
CROISSANCE DE L’EGLISE DANS LE LIVRE DES ACTES
Je ne sais pas si j’ai un ministère de réconciliation avec les mathématiques, mais une chose est certaine : le Seigneur nous a demandé d’avoir tout d’abord un ministère de réconciliation avec lui. Il me semble d’ailleurs bien plus facile d’avoir un ministère de réconciliation avec le Seigneur qu’avec les mathématiques. Et pourtant, savez-vous que la Bible est remplie de mathématiques ?
Dieu est un Dieu de Création, les mathématiques tout comme les lois de la physique ne lui sont pas des choses étrangères. Je ne vous parlerai pas de fonctions, de dérivés, de logarithmes, de primitives ou d’intégrales. Mais il existe dans la Bible toutes sortes de mathématiques, et parmi elles des mathématiques très simples qui sont accessibles à tous. Ce sont celles de la multiplication : elles sont les mathématiques de Dieu. Je crois d’ailleurs que le signe opératoire que Dieu préfère parmi tous est celui de la multiplication. Le signe opératoire du diable est au contraire celui de la division. Le signe opératoire des hommes est le ‘plus’ ou le ‘moins’ parce que nous ne sommes pas capables par nous-mêmes de multiplier quelque chose. Dieu est le seul qui puisse multiplier.
Nous allons donc parler de la multiplication de Dieu dans l’Eglise et dans nos vies, car les deux se recoupent et c’est là une grande grâce. Je ne veux pas partager avec vous des concepts ou des « trouvailles » bibliques, mais des choses qui ont vraiment touché mon cœur. Ce sont des choses très concrètes. Je demande à Dieu que ce que message soit comme une parole prophétique pour notre assemblée et d’autres églises encore.
Dans le livre des Actes qui nous parle de l’expansion de l’Eglise de Jérusalem jusqu’à Rome dans un premier temps, le Seigneur nous dit que : « Le royaume de Dieu est semblable à un scribe instruit, comme un maître de maison qui va tirer de son trésor des choses anciennes et des choses nouvelles. » En remontant à la source grecque de ce texte, nous allons découvrir quelque chose de très simple mais d’une portée extraordinaire concernant la croissance de l’Église. Il s’agit là de mathématiques.
Dans le monde entier, quel que soit le lieu, la culture, ou même l’opposition religieuse, politique, les églises de Jésus-Christ grandissent. Elles croissent d’ailleurs plus vite que nous ne l’imaginons. Nous sommes surpris, et à plus forte raison encore les médias le sont-ils aussi, d’entendre que dans tel ou tel pays lointain, de telle culture musulmane, indoue ou autre, il y ait des assemblées d’une telle taille, d’une telle vivacité. Rien ne nous étonne cependant de la part de Dieu. La croissance actuelle des églises n’est d’ailleurs en rien différente de celle que connurent l’église de Jérusalem et l’église des Apôtres. La bénédiction de croissance est au cœur même du projet de Dieu pour la vie, car Dieu est un Dieu de croissance : Il n’est pas un Dieu de stagnation et encore moins un Dieu de décroissance.
Si nous lisons dans le livre de la Genèse, nous découvrons que la première parole que Dieu adresse à l’homme, est une parole de bénédiction. Vous la connaissez : « Dieu bénit l’homme et la femme et Il leur dit : soyez féconds, multipliez, et remplissez la terre… » (Gen.1/28) Je voudrais vous montrer qu’il y a un lien entre cette parole de bénédiction et la croissance de l’Eglise. La croissance de l’Eglise vient de cette première parole que Dieu a adressée à l’homme. Certains hommes se demandent si l’Église doit croître. Or tout organisme vivant est programmé pour grandir. Si la vie a pour objet la croissance, il en est de même pour l’Eglise car nous croyons qu’elle est vivante. Ce que je vais dire n’est pas seulement vrai pour les églises qui sont au loin, mais aussi pour les églises de Paris, en France et pour la nôtre.
À travers ce texte de Gen.1/28, nous pouvons faire un lien avec les Actes des Apôtres et l’extension de l’Eglise. Nous connaissons ces paroles : Etre fécond et multiplier. Dans le livre des Actes des Apôtres, Luc utilise deux verbes qui reviennent très régulièrement. Ainsi dans Act.6/7, il écrit : « La Parole de Dieu se répandait (oxano) de plus en plus, le nombre de disciples augmentait (plétuno) beaucoup à Jérusalem… » Dans Act.7/17 : « Le temps s’approchait où devait s’accomplir la promesse que Dieu avait faite à Abraham, et le peuple s’accrut (oxano) et se multiplia (plétuno) en Egypte. » C’est également le discours d’Etienne dans Act.12/24 : « Cependant la Parole de Dieu se répandait (oxano) de plus en plus, et le nombre des disciples augmentait.(plétuno) » Les verbes sont soulignés, nous avons à chaque fois les deux mêmes verbes. ‘Oxano’ qui veut dire ‘croître’ ‘pousser’, est un verbe qui est lié au domaine de l’agriculture. Le verbe ‘Plétuno’ quant à lui veut dire : ‘’Augmenter’ mais surtout : ‘Multiplier’. Ainsi chaque fois que vous avez les verbes ‘se répandre’ ‘augmenter’, vous avez ‘oksano’ et ‘plétuno’.
Luc est le seul écrivain du Nouveau Testament qui ne soit pas Juif d’origine. Sa langue était le grec et lorsqu’il lisait l’Ancien Testament, le ‘Tanah’, il le lisait dans la version des ‘Septante’, c’est à dire la version grecque de l’Ancien Testament. Ce qu’il lisait dans l’Ancien Testament grec a influencé de manière certaine ce qu’il nous a laissé dans ses propres écritures. Dans l’Ancien testament grec, il a pu lire notamment : « Dieu les bénit et leur dit : soyez féconds, (voilà le verbe ‘Oxano’), mutipliez » (voilà le verbe ‘Plétuno’).» (Gen.1/28) Ce sont ces deux mêmes verbes qu’il utilise ensuite pour parler de la croissance de l’Eglise dans le livre des Actes. Ou encore dans Gen.35/11 : « Dieu dit à Jacob : Je suis le Dieu Tout- Puissant. Sois fécond (Oxano) et multiplie » (Plétuno). Puis dans Ex.1/7 : « Les enfants d’Israël furent féconds (Oxano) et ils multiplièrent (Plétuno) » Il s’agit d’ailleurs là d’une promesse de l’Alliance : « Je vous rendrai féconds (Oxano) et je vous multiplierai (Plétuno) » (Lév.26/9)
Lorsque Luc parle de la croissance de l’Église, en utilisant ces deux verbes, il établit un lien entre les paroles de Dieu dans l’Ancien Testament et les paroles de Dieu dans la Nouvelle Alliance. Il explique la croissance de l’Eglise d’après les paroles et les bénédictions que Dieu lui-même a données à Adam, aux patriarches et à Israël en lui faisant la promesse de l’Alliance. Cette même promesse de bénédiction repose donc aussi sur l’Église de Jésus-Christ. Dieu a voulu qu’il y ait une continuité. Nous sommes sous la même bénédiction que celle qu’Il a confiée à Adam, à Abraham. C’est une bénédiction de croissance, une bénédiction de multiplication.
La croissance est donc au cœur même de Dieu : Il a un projet d’augmentation et de multiplication. Nous le voyons encore s’accomplir pour Israël, ce pays étonnant, petit par le nombre, mais dans lequel tant de choses extraordinaires se sont accomplies ! Pour l’Eglise de Jésus-Christ il en est de même. Nous n’y trouvons pas les gens influents de ce monde, nous y trouvons souvent des gens simples et pourtant cette Eglise, même si elle est ignorée des médias, remplit toute la terre. Elle multiplie, elle se répand parce que la bénédiction de Dieu est sur elle : bénédiction de croissance et bénédiction de multiplication. La question n’est alors pas de savoir comment nous allons grandir et multiplier, mais de savoir au contraire pourquoi on ne grandit pas, alors que la croissance est dans l’ADN de l’Eglise. Dieu l’a voulu ainsi.
Après avoir montré le lien entre la Parole de Dieu et ce qui se passe dans le livre des Actes des apôtres, nous allons voir que dans ce dernier livre, Luc identifie trois phases de croissance dans l’Eglise. Elles sont intimement liées à la parole du Seigneur.
« Mais vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre. » (Act.1/8)
Nous pouvons dire qu’à chaque phase de croissance correspond aussi une croissance mathématique particulière. Il existe une croissance qui est appelée croissance arithmétique. C’est une croissance par addition. On ajoute au fur et à mesure. Elle est plus ou moins forte et plus ou moins régulière. Nous la retrouvons à partir du chapitre deux jusqu’au chapitre cinq du livre des Actes.
Il est ensuite question en mathématiques d’une autre forme de croissance qui, elle, est appelée géométrique. Elle fait référence à la multiplication. C’est une courbe que l’on appelle exponentielle [croissance rapide et continue]. Cette croissance géométrique se retrouve dans les Actes des apôtres à partir du chapitre six. À partir du chapitre huit il est enfin question d’une croissance extensive. Il n’est alors plus simplement question de la croissance de l’Eglise dans un lieu donné mais de l’expansion de l’Eglise au-delà de son lieu initial.
Trois catégories de questions se posent alors : quelles sont les résultats de cette croissance ? Quels sont les moteurs de cette croissance ? Et comment l’Eglise est-elle passée d’une croissance arithmétique, progressive à une croissance géométrique par multiplication pour passer ensuite à une croissance par extension, par expansion ? Si je vous apporte ce message, c’est parce que je suis convaincu que la bénédiction de Dieu est sur nous et qu’Il tient en réserve ces croissances pour nos églises en France. Je voudrais éveiller notre curiosité, notre réflexion mais aussi nous pousser à la prière et à la foi en vue de l’accomplissement de ces croissances dans notre assemblée, dans nos assemblées, dans notre pays.
Revenons à cette première phase de croissance, la croissance arithmétique et lisons dans Act.2/44-47 :
« Tous ceux qui croyaient étaient dans un même lieu, et ils avaient tout en commun. Ils vendaient leurs propriétés et leurs biens, et ils en partageaient le produit entre tous, selon les besoins de chacun. Ils étaient chaque jour ensemble assidus au temple, ils rompaient le pain dans les maisons, et prenaient leur nourriture avec joie et simplicité de cœur, louant Dieu, et trouvant grâce auprès de tout le peuple. Et le Seigneur ajoutait chaque jour à l’Eglise ceux qui étaient sauvés. »
C’est ici le début de cette première phase de croissance de l’Eglise. Cette croissance arithmétique est directement liée à la Pentecôte : la croissance de l’Eglise a effectivement commencé le jour où le Seigneur a répandu son Esprit sur l’Eglise. C’est une dynamique que Dieu a enclenchée et que rien ne peut arrêter.
Du chapitre deux au chapitre cinq, à trois reprises, Luc parle d’une croissance à la suite de la prédication de Pierre lors de la Pentecôte :
« Ceux qui acceptèrent sa parole furent baptisés ; et, en ce jour-là, le nombre des disciples s’augmenta d’environ trois mille âmes » (Act.2/41)
« … et le Seigneur ajoutait chaque jour à l’Eglise ceux qui étaient sauvés. » (Act.2/47)
« Le nombre de ceux qui croyaient au Seigneur, hommes et femmes, augmentait de plus en plus » (Act.5/14)
Dans chacun de ces versets il y a un verbe que j’ai déjà souligné : augmenter, ajouter. A chaque fois il est question d’une croissance par addition. Ce verbe en grec est ‘Procétithéi’ qui veut dire : ajouter, additionner. Cette première phase de croissance a donc été une phase linéaire, une croissance progressive, par addition. Dieu ajoutait chaque jour ceux qui étaient sauvés à l’Eglise et cette croissance fut magnifique puisque le premier jour de la Pentecôte trois mille personnes se sont converties. Nous ne savons pas s’ils sont tous restés à Jérusalem, car il nous est dit que des gens de Jérusalem et aussi des gens de toute la Diaspora étaient là. Beaucoup ont dû retourner dans leur pays, mais il en est resté un certain nombre et le Seigneur a construit son église à Jérusalem. Quelque temps plus tard, il est d’ailleurs fait mention de cinq mille hommes, ce qui nous laisse penser qu’ils étaient beaucoup plus, puisqu’il devait y avoir des femmes qui s’associaient également à l’Eglise. Un peu plus loin dans Act.5/28 les Juifs vont même dire aux apôtres : « Vous avez rempli Jérusalem de votre enseignement… » Ce verbe ‘remplir’ nous rappelle quelque chose : « Soyez féconds, multipliez et remplissez. » Ils avaient rempli Jérusalem de leur enseignement en très peu de temps, en deux ou trois ans a priori, car ces événements se situent avant le martyre d’Etienne.
Quels étaient donc les ingrédients de cette croissance ? Je reviens sur Act.2/46, car les raisons de cette croissance se trouvent dans ce verset : « Ils étaient chaque jour tous ensemble assidus au temple, ils rompaient le pain dans les maisons, et prenaient leur nourriture avec joie et simplicité de cœur. » J’ai souligné ‘chaque jour’ et ‘ensemble’. « Chaque jour » peut nous paraître excessif ou réservé à des temps spéciaux de réveils ou de grandes visitations du Seigneur. C’était pourtant une réalité dans l’église de Jérusalem. Les gens étaient tellement attachés au Seigneur, ainsi qu’aux uns aux autres et à leur communauté, qu’ils trouvaient bon de se réunir chaque jour ensemble. Je ne dis pas que nous devons nous réunir chaque jour pour qu’il y ait une croissance de l’église, mais que nous devons nous interroger sur notre attachement à l’assemblée, à l’église, à la communion des frères et des sœurs. Nous nous réjouissons de voir dans l’église, tout au long de la semaine des frères, des sœurs, des groupes qui se retrouvent là pour telle ou telle activité, pour tel ou tel temps de prière. Ils se retrouvent à l’église, dehors, près de leurs lieux de travail. Nous bénissons le Seigneur car cela veut dire que nous aimons nous retrouver et être ensemble. Cela veut dire que nous nous attachons à la vie, aux ministères de l’église et que la compréhension de l’église n’est pas simplement un culte le dimanche matin, mais une vie de tous les jours. C’est ce que nous désirons et c’est ce que le Seigneur veut bénir.
A Jérusalem il y avait donc des chrétiens attachés à leur église locale et ils louaient Dieu ensemble. Ils partageaient aussi leurs excédents avec ceux qui étaient dans le besoin. Ils servaient le Seigneur dans les grands rassemblements de l’église, au temple comme dans les maisons où ils aimaient se retrouver ensemble. Ainsi pendant ces premières années, l’église a grandi tranquillement d’une manière arithmétique, par addition. Mais ils n’avaient pas tout vu, parce que le Seigneur avait préparé quelque chose de nouveau. Il allait donner une nouvelle impulsion à la croissance de son Eglise. Tout commença par un problème lié justement à la croissance de l’église : elle avait tellement grandi qu’elle se trouvait débordée. Les apôtres étaient déjà pris par leurs fonctions de prédicateurs, le ministère de la Parole, la prière et notamment par les besoins de l’église et la distribution de la nourriture aux veuves. Au point que certains en arrivaient à dire : « Telle et telle partie sont négligées… » Il y avait donc un problème lié à la croissance. Ils étaient débordés et il y avait des tensions. Alors les apôtres ont réuni l’église de Jérusalem et ont dit à l’assemblée : « Frères, choisissez parmi vous sept hommes, de qui on rende un bon témoignage, qui soient pleins d’Esprit Saint et de sagesse, et que nous chargerons de cet emploi. » (Act.6/1-6) L’église s’est réunie et a choisi sept frères qu’elle présenta aux apôtres, lesquels après avoir prié, leur imposèrent les mains. Ces sept frères, diacres de l’église de Jérusalem, ont alors commencé à servir le Seigneur. Ils ont déchargé les apôtres, mais ils ont été bien au-delà de la distribution de nourriture. Il suffit de penser au ministère d’Etienne et de Philippe. C’est à partir de ce moment-là que l’église va mettre en place ses structures, va libérer les ministères qui sont dans son sein et qu’une nouvelle dynamique va s’enclencher. Je lis dans Act.6/7 : « La Parole de Dieu se répandait de plus en plus, le nombre des disciples augmentait beaucoup à Jérusalem… »
À partir de Act.6 une nouvelle croissance va se mettre en place. Elle n’est pas forcément visible dans notre texte français.
(Act.6/1) : « En ce temps-là, le nombre des disciples augmentant, les Hellénistes murmurèrent contre les Hébreux… »
(Act.6/7) : « L’Église était en paix dans toute la Judée, la Galilée et la Samarie, s’édifiant et marchant dans la crainte du Seigneur et elle s’accroissait par l’assistance du Saint-Esprit. » (Act.12/24) : « Cependant la Parole de Dieu se répandait de plus en plus, et le nombre des disciples augmentait. »
Cette nouvelle dynamique dont je vous parle, n’est pas forcément visible car les verbes utilisés en français sont presque les mêmes que ceux utilisés au début. Nous avons vu que du chapitre 2 jusqu’au chapitre 5, lorsque Luc parle de croissance, il parle de ‘Prostitémie’, d’une croissance par addition. A partir du chapitre 6 cependant il change de verbe. Pour parler d’augmentation, d’accroissement, il utilise maintenant le verbe ‘Plétuno’ qui, en français, se traduit par ‘multiplier’ De Actes 2 à 5, Luc dit : « Dieu a ajouté » A partir de Actes 6, il dit : « Dieu a multiplié’ » Il passe donc d’une croissance arithmétique progressive à une croissance géométrique exponentielle.
Cela mérite que nous nous y arrêtions un instant pour comprendre. Que s’est-il donc passé pour que cette croissance arithmétique devienne une croissance géométrique, et d’addition devienne multiplication ? Tout d’abord, il y a eu une amplification de la prédication. Nous le voyons, dans les Actes seul l’apôtre Pierre prêchait, et il est vrai que son ministère était efficace. Mais à un moment, nous le voyons dans Act.5/42, les autres apôtres ont commencé eux aussi à enseigner : « Et chaque jour dans le temple et dans les maisons, ils ne cessaient d’enseigner et d’annoncer la Bonne Nouvelle. » ‘Ils’ renvoie au verset 41 et désigne ‘les apôtres’. Il y a donc une amplification de la Parole. Celle-ci ne s’est cependant pas cantonnée aux apôtres, puisque les disciples eux-mêmes sont devenus des prédicateurs, des témoins de Jésus-Christ. Cela commença par Etienne et continua par Philippe. Après la dispersion, les disciples vont ensuite aller à Chypre et à Antioche pour parler du Seigneur.
Le deuxième point qui a amené ce changement de dynamique est l’engagement dans le service de Dieu, et cela est très important. Sitôt après la nomination des diacres il y eut un effet multiplicateur plus grand, Act.6/7 parle d’une « très grande multiplication » C’est après cette nomination des diacres que cette grande multiplication s’est produite et a pu se traduire par une multiplication exponentielle. Autrement dit, quand l’Eglise a commencé à relâcher les ministères, les capacités, les dons qui étaient en son sein, la croissance de l’Eglise a explosé. Pierre était capable de s’adresser à une foule et à travers son ministère Dieu a ajouté à l’Eglise, mais quand l’Eglise toute entière a commencé à servir, à se lever pour Dieu, plus rien ne pouvait contenir sa croissance. Elle montait en multiplication vers des sommets et ainsi Jérusalem a été remplie du ministère de la Parole. Ainsi l’Église a-t-elle grandi en addition suite au ministère de Pierre, mais elle a commencé à croître en multiplication quand chacun s’est engagé dans le témoignage. Elle a commencé à croître exponentiellement lorsque chacun a commencé à servir le Seigneur selon l’appel et les dons que Dieu lui avait donnés.
AMEN.