jésus a su adapter Son langage à ses contemporains, s’Il était sur la terre aujourd’hui, Il pourrait parler de toute la technicité moderne. Mais Il leur a parlé des choses qu’ils connaissaient bien. Cette diversité doit nous conduire à accepter la place et la fonction que Dieu nous a imparties dans le corps et à y accomplir notre tâche sans envie ni complexe. Nous n’avons pas à envier la place d’un autre, chacun a son rôle à jouer dans le Corps de Christ, l’Eglise.
D. Le corps est aussi une unité de relations
Si le corps doit vivre et se développer, il faut que les liaisons qui unissent entre eux les différents membres et organes fonctionnent sans interruption ni entraves. Le bon état du système nerveux et de l’appareil circulatoire est une condition première de santé. Un membre qui n’est plus irrigué va se gangrener, un organe coupé des centres nerveux va se paralyser. Dès l’instant qu’il y a une carence dans notre propre corps il faut la compenser par autre chose. Parfois il y a nécessité que d’autres membres jouent le rôle que le membre manquant jouait. Par exemple s’il me manquait le bras gauche, le bras droit va devoir travailler doublement. Dans l’Eglise aussi, la vie n’est maintenue que par les relations constantes entre les membres de cette Eglise locale et Jésus-Christ. C’est de la tête que tout le corps tire sa cohésion et son unité. C’est la tête qui va tout commander. C’est en restant dépendant d’elle que l’ensemble, bien lié et bien coordonné, grâce aux différents muscles et ligaments, forment une structure harmonieuse. Je sais, l’apôtre Paul le dit gentiment : « Quand l’être extérieur se décrépit, l’être intérieur se renouvelle » (heureusement c’est une compensation mes frères et sœurs. Quand on sent son corps se décrépir on est heureux de savoir que l’être intérieur se renouvelle constamment.) à condition que chaque organe accomplisse son office suivant la fonction qui lui a été assignée et les forces et les capacités adaptées à ses besoins. De cette manière, tous les membres contribuent ensemble, dans un esprit d’amour, à la croissance organique du corps. (Eph.4/16).
E. Le corps est une unité organisée
Ce n’est pas une organisation mais un organisme. Sans organisation, la diversité mène à l’anarchie. Dans le corps, les différents membres sont commandés par un seul organe : le cerveau. Les différentes fonctions sont coordonnées par les centres nerveux. C’est ainsi seulement que l’unité du corps est maintenue. C’est de la tête que tout le corps tire cohésion et unité. C’est en restant dépendant d’elle que l’ensemble forme une structure harmonieuse. Dès l’instant qu’il y a un trouble circulatoire qui ne fonctionne pas, tout votre corps et votre esprit vont s’en trouver affectés. Le moral en prendra un coup si vous n’êtes pas assis avec Christ dans les lieux célestes. Les circonstances d’ordre physique peuvent avoir des conséquences terribles sur notre moral et nous mettre plus bas que terre bien souvent. Tous les membres du corps, malgré leur nombre, ne forment qu’un seul corps, nous n’avons pas plusieurs corps. Ainsi en est-il de Christ et de Son Eglise. (1 Cor.12/12)
La Tête du « Corps » c’est, bien entendu, Christ Lui-même. Il n’y en a pas d’autre, Il est le seul, ce n’est pas le pasteur (Eph.1/22 ; Col.1/13). C’est dans la mesure où les différentes assemblées composant l’Eglise universelle restent en liaison avec Lui, à l’écoute de Sa volonté dans Sa Parole, qu’elles seront maintenues dans l’unité de l’Esprit et d’action entre elles. Dans l’Eglise locale aussi, il importe que chaque membre soit relié, non seulement aux autres membres du corps mais directement à la Tête et qu’il perçoive la pensée divine pour lui-même. La destinée éternelle est la même quand on est enfant de Dieu, mais le cheminement est complètement différent les uns par rapport aux autres. Nous arrivons à Jésus-Christ par des moyens complètement différents, de même nous évoluons de manière différente dans le cadre de notre vie spirituelle. Il y en a qui ont une soif inextinguible du Seigneur Jésus, ils L’aiment passionnément. D’autres venant de se convertir ont eu une certaine passion et se sont un peu attiédis et après je l’espère, s’ils ont lâché la main du Seigneur, vont retrouver une pleine unité avec Lui.
Toute vie physique est communiquée au corps par la tête. Nos aliments passent par notre bouche, nos yeux et nos oreilles alimentent la vie de notre cœur et lui fournissent les sensations, nos muscles n’agissent que par les impulsions de notre cerveau. Quand il y a un problème de ce côté-là, les muscles ne réagissent plus et bien souvent ils se paralysent. Il en est de même en ce qui concerne le corps de Christ, aussi l’Eglise n’existe-t-elle pas hors de Lui. Il n’y a pas de vie possible dans le Corps de Christ si la Tête n’est pas agissante dans ce Corps-là. Il y a cette nécessité de vivre au contact permanent de la tête, donc de Jésus-Christ pour que Sa vie divine passe en nous. Si le Seigneur nous a assis dans les lieux célestes, ce n’est pas pour que nous soyons écrasés par nos circonstances mais pour que nous les dominions en Christ. De ce fait notre position de foi en Christ va être déterminante pour ce que va être notre vie de tous les jours. Dès l’instant où nous sommes reliés à la Tête, quels que soient les événements même les plus pénibles que nous traversions, nous ne serons pas écrasés par eux mais nous pourrons les dominer.
L’Eglise se compose uniquement de ceux qui sont nés de nouveau, et qui vivent de la vie de la Tête, du Chef, de Jésus-Christ. En tout cas, il est certain que si l’Eglise locale doit rester un corps cohérent et uni, il est indispensable qu’il y ait un minimum d’organisation et que l’autorité de ceux qui « gouvernent » soit reconnue par tous les membres. Si un des membres ne voulait pas répondre à ce que voulait penser mon cerveau, ce serait une vraie anarchie et il y aurait un gros problème.
F. Le corps est une unité de croissance
Dans un corps normal, tous les membres croissent ensemble mais de façon différente. Chacun d’eux contribue à la croissance de tous les autres organes en même temps qu’à sa propre croissance. Un organe ne croît pas pour lui-même, il grandit pour l’ensemble de son corps. Si un membre ou un organe cesse de croître, le corps reste infirme, disproportionné, malade et d’autres membres sont obligés de suppléer aux carences du membre défaillant. En supposant que mon bras gauche soit resté atrophié, mon bras droit aura deux fois plus de travail. Il n’en va pas autrement dans une Eglise locale. Si elle veut accomplir normalement sa mission, il importe que tous ses membres croissent ensemble et parviennent à la maturité, à « l’état d’hommes faits » comme le dit l’apôtre Paul. Quand nous sommes adultes, nous n’avons plus les raisonnements enfantins que nous pouvions avoir dans l’enfance ou l’adolescence. Les perspectives d’avenir ne sont plus les mêmes, on agit ou réagit de façon complètement différente. C’est ce à quoi le Seigneur nous appelle : à devenir des hommes faits en Christ. Ils ne vont pas tergiverser en ce qui concerne leur élan vers Dieu. Ils ne vont pas être ébranlés parce que « on m’a dit, on ne m’a pas fait… » ou par des niaiseries. Ils vont rester solidement accrochés au Rocher des siècles, à Jésus-Christ. Malheureusement certains retournent à l’école maternelle dans ce domaine.
Le retard de croissance d’un membre se répercute sur le témoignage collectif et donne un travail accru aux autres membres. Si le témoignage d’un membre est incorrect, il faut rattraper « les plumes ». Quand on lâche un sac de plumes du haut d’un clocher, vous ne pouvez jamais toutes les rattraper ensuite. Si chaque organe remplit son office suivant la fonction qui lui a été assignée et les forces et les capacités adaptées à ses besoins, alors tous les membres contribuent ensemble dans un esprit d’amour à la croissance organique du corps. Nous sommes arrivés à des stades différents, on ne peut pas demander à quelqu’un qui a 50 ans de conversion la même chose que celui qui n’en a que 5 mois. Pourquoi ? Parce que Dieu ne le demandera pas, l’approche sera différente.
C’est par la tête que tout le corps, par l’intermédiaire des nerfs et des muscles, reçoit à la fois la coordination et la force, de sorte qu’il puisse progresser dans la croissance jusqu’à la stature fixée par la volonté de Dieu (Col.2/19). Il y a des étapes que l’on ne peut pas franchir, pourquoi ? Parce que si l’on grimpe les étages quatre à quatre, il y a aussi des paliers dans les escaliers et de temps en temps il faut faire une pause sur le palier pour reprendre son souffle. Il y a des étapes par lesquelles nous passons qui sont apparemment des temps morts. Ce sont des paliers qui permettent à Dieu de nous parler en clair. C’est quand j’ai été des mois à l’hôpital que j’ai eu ma meilleure école spirituelle. Dieu sait que dans ces paliers nous ne pourrons rien faire d’autre sinon que L’écouter et Il va nous parler et nous instruire, d’abord sur nous mêmes afin que nous comprenions ce qu’Il est Lui-même. Nous allons entrer dans une autre étape ensuite, qui va nous faire découvrir la profondeur de l’amour de Dieu à notre égard. Quand vous commencez à dépendre complètement des autres, ou dans un hôpital, que vous ne pouvez pas attraper le verre d’eau qui est sur la table de nuit, c’est là que vous apprenez à rentrer en vous-mêmes en disant : « Seigneur, viens à mon secours ! » car tout simplement on est complètement dépendant de Lui dans les petites choses autant que dans les grandes. Les choses d’en bas prendront un relief tellement différent, elles s’estomperont et nous entrerons alors dans des réalités spirituelles qui deviennent plus contraignantes pour l’enfant de Dieu. C’est là que nous pèserons notre degré de spiritualité par rapport à notre position en Christ dans les lieux célestes.
L’Eglise est un organisme vivant, qui a comme tout organisme vivant, ses lois de croissance ses lois de recul, plus vastes seulement, plus riches et plus pleines. C’est un organisme animé par la vie divine et qui possède une âme supérieure où nous découvrons l’œuvre du Saint-Esprit lui-même. Il existe des Eglises que l’on peut qualifier de mineures et des Eglises que l’on peut qualifier de majeures. Je vous lirai deux textes l’un dans (1 Cor.3/2) :
« Je vous ai donné du lait et non de la nourriture solide, car vous ne pouviez pas la supporter ; et vous ne le pouvez même pas à présent, parce que vous êtes encore charnels. » Le 2ème se trouve dans (Héb.5/11-14) :
« Nous avons beaucoup à dire là-dessus, et des choses difficiles à expliquer, parce que vous êtes devenus lents à comprendre. Vous, en effet, qui depuis longtemps devriez être des maîtres, vous avez encore besoin qu’on vous enseigne les premiers rudiments des oracles de Dieu, vous en êtes venus à avoir besoin de lait et non de nourriture solide. Or quiconque en est encore au lait n’a pas l’expérience de la parole de justice ; car il est un enfant. Mais la nourriture solide est pour les hommes faits, pour ceux dont le jugement est exercé par l’usage à discerner ce qui est bien et ce qui est mal. » Souvenons-nous que la croissance du corps dépend de chacun d’entre nous. Je disais donc qu’il y a des Eglises majeures et des Eglises mineures. Je suis parfois bouleversé de me rendre compte qu’après tant d’années de conversion, pour certains, pas tous heureusement, ils en sont encore au lait et pas à la nourriture solide. Evidemment on ne va pas donner à un bébé qui vient de naître un beefsteak, il a besoin de lait. Si à l’état d’adulte les chrétiens ont besoin de lait et non de nourriture solide, là il y a un problème sérieux.
G. Le corps est une unité de vie
Les relations, la croissance, l’organisation, la spécialisation des fonctions ne sont que différentes manifestations de ce mystère qui est la vie. La vie se manifestera au-travers du corps physique et au-travers du corps spirituel qui est l’Eglise d’une manière très différente dans chacune des Eglises que nous représentons. Cette vie du corps est une. On ne peut pas parler de la vie de la main, de la vie de l’oreille ou de l’œil, même si on a des problèmes avec eux. Les différents membres participent à la vie du corps et contribuent à la vie globale. Aucun ne vit par lui-même ni pour lui-même, dans le Corps de Christ il en va de même. Les bénédictions que Dieu peut nous accorder ne nous sont pas accordées parce que nous sommes M.Untel ou Mme Unetelle. Nous en sommes les heureux bénéficiaires, nous recevons une grâce de Dieu mais en même temps cette grâce reçue va rejaillir en pluie de bénédictions sur nos frères et sœurs en Christ. Pourquoi ? Parce que le Seigneur va réjouir notre cœur. Nos paroles, nos attitudes, notre façon d’être ou de vivre vont s’en trouver complètement transformées, et nous allons porter aux autres ce que nous avons reçu du ciel.
Les trois corps de Christ dans la Bible
Je vais terminer en vous parlant de ces trois corps de Christ. Ce n’est pas par hasard que cette même expression : « corps de Christ » désigne dans la Bible des choses à première vue, différentes :
a. Le corps physique du Seigneur : Son Incarnation. (Mat.26/12, 26 ; Jn.2/21 ; 1 Pi.2/24)
b. Son corps ‘mystique’ qui est l’Eglise (Rom.12/5 ; 1 Cor.12 ; Eph.4). Cela nous autorise à établir des analogies entre les différentes réalités et à appliquer à L’Eglise des caractéristiques.
c. Le corps de Jésus et le pain de la communion.
A. Corps physique du Seigneur
Que faisait Jésus de Son corps ? Il nous est dit dans (Act.10/38) :
« Il allait de lieu en lieu faisant du bien. » Nous sommes sauvés pour servir, pour faire du bien autour de nous et non pas pour transporter du mal. Il y a de braves chrétiens qui sont plus chrétiens que Jésus lui-même. Ils font la leçon à tous ceux qu’ils rencontrent ici ou ailleurs, je regrette, nous ne sommes pas des « Zorro » des zéros peut-être mais pas des héros. C’est ce que disait le frère Scott autrefois : « Vous êtes tous des zéros. » Nous allons être d’une certaine manière des porteurs de bénédictions vers les autres. Quel que soit notre prochain nous n’avons pas à lui faire la leçon, si nous devons la lui faire c’est avec beaucoup d’amour et non à coup de versets bibliques qui assomment la personne.
Ses yeux se sont arrêtés sur les malheureux, sur les infirmes et les malades qu’Il rencontrait, Ses mains ont guéri, aidé, béni, et elles ont multiplié le pain pour les affamés. Elles ont ouvert les yeux des aveugles et les oreilles des sourds. Sa bouche a servi à publier la grâce de Dieu, et à montrer aux pécheurs le chemin, la voie du salut, mais aussi à reprendre des Pharisiens et des Sadducéens, à dévoiler avec beaucoup d’amour leur hypocrisie et leur incrédulité. Je sais bien qu’Il a traité certains de : ‘race de vipère’, c’était un peu dur mais je suis persuadé qu’Il fustigeait les siens avec amour. Les yeux sont le miroir de l’âme, ils reflètent ce que vous êtes. On peut tricher de diverses manières dans les apparences mais en général les yeux sont parlants. Vos paroles peuvent être différentes de ce que vous êtes mais les yeux ne peuvent en aucun cas tromper ceux qui ont l’habitude de regarder les yeux en face. Il y a cette nécessité en tant que chrétiens de se regarder dans le blanc des yeux, sans avoir à rougir. C’est pourquoi ses ennemis ont voulu se débarrasser de Lui. Mais comme Il l’avait prophétisé trois jours après que l’on eût démoli le temple de Son corps, Il l’a rebâti plus glorieux qu’avant.
Le Corps de Jésus-Christ après la Résurrection. Cependant, ce corps renouvelé du Seigneur Jésus, tout imprégné des forces célestes, Son corps de résurrection, reste singulièrement inopérant apparemment : plus de message de grâce adressé aux foules, fini aussi les paroles sévères, les humiliations publiques parfois. Le sel aurait-il perdu à la fois sa saveur et son mordant ? Non, pas du tout, n’ayez pas peur ! Ce corps ressuscité ne serait-il qu’un vague fantôme amorphe ? Non pas du tout
B. Le Corps ‘mystique’ de Christ : l’Eglise.
Que le monde attende quelques jours, il se rendra compte qu’il existe à présent un autre corps de Christ tout aussi actif, un corps sous une forme nouvelle, diversifiée, démultipliée, amplifiée, une forme qui restera telle tout au long des siècles et qui portera la Parole et l’action divines jusqu’aux extrémités de la terre. C’est à ce corps nouveau, à l’Eglise que Jésus-Christ a conféré les pleins pouvoirs pour la continuation de sa mission sur la terre. N’avait-Il pas promis à Ses disciples (Jn.14/12) :
« En vérité, en vérité, Je vous le dis : Celui qui croit en Moi fera aussi les œuvres que Je fais, et il en fera de plus grandes parce que Je m’en vais au Père. » C’est un de ces textes qui m’a un peu turlupiné il y a longtemps, mais plus maintenant, car je me disais : « Jésus a ressuscité des morts, Il a guéri de nombreux malades, Il multipliait à l’infini le pain. » Qui est maintenant capable de faire cela ? Il dit : « Celui qui croit en Moi, fera aussi les œuvres que Je fais, il en fera même de plus grandes. » Il les fera par le moyen du Corps de Christ, par le Corps de l’Eglise. A l’heure actuelle, la terre entière est balayée par l’annonce de l’Evangile, par les médias déjà. Nous sommes à la place de la Bastille, et nous avons un témoignage à rendre dans ce quartier. Nous allons ensuite nous disperser dans nos demeures respectives et là aussi nous porterons le message, c’est un message qui s’amplifie. Parfois Dieu permet qu’il y ait des résurrections.
C’est à ce Corps nouveau que nous présente le livre des Actes que Christ a conféré les pleins pouvoirs pour la continuation de Sa mission sur la terre. Par le ministère des différents membres du Corps, des malades sont guéris, des infirmes physiques et spirituels ont recouvré l’usage de leurs sens. La Parole du salut est annoncée aux multitudes et en réponse à cette Parole, des vies sont effectivement et radicalement transformés. Il y en a encore des multitudes qui n’ont pas entendu le message de l’Evangile. Aujourd’hui avec les médias, l’Internet, le téléphone, les portables, les journaux… il y a toutes sortes de moyens qui permettent l’annonce de l’Evangile jusqu’aux extrémités de la terre. J’ai fait de la radio pendant 25 ans, à Radio Monte-Carlo, cela partait tous-azimuts, surtout vers le Moyen-Orient, c’était ma destination.
Les ennemis de Jésus pensaient s’être débarrassés de Lui et ensuite ils découvrent que 3000, 5000 prêchent, guérissent et répandent partout la Bonne Nouvelle. Tous ceux qui étaient timorés (je pense à ce cher Pierre) n’auront pas froid aux yeux d’affronter le Sanhédrin. Il n’aura aucune hésitation, de dire qu’il appartient au Seigneur Jésus. Aujourd’hui, mes frères et sœurs, permettez-moi de dire ceci : Quand nous commençons à trembler dans notre témoignage en disant : « Je n’ose pas témoigner de Jésus-Christ car ils vont se moquer de Moi », laissez les moqueurs dire leurs moqueries et ayez le courage de dire, de proclamer et de vivre surtout ce que vous êtes : des enfants de Dieu. C’est cela l’important.
Le corps participe aux privilèges comme aussi aux déshonneurs de la Tête. Jésus n’a pas été apprécié par tous et ne pensez pas qu’être un chrétien va vous faire apprécier de tous. Au contraire Jésus nous a avertis : « Vous n’êtes pas de ce monde, vous êtes dans le monde. Vous n’avez pas sa mentalité. » Je me rappelle un fait, avant ma conversion je faisais n’importe quoi, après ma conversion mes collègues que j’insultais tous les jours, se sont dit : « Le pauvre André est-il fou ou malade ? Il a arrêté de nous insulter. » Je n’étais plus le même homme, cela s’est fait en 6 mois, j’étais différent. Pourquoi ? Parce que Dieu transforme notre être intérieur. Si notre homme extérieur se décrépit avec le temps, notre être intérieur se renouvelle. C’est ce qui faut discerner dans le Corps de Christ, nous sommes des hommes et des femmes qui avons besoin de nous laisser transformer, modifier intérieurement pour qu’au travers même de notre blanche vieillesse nous soyons encore des témoins fidèles de Jésus-Christ. Il a besoin de nous, Il aurait pu se servir des anges, Il s’en sert, mais Il se sert des hommes avec leurs paroles, avec leur façon d’être, qui n’est pas toujours très glorieuse. Il se sert de ce que nous sommes et Il va nous parfaire progressivement. Le Saint-Esprit va nous former, nous transformer, modeler jusqu’à ce que nous ayons atteint cette stature parfaite de Christ, que nous soyons devenus des hommes et des femmes adultes et qui ne sont plus toujours à l’école maternelle. Il veut modifier notre caractère, pour qu’il soit au diapason du caractère divin. Cela prend toute une vie mes frères et sœurs. Vous n’êtes pas arrivés, je ne suis pas arrivé. Nous sommes tous en marche dans la direction du Seigneur, la main dans la main et allons de l’avant avec Sa grâce.
AMEN