
Nous parlerons d’un sujet d’actualité : « Allons-nous vers la fin du monde ou vers la fin d’un monde ? » J’essaierai de répondre à cette question. Je vous invite à faire deux lectures.
La première dans Mathieu 24/1-14 et 24/20-23 :
« 24.1 Comme Jésus s'en allait, au sortir du temple, ses disciples s'approchèrent pour lui en faire remarquer les constructions. 24.2 Mais il leur dit: Voyez-vous tout cela? Je vous le dis en vérité, il ne restera pas ici pierre sur pierre qui ne soit renversée. 24.3 Il s'assit sur la montagne des oliviers. Et les disciples vinrent en particulier lui faire cette question: Dis-nous, quand cela arrivera-t-il, et quel sera le signe de ton avènement et de la fin du monde? 24.4 Jésus leur répondit: Prenez garde que personne ne vous séduise. 24.5 Car plusieurs viendront sous mon nom, disant: C'est moi qui suis le Christ. Et ils séduiront beaucoup de gens. 24.6 Vous entendrez parler de guerres et de bruits de guerres: gardez-vous d'être troublés, car il faut que ces choses arrivent. Mais ce ne sera pas encore la fin. 24.7 Une nation s'élèvera contre une nation, et un royaume contre un royaume, et il y aura, en divers lieux, des famines et des tremblements de terre. 24.8 Tout cela ne sera que le commencement des douleurs. 24.9 Alors on vous livrera aux tourments, et l'on vous fera mourir; et vous serez haïs de toutes les nations, à cause de mon nom. 24.10 Alors aussi plusieurs succomberont, et ils se trahiront, se haïront les uns les autres. 24.11 Plusieurs faux prophètes s'élèveront, et ils séduiront beaucoup de gens. 24.12 Et, parce que l'iniquité se sera accrue, la charité du plus grand nombre se refroidira. 24.13 Mais celui qui persévérera jusqu'à la fin sera sauvé. 24.14 Cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin.
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24.20 Priez pour que votre fuite n'arrive pas en hiver, ni un jour de sabbat. 24.21 Car alors, la détresse sera si grande qu'il n'y en a point eu de pareille depuis le commencement du monde jusqu'à présent, et qu'il n'y en aura jamais. 24.22 Et, si ces jours n'étaient abrégés, personne ne serait sauvé; mais, à cause des élus, ces jours seront abrégés. 24.23 Si quelqu'un vous dit alors: Le Christ est ici, ou: Il est là, ne le croyez pas. »
La deuxième lecture dans 2 Pierre 3/9-14 :
« 3.9 Le Seigneur ne tarde pas dans l'accomplissement de la promesse, comme quelques-uns le croient; mais il use de patience envers vous, ne voulant pas qu'aucun périsse, mais voulant que tous arrivent à la repentance. 3.10 Le jour du Seigneur viendra comme un voleur; en ce jour, les cieux passeront avec fracas, les éléments embrasés se dissoudront, et la terre avec les œuvres qu'elle renferme sera consumée. 3.11 Puisque donc toutes ces choses doivent se dissoudre, quelles ne doivent pas être la sainteté de votre conduite et votre piété, 3.12 tandis que vous attendez et hâtez l'avènement du jour de Dieu, à cause duquel les cieux enflammés se dissoudront et les éléments embrasés se fondront! 3.13 Mais nous attendons, selon sa promesse, de nouveaux cieux et une nouvelle terre, où la justice habitera. 3.14 C'est pourquoi, bien-aimés, en attendant ces choses, appliquez-vous à être trouvés par lui sans tache et irrépréhensibles dans la paix. »
Il ne faut pas être grands clercs pour constater que nous sommes en train de vivre des temps périlleux. Les nouvelles du monde qui nous parviennent sont de plus en plus alarmistes. Les médias nous confirment sans l’ombre d’un doute, que nous vivons une période critique et alarmante de l’Histoire de notre monde. Sans vouloir jouer les « Cassandre » tout en écoutant ce qui se passe autour de nous, cette crise, que nous sommes en train de vivre actuellement à travers le monde, ce n’est pas simplement la crise aux Etats-Unis. Cette crise mondiale sur le plan monétaire n’est pas quelque chose de fortuit, c’était tout à fait prévisible il y a déjà quelques années mais la crise s’accentue de plus en plus. Notre monde est devenu un grand village, ce qui se passe d’un côté a des répercussions à l’autre bout de la planète.
Le chaos international, les conflits, les crimes, les guerres ne cessent de se multiplier. Là aussi depuis que je suis né, à travers le monde il y a toujours eu des conflits. Des années de travail sont consacrées à consolider une paix durable au Proche Orient et tout semble s’effondrer en une seule heure à cause de tel ou tel, peu importe. Il y a bientôt 2000 ans environ que les paroles de l’apôtre Paul, inspirées par le Saint-Esprit, retentissent comme un signal d’alarme à nos oreilles et se révèlent être d’une brûlante actualité : (2 Tim.3/1-5) :
«Sache que, dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles. Car les hommes seront égoïstes, amis de l’argent, fanfarons, hautains, cruels, blasphémateurs…, ennemis des gens de bien, traîtres…Eloigne-toi de ces gens-là »
Par ailleurs, Paul prophétise que la situation mondiale s’aggravera au fur et à mesure que nous approcherons des temps de la fin (1 Tim.4/1).
Il faut un peu expliciter ce que sont les temps de la fin.
Les Ecritures (2 Pier.3/3 ; 1 Jn.3/18 ; Jude17-18) nous enseignent et nous exhortent à ne pas ignorer les dangers à venir. Il faut savoir en quels temps nous sommes arrivés et regarder la situation mondiale dans laquelle nous évoluons avec des lunettes bibliques, et savoir à quelle heure nous sommes à l’horloge divine. Le Seigneur ne veut pas nous laisser ignorants quant aux événements à venir (1 Thes.4/13 ; Apoc.4/1). Certains pensent que la meilleure façon de réagir est de fuir cette société et ses pressions. D’autres refusent de voir les choses en face. Ils ont adopté la politique de l’autruche : s’enfouir la tête sous le sable pour ne pas voir les choses. Ces deux réactions sont incorrectes.
Alors, vers où allons-nous ?
C’est la question à laquelle je vais répondre maintenant. C’est en ayant pleinement conscience de toucher à des choses graves, à des choses qui nous dépassent, que je vais maintenant aborder ce sujet : ‘Allons-nous vers la fin du monde ou vers la fin d’un monde’ ? De multiples problèmes surgissent, puis se présentent en tous lieux et dans toutes les directions. Le monde entier Ouest et Est, Occident et Orient, est touché non seulement par la crise actuelle sur le plan monétaire mais par tout ce qui se passe en ce monde. Il n’y a pas une nation qui puisse se prévaloir en disant : « Cela ne m’arrivera pas. » Toutes les nations sont à égalité dans ce domaine-là. Où pourrions-nous trouver les mots pour exprimer l’agitation, la frustration et le désespoir que beaucoup ressentent devant l’avenir menaçant ? A mon âge, j’ai vécu pas mal de choses et deux guerres, nous avions encore à une certaine époque des repères qui nous permettaient de savoir ce que nous étions en train de vivre et penser que les choses pourraient s’améliorer. A l’heure actuelle, quand on pose la question aux jeunes de savoir ce qu’ils veulent faire, je l’ai fait quand je voyageais à maintes reprises dans les Eglises et certains m’ont répondu : « Vivre » Pourquoi ? Un sentiment généralisé fait que notre jeunesse actuelle a le sentiment de ne pas pouvoir vivre encore bien longtemps malheureusement.
Des scientifiques sérieux cherchent à tirer le signal d’alarme devant le danger qu’ils constatent en considérant, par exemple, les statistiques sinistres de la population mondiale qui éclipse entièrement la production de nourriture, et celles, non moins révélatrices, de la menace grandissante d’épidémies mondiales que l’on croyait révolues, sans compter la menace permanente d’anéantissement par une explosion nucléaire. L’Iran, la Corée du Nord et le Pakistan travaillent à cela. Il y a cette épée de Damoclès qui est au-dessus de la tête de notre monde qui fait qu’il vit dans une crainte permanente de ce qui peut arriver. N’omettez pas non plus, le réchauffement de notre planète avec toutes les conséquences catastrophiques que cela peut engendrer à plus ou moins, brève échéance. Déjà se produit la fonte de la banquise au pôle Nord, au pôle Sud, en terre Adélie. En ce 21ème siècle technologique, les hommes pataugent de plus en plus dans la confusion et les ténèbres, autant sur le plan politique, économique et aussi religieux.
Depuis que le monde est monde, des charlatans n’ont cessé de produire en vain la date de l’anéantissement et de la fin de notre monde. Les Témoins de Jéhovah s’y sont mis et se sont trompés à chaque coup d’ailleurs. Toujours est-il que notre planète continue à tourner autour de son axe oblique avec une régularité remarquable. La Bible ne nous annonce pas pour maintenant une destruction totale de toute vie sur la terre et de la terre elle-même. Quelle est donc la signification des paroles de Jésus lorsqu’Il déclara que la fin viendrait après que la Bonne Nouvelle serait prêchée dans le monde entier ? De quelle fin s’agit-il ? De quoi parle Jésus ? Dans les toutes dernières instructions que Jésus donne à Ses disciples, Il fait de nouveau allusion à la fin du monde (Mat.28/18-20) :
« Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. »
Nous devons donc chercher à comprendre ce qu’est la fin du monde dans la terminologie biblique. Le mot « monde » a plusieurs significations possibles dans la Bible : L’univers, la terre habitée, l’humanité que Dieu aime et voudrait sauver, le monde pêcheur et mauvais, le siècle présent. Ce sont autant de termes presque synonymes du mot monde. Parfois, on traduit aussi par monde le mot grec : « AÏON » qui signifie : âge, période de temps, siècle… « La fin du monde » ne signifie pas la fin du cosmos qui viendra plus tard, mais la fin d’une époque, bref une certaine durée de temps. La fin du monde dont parle Jésus représente donc la fin de cet âge, de notre civilisation, de cette ère spatiale, de ce présent siècle mauvais ; en fait, il s’agit de la fin d’un monde. Il n’est pas question ici de destruction complète de toute vie humaine ou animale ou végétale sur la terre puisque c’est sur cette terre que le Messie Jésus va revenir pour ensuite y établir Son règne de paix, Son royaume divin pour gouverner le monde.
Néanmoins, avant que Jésus ne revienne, il faut bien que cette triste civilisation des hommes vienne à sa fin. Ce sera la fin de ses voies égoïstes, la fin de ses méchancetés, la fin des guerres, la fin de sa folie. Nous courons de plus en plus vite vers ce genre de fin. Les siècles ont passé, se sont écoulés et se sont terminés par des bouleversements puissants et profonds. Il en sera de même pour l’avenir. Aujourd’hui, beaucoup de gens se voilent la face et s’étourdissent avec les choses d’en bas pour ne pas prendre pleinement conscience de la réalité dans laquelle notre monde est entré maintenant. C’est une voie irréversible ou comme on dit en aviation, un point de non-retour. Il vaut mieux aller jusqu’au bout du parcours que de faire demi-tour ceci à cause du manque de kérosène dans l’avion. Nous avons atteint dans notre monde un point de non-retour. Nous sommes obligés politiquement et selon la Bible d’aller de l’avant sans avoir la possibilité de faire marche arrière.
Comme la Bible nous rapporte que le déluge fut la fin catastrophique d’une première époque, de même, elle nous dit que l’époque présente et celle qui est à venir se termineront par des catastrophes analogues, et que de toutes nouvelles situations lui succéderont. Du temps de Noé ce fut par l’eau et en notre temps ce sera par le feu, c’est ce que dit l’apôtre Pierre. Ce sera donc l’époque de la fin ou la fin d’une époque et non pas la fin du monde. Cette situation complètement nouvelle, sur le point de paraître, avance vers nous avec une puissance irrésistible, et cela par l’effondrement progressif des anciennes structures et valeurs de notre société. Le célèbre exilé d’URSS Alexandre Soljenitsyne écrivait à ce propos, je cite : « Nous sommes tous au bord d’un grand effondrement historique, d’une marée qui engloutira l’ensemble de la situation et changera notre époque. Elle se trompe elle-même, vit dans l’illusion et a perdu le sens des dangers… C’est pourquoi, elle n’est plus capable de percevoir ce qui s’avance toujours plus rapidement vers elle. »
Sur ce monde pèse le
« compté, compté, pesé et divisé » de (Dan .5/25) (en chaldéen : mene, mene, teckel, oupharsim). Actuellement, notre temps est compté, il est mesuré, il est même pesé. Nous vivons dans une époque de désarroi général, où les hommes seront incapables de venir à bout de leurs problèmes. Affolés, ils chercheront du secours sans en trouver.
Le Seigneur Jésus a souligné quatre traits caractéristiques de cette époque de la fin
1) Le désordre politique de cette période Jésus l’a évoqué quand Il a dit : (Mat.24/7) :
« Une nation s’élèvera contre une autre nation, un royaume contre un autre royaume. » Depuis que j’ai le souvenir de mon existence, nous avons toujours vécu dans des temps de guerres. Vous me direz : « Mais en France… » Si vous aviez vécu la période de 1939 à 1945 c’était une vraie guerre, ensuite il y en a eu d’autres un peu partout. Avec l’argent que coûte l’armement atomique, on pourrait venir au secours de millions d’affamés dans notre monde. Chaque pays veut la paix tout en se préparant à la guerre dans la course aux armements. N’est-ce pas le chaos politique de l’époque de la fin ?
2) Le désarroi économique de cette époque, Jésus le mentionne en deuxième lieu dans (Mat.24/7) :
« Il y aura des famines. » Jamais l’économie mondiale n’a été d’une telle complexité. Plus de la moitié de notre humanité ne mange pas à sa fin alors que nos poubelles occidentales regorgent de pain et d’aliments jetés. Des états entiers sont également en faillite (ou en récession). Nos politiciens ne veulent pas parler de récession mais nous sommes en pleine récession, nous avons 42 milliards de dettes. Notre France vit au-dessus de ses moyens.
3) La confusion religieuse est le troisième signe distinctif de l’époque de la fin auquel Jésus fait allusion. Il l’a décrit en ces termes (Mat.24/23) :
« On vous dira alors : Le Christ est ici, ou Il est là. » Parce qu’ils ne s’orientent pas d’après la Parole de Dieu, les hommes sont désorientés par Satan. Nous sommes dans des temps qui seront de plus en plus difficiles pour les vrais enfants de Dieu, et nous avons besoin de nous accrocher de plus en plus au Seigneur pour rester debout. Pour ceux qui vivent le christianisme en surface il n’y a aucun problème, ils ne sont pas conscients de l’époque qu’ils vivent. Il y a en matière religieuse, une effarante confusion. Lorsque j’observe la façon, dont, dans les grandes villes, les gens courent d’un spectacle religieux à un autre, je suis très inquiet pour l’Eglise de Jésus-Christ. Je sais que c’est Jésus qui est le Chef de l’Eglise, mais il y a parfois de quoi s’affoler quand vous voyez les gens courir d’une église à une autre, pour le spectacle qui y est donné.
4) La reconstruction de l’Etat d’Israël est le quatrième signe concernant le signe de la fin. Je tiens absolument à signaler le retour de Son peuple dans la Terre Promise à Abraham. Il est l’un des signes les plus patents et les plus étonnants pour la fin de cette époque. Certains n’y voient aucun signe même parmi les Israélites. Pour moi, c’est le signe que Dieu à l’heure actuelle a les regards fixés sur cette région du Moyen Orient que de plus en plus les choses vont bouger. Personnellement, depuis 1948 je n’ai jamais vu autant de prophéties bibliques s’accomplir directement sous nos yeux. Autrefois il fallait attendre des décennies parfois des siècles avant de voir se réaliser une prophétie biblique, aujourd’hui dans les décennies qui nous ont précédées, elles s’accomplissent les unes après les autres, de façon extrêmement rapide. Le prophète Esaïe dit dans (Es.60/22) :
« Moi, l’Eternel Je hâterai ces choses en leur temps. » Nous sommes dans cette période où nous voyons s’accélérer toutes sortes de mouvements politiques, religieux et économiques.
Pourtant envers et contre tous Israël existe. Il est là, pour certains, comme une écharde dans la chair des nations mais pour les vrais chrétiens, il est là comme un signe que Dieu donne à tous les hommes. Je disais à ces deux amis Israélites avec lesquels je parlais hier que les vrais chrétiens aiment Israël, les Juifs, peu importe qu’ils soient Ashkénazes ou Sépharades. Pourquoi ? Parce que Jésus est Juif. Un passage biblique dit :
« Ce que Sa bouche a dit, Sa main l’accomplit. » Et aussi vrai que l’Etat d’Israël est né un jour au mois de mai de 1948, toutes les autres prophéties s’accompliront de la même façon. Il est inéluctable que Dieu accomplira toutes les prophéties, rien ne peut l’empêcher de réaliser Ses plans, envers et contre toutes les politiques humaines. A l’heure actuelle Dieu met en place sur la scène de l’Histoire de notre monde des nations entières dont Il est capable de se servir pour les faire concourir à Ses plans. Il l’a fait avec les Assyriens autrefois, après Il leur dira :
« Malheur à l’Assyrien, verge de Ma colère… » Pourquoi ? Parce qu’ils ont été au-delà de ce que Dieu leur avait demandé. Les nations ne se rendent pas compte mais elles sont l’objet d’un plan bien déterminé de la part de Dieu les concernant.
Ce qui caractérise donc l’époque de la fin, c’est le fait que, malgré tous ses progrès, l’humanité est de plus en plus désemparée. L’impuissance de l’homme apparaît au grand jour. Ce que sera la durée de l’époque de la fin, je ne puis vous le dire. La Bible ne nous indique pas de chiffre à ce sujet. Mais lorsque cette période de désarroi sera à son paroxysme, avant le retour de Jésus, viendra le temps de celui que la Bible appelle l’Antichrist. Il sera Antéchrist et Antichrist. Il viendra avant le retour de Christ (Anté) et il sera contre Christ (Anti). Ce laps de temps au cours duquel il se manifestera, sera vraiment le temps de la fin, cette fameuse tribulation dont parle l’Ecriture.
Nous vivons déjà, il est vrai, le désarroi de l’époque de la fin. Et ce désarroi réclame, à grands cris, la venue de « l’homme fort ». Quand ce désarroi sera à son comble, apparaîtra cet Antichrist qui sera acclamé comme le libérateur de l’humanité. C’est là qu’il proposera une paix relative pendant trois ans et demi, après ce temps il rompra son alliance avec Israël et là il se déclarera comme un loup ravisseur et il montrera qui il est réellement. Il s’emparera de la domination du monde et à l’heure actuelle, on parle de mondialisation, de globalisation. Ce ne sont pas des choses lancées à l’aveuglette, aujourd’hui tout converge vers cela : une seule religion, une seule économie, une seule politique, une seule armée mondiale. Sur le plan économique l’euro voulait être le pendant du dollar, du billet vert. Un jour viendra où il n’y aura plus qu’une monnaie unique également sous le contrôle de cet Antichrist. Sous ses ordres, le monde sera unifié une dernière fois. Ce sera la dernière tentative de l’homme de se sauver par un programme politique et économique qu’il aura établi lui-même.
La Bible parle de cette dernière dictature en langage imagé. L’apôtre Jean dans son livre de l’Apocalypse, voit une bête sortir de la mer, un monstre immense avec des cornes, des têtes, des diadèmes et avec une énorme gueule qui profère des blasphèmes. La mer est le symbole des nations de la terre ; la mer n’est jamais parfaitement calme, pas plus que les nations qui bouillonnent sans cesse. Le dernier « libérateur » du monde émergera de la mer des nations. Il a déjà eu de nombreux précurseurs. Jésus-Christ ne vient pas de la mer des nations mais du monde de Dieu. Il est le Fils du Dieu vivant. L’Antichrist est appelé une bête. Qu’est-ce que cela signifie ? L’homme a été créé à l’image de Dieu. Plus je me détourne de Dieu, plus je deviens bestial ! L’Antichrist sera un homme qui sera complètement détaché de Dieu. C’est ce qui fera de lui la bête sans cœur. Les nombreuses têtes qu’il porte, veut dire qu’il aura beaucoup d’intelligence. Il résoudra apparemment les problèmes politiques, économiques, religieux de l’homme. Il créera ainsi un empire mondial sous sa houlette. Le monde entier sera soumis à ce despote qui imposera la marque de la bête, qui permettra aux hommes d’acheter et de vendre, autrement dit de survivre, si l’on possède cette marque. Quand l’Antichrist sera parvenu au sommet de sa puissance, qu’il triomphera et croira avoir définitivement éliminé Jésus, alors Dieu interviendra dans la gloire et détruira l’Antichrist du souffle de Sa bouche.
Plus les temps s’assombrissent, plus les contours effrayants du désarroi de l’humanité et du règne de l’Antichrist se précisent, plus les chrétiens de cœur peuvent lever la tête car leur délivrance est proche. Je sais bien que cela peut paraître étrange que l’on aborde ce sujet, mais je tiens à l’aborder pour que vous ne soyez pas surpris par ce qui va arriver ensuite. Quand on prend de l’âge, on a beaucoup de souvenirs, on ne voudrait pas revoir ce qu’on a déjà vécu, malheureusement ce qui est à venir, sera pire que ce que l’on a déjà vécu, d’après ce que dit l’Ecriture évidemment. Les divers signes bibliques du temps de la fin indiquent donc la fin d’un monde et aussi le retour très proche du Seigneur. Il faut vivre comme si Jésus revenait demain, se préparer comme s’Il était là à la porte, et en même temps, je vais terminer sur une note un peu plus positive, il faut se dire que nous avons besoin de travailler, de semer et d’apporter à tous ceux qui ne connaissent pas encore l’Evangile et Jésus-Christ, ce que nous avons reçu du ciel à tous ceux qui nous entourent.
Ce temps de la Grâce commence à toucher à sa fin, nous dit (1 Cor.7/31b). Cela signifie que ce qui constitue la substance de la société humaine va impitoyablement à sa ruine. Ce monde touche à sa fin dans sa substance. Nous vivons une période excitante, singulière, et nous devrions remercier Dieu de ce que, justement, notre génération peut être un témoin oculaire des événements de ces décennies. Car, aujourd’hui, nous voyons de nos yeux et entendons de nos oreilles ce que nos pères et nos ancêtres désiraient voir et entendre. C’est pourquoi, en ces temps de la fin d’un monde, prenons conscience des temps graves que nous vivons. Ne nous laissons pas effrayer par les menaces de «Celui qui croit pouvoir changer les temps. » N’oublions pas que « c’est Dieu qui a déterminé la durée des temps et qui en a fixé les limites. » C’est aujourd’hui plus que jamais l’heure de regarder avec confiance à Dieu. Il semble bien que nous ne nous trompons pas en affirmant que notre époque est une époque de transition. De telles périodes sont certainement très difficiles à vivre et à comprendre pour ceux qui ont atteint un certain âge, mais elles marquent plus fortement les hommes et l’Histoire. Il y a de ces faits bien précis dans cette Histoire qui nous a précédés, il y a quelques décennies seulement qui ont marqué des millions d’hommes. Il n’y a pas seulement le fait que l’on ait marché sur la lune mais surtout les premières bombes d’Hiroshima et de Nagasaki. Quand on a vu des centaines et des milliers de morts en quelques instants, là on a atteint un sommet jamais atteint auparavant. Cela marque l’esprit des hommes. Les hommes s’enfouissent la tête sous le sable pour ne pas imaginer ou penser un seul instant que la chose pourrait se renouveler. Je puis vous dire ceci, nous avons frôlé une explosion nucléaire au temps de Cuba sous Kennedy. Nous en avons frôlé une seconde il n’y a pas très longtemps en 2007 avec Israël et l’Iran. Pourquoi ? Parce qu’Israël voulait frapper l’Iran avant qu’ils puissent construire leur fameuse bombe atomique. Il faut que vous sachiez dans quel temps nous sommes. Nous sommes assis sur un sac de poudre et au Moyen Orient celui-ci peut exploser d’un moment à l’autre. Il ne faut pas vous leurrer, d’où la nécessité de lire attentivement la Parole de Dieu et les prophéties que Dieu nous donne pour savoir où nous en sommes au calendrier biblique.
Aimer notre époque, c’est aimer cette tranche de vie que Dieu a voulu terrestre. C’est ne pas vouloir la traverser en aveugles, en rêveurs, en égoïstes. Comprendre notre époque, ce temps d’une fin de l’âge, ce n’est pas seulement prédire son avenir, mais c’est savoir dans l’immédiat, comment notre vie de disciple de Jésus-Christ doit s’inscrire dans le temps présent. C’est savoir ce que Dieu attend de nous en 2008, c’est savoir que l’heure est venue de nous arracher enfin de notre sommeil spirituel. Je sais que nous sommes un peu gâtés en France, même trop parfois parce que nous sommeillons pour ne pas dire que nous dormons. Dans d’autres pays, atteints par des politiques différentes de la nôtre, ils ont déjà commencé à entrer dans cette tribulation. Ils paient de leurs vies le fait d’être simplement chrétiens, on les massacre.
Il est également bon de savoir que Jésus-Christ et Sa Bonne Nouvelle dominent, et de très haut, le temps et ses agitations. Dans ce monde de demain, le Christ aura-t-Il Sa place dans nos cœurs ? Pourquoi ne pas L’inviter aujourd’hui à prendre toute la place comme nous l’avons chanté tout à l’heure : Prends tout Seigneur ! Nous le chantons tout à fait aisément, quand on Lui dit cela Dieu nous prend au mot et parfois nous risquons de déchanter. Si vous Lui dites : « Prends tout Seigneur. » On ne joue pas à cache-cache avec Dieu. Il vous demandera tout. C’était à New-York, une dame me disait ceci : « Je donnerai bien tout pour avoir ce que vous avez. » Je lui ai répondu : « C’est exactement ce que cela m’a coûté, Madame. » Si nous voulons dire : « Oui, Seigneur, prends tout ! » Il faut réfléchir avant de le dire. Il faut faire très attention à ce que nous disons parce que Dieu nous prend au mot. Si ce matin vous Lui dites : « Oui, prends tout Seigneur ! » Ce sera esprit, âme et corps ; si vous dites Amen, vous vous engagez. Le fond du problème est là : « Est-ce que je suis prêt à tout Lui livrer, esprit, âme et corps ? » Il faut Lui confier les siens, il y a des choses légitimes auxquelles on tient, mais il faut tout Lui donner, cela coûte cher parfois. Cela coûte tout.
AMEN