
Nous ferons trois lectures dans nos Bibles :
- la première sera dans Exode 12/37-42 :
« 12.37 Les enfants d'Israël partirent de Ramsès pour Succoth au nombre d'environ six cent mille hommes de pied, sans les enfants. 12.38 Une multitude de gens de toute espèce montèrent avec eux; ils avaient aussi des troupeaux considérables de brebis et de bœufs. 12.39 Ils firent des gâteaux cuits sans levain avec la pâte qu'ils avaient emportée d'Égypte, et qui n'était pas levée; car ils avaient été chassés d'Égypte, sans pouvoir tarder, et sans prendre des provisions avec eux.
12.40 Le séjour des enfants d'Israël en Égypte fut de quatre cent trente ans.
12.41 Et au bout de quatre cent trente ans, le jour même, toutes les armées de l'Éternel sortirent du pays d'Égypte.
12.42 Cette nuit sera célébrée en l'honneur de l'Éternel, parce qu'il les fit sortir du pays d'Égypte; cette nuit sera célébrée en l'honneur de l'Éternel par tous les enfants d'Israël et par leurs descendants. »
- puis une deuxième lecture dans Exode 13/17-22 :
« 13.17 Lorsque Pharaon laissa aller le peuple, Dieu ne le conduisit point par le chemin du pays des Philistins, quoique le plus proche; car Dieu dit: Le peuple pourrait se repentir en voyant la guerre, et retourner en Égypte.
13.18 Mais Dieu fit faire au peuple un détour par le chemin du désert, vers la mer Rouge. Les enfants d'Israël montèrent en armes hors du pays d'Égypte.
13.19 Moïse prit avec lui les os de Joseph; car Joseph avait fait jurer les fils d'Israël, en disant: Dieu vous visitera, et vous ferez remonter avec vous mes os loin d'ici.
13.20 Ils partirent de Succoth, et ils campèrent à Étham, à l'extrémité du désert.
13.21 L'Éternel allait devant eux, le jour dans une colonne de nuée pour les guider dans leur chemin, et la nuit dans une colonne de feu pour les éclairer, afin qu'ils marchassent jour et nuit.
13.22 La colonne de nuée ne se retirait point de devant le peuple pendant le jour, ni la colonne de feu pendant la nuit. »
- et enfin dans Exode 14/13-14) :
« Moïse répondit au peuple : Ne craignez rien, restez en place, et regardez la délivrance que l’Eternel va vous accorder en ce jour ; car les Egyptiens que vous voyez aujourd’hui vous ne les verrez plus jamais. L’Eternel combattra pour vous ; et vous, gardez le silence. »
Nous allons parler des diverses crises au sein du peuple d’Israël et de nos diverses crises que nous pouvons traverser les uns et les autres. Nous ne savons pas de quoi demain sera fait, ce que sera pour nous 2008 pour chacun d’entre nous. Aujourd’hui nous sommes là, demain nous n’en savons rien, mais l’essentiel est de faire parfaitement confiance au Seigneur. Nous l’avons lu dans ce troisième passage de l’Exode, car même si on se plaint parfois, si on ne garde pas le silence comme il était recommandé au peuple d’Israël, le Seigneur aura le dernier mot dans tous les cas de figure et c’est Lui qui apportera la délivrance de façon parfois tout à fait inopinée. Nous allons voir ensemble le peuple d’Israël sous la direction de Moïse. Moïse savait ce que Dieu voulait qu’il accomplisse et il savait de quelle manière Dieu voulait qu’il conduise Son peuple.
Vous remarquerez en ce qui concerne Moïse, qu’il a été préparé pendant 40 années auprès de la cour du Pharaon, puis 40 autres années se passeront dans le désert en tant que berger, et pendant 40 autres années, Moïse conduira le peuple dans le désert au cours de 50 étapes, relatées dans le livre des Nombres. Moïse a été préparé de façon très différente. Au début il a reçu une solide instruction auprès des Pharaons, il était considéré comme le fils. Il recevra plus tard une autre instruction, celle de Dieu dans le désert pendant 40 années, avant de conduire un peuple, il va conduire des moutons. C’est quand même étrange que Dieu fasse passer un tel homme par ce moyen-là. Ensuite de 80 à 120 ans, Dieu se servira de Moïse pour conduire Son peuple à travers le désert. Il a reçu toute une éducation pour la conduite du peuple dans le désert.
Moïse a rassemblé tout le peuple et il va le conduire vers le pays de la promesse selon les directives qu’il a reçues de Dieu. Avant de rentrer dans les détails de ce périple, il est nécessaire que nous fassions quelques observations d’ordre général. Dieu avait formé Moïse, Il l’avait préparé à la tâche qu’il devait assumer ensuite, mais maintenant nous allons découvrir que Dieu va aussi former et préparer le peuple d’Israël en vue d’entrer en possession du pays de Canaan qui était occupé. Pour cela, Dieu a conduit Son peuple au travers de diverses crises. Ce n’était pas afin de le punir mais pour l’instruire et le former. Je ne sais pas si vous l’avez remarqué au cours de nos lectures, Dieu ne va pas conduire Son peuple par le chemin le plus rapide, celui-ci aurait permis de faire ce trajet en 11 jours, au contraire ce sera par le chemin le plus long et il tournera en rond pendant 40 ans dans le désert, avec des crises différentes.
Dans Sa providence Dieu nous conduit au travers des épreuves et des crises. Il nous conduit dans des problèmes parfois difficiles à résoudre dont nous ne voyons pas l’issue à vues humaines. Notre monde est en crise : nationales, internationales, politiques, économiques, diplomatiques, militaires, énergétique (100 dollars pour le baril de pétrole), et crises religieuses on essaie de faire une sorte de syncrétisme religieux, d’œcuménisme. Pour les enfants de Dieu, traversant une de ces crises ou d’autres, la question n’est pas : « Comment en sortir rapidement ? » mais : « Que puis-je apprendre au travers de ces crises que je traverse que nous traversons ? » Sur le plan des diverses crises internationales nous n’en serons jamais complètement libérés. La mondialisation, la globalisation et le nouvel ordre mondial ne nous apporteront pas davantage de solutions, bien au contraire.
N’y a-t-il alors aucune issue à ces voies qui nous sont proposées ? Oui, il y a une issue, elle se trouve en Jésus-Christ, lorsqu’Il prendra Lui-même les rênes du Royaume messianique. D’ici qu’Il les prenne le monde sera toujours en crise. Les crises, que Dieu permet, touchent nos vies et c’est ainsi qu’Israël à traversé une crise après l’autre. J’aimerais maintenant par ce moyen-là vous donner plusieurs raisons à ces diverses crises qu’Israël a traversées et aussi à celles que nous traversons. Aucun d’entre nous aujourd’hui ne peut dire qu’il n’a jamais été en crise quelque part, au moins à un moment donné de sa vie, nous en avons subi les uns plus que les autres peut-être mais nous en subissons encore. Conserver dans vos pensées que Dieu au travers de Moïse, était en train de conduire le peuple d’Israël vers le pays de la promesse au milieu de crises successives. C’est pendant qu’il allait dans la bonne direction, qu’Israël a traversé une crise après l’autre. Il était pourtant dans la bonne direction. Mais Dieu avait un plan très précis concernant le peuple et Il a un aussi un plan précis pour nous au travers des diverses crises que nous pouvons traverser. Il y a des crises difficiles à expliquer, on ne peut pas toujours tout expliquer quand on a certaines crises qui vous prennent tout le corps.
Dieu avait
trois raisons principales pour permettre à Son peuple d’être confronté avec ces crises diverses. Nous allons aborder chacune de ces trois raisons principales :
*
La première était de le placer dans un cadre particulier qui allait faire ressortir l’état véritable de son cœur. Dieu allait permettre à Son peuple de toucher du doigt ce qui gisait au fond de son cœur et en même temps il toucherait du doigt ce que Dieu était capable de faire. C’est justement dans des moments de crises avec lesquelles nous sommes confrontés avec nos propres personnes, que nous découvrons un peu mieux notre propre personne, qui nous sommes et où nous en sommes avec Dieu. Nous ne savons pas ce qu’il y a dans notre cœur jusqu’à ce que la situation appropriée fasse ressortir les sentiments qui y sont. Quand les choses vont bien on ne se pose pas tellement de questions. Mais quand les choses vont un peu moins bien parfois assez mal, là nous commençons à nous poser les justes questions : Où en suis-je avec Dieu ? Quel est l’état de ma vie intérieure par rapport à Dieu ? Je parle des questions non de fond mais de forme, et nous apprenons à mieux connaître le Seigneur.
Nous allons prendre un exemple biblique, l’histoire de Job. Sa femme lui dit après ce qu’ils venaient de subir, dans (Job 2/9) :
«Tu demeures ferme dans ton intégrité ! Maudis Dieu et meurs ! » J’ai entendu cela : « A quoi cela sert-il de servir Dieu, puisqu’on est malade comme tout le monde, puisque l’on souffre de tout ? » Elle ajoute : « Tu en auras terminé avec toutes ces souffrances. » Job était un homme intègre et droit, il servait Dieu, il prospérait et il avait de grands biens. Mais un jour Dieu a permis que ses biens, ses troupeaux, ses maisons, sa fortune, ses enfants, sa santé même lui soient enlevés d’un seul coup. Il a fallu que Job aille jusque là, il a touché du doigt qu’il n’avait plus rien à lui.
Madame Job n’était pas contente puisqu’elle va dire à son mari :
« Maudis Dieu et meurs ! » Mais Job va répondre (Job 19/25) :
« Je sais que Mon Rédempteur est vivant. » Il ne se laisse pas tourmenter ni par son épouse ni par les circonstances qui sont les siennes, il va dire : « Je sais… » Ce n’est pas une conviction, c’est une certitude. Beaucoup parlent de conviction : « J’ai la conviction que… » Mais entre la conviction et la certitude il y a une grande marge. On peut avoir la conviction d’une foule de choses, tant que l’on n’en est pas certain, ce sont des supputations. Remarquez que Monsieur et Madame Job ont été conduits à passer par la même crise, il n’y a pas de différence dans ce qu’ils traversent l’un et l’autre. Là Dieu va permettre que se révèle ce qui est vraiment au fond de leur cœur. Madame Job va dire ce qui est exactement au fond de son cœur : « Ce n’est pas la peine de Le servir, de Le suivre, maudis Dieu et meurs ! » et Job qui est un homme de Dieu, dira : « Je sais que Mon Rédempteur est vivant. » c’est une certitude. Là va se dégager de ces personnages ce qui est réellement inscrit au fond de leur cœur. Madame Job avait certainement une religion, et Job avait Dieu dans son cœur et c’est cela qui faisait la différence.
Comment parlez-vous, comment réagissez-vous dans vos crises ? Elles révèlent ce qu’il y a véritablement au fond de votre cœur. C’est dans ces moments de crise que nos paroles, nos actes reflètent exactement ce qui est inscrit en nous. Nos premières réactions correspondent à ce qui gît au fond de nous-mêmes, les secondes réactions sont toujours calculées. D’une crise à une autre, Dieu a ainsi conduit les enfants d’Israël à découvrir leur cœur en profondeur.
*
La seconde raison pour laquelle Dieu avait amené Son peuple au désert, était de leur apprendre à dépendre de la Souveraineté divine de façon totale. N’oubliez pas qu’Israël avait subi 430 années d’esclavage. Ils ne dépendaient pas directement de Dieu. Ils sortent en plein désert, et là ils vont être confrontés pour tous leurs besoins, à la grâce de Dieu renouvelée chaque jour pendant 40 ans. Ils ne pouvaient pas innover, inventer quoi que que ce soit, la manne leur tombait du ciel six jours par semaine et c’était leur nourriture et pour l’eau bien souvent c’était l’eau du miracle. Ils dépendaient complètement de Dieu. C’est une des grandes raisons pour laquelle Dieu va nous faire passer par certaines crises pour que nous apprenions à dépendre complètement de Lui, esprit, âme et corps.
Je ne parle pas de vérités superficielles mais j’aimerais que vous puissiez prendre ces vérités et les employer comme fondement au cours de vos expériences spirituelles afin de rester debout. Quand nous sommes debout, le Seigneur dans le Nouveau Testament nous dit de prendre garde de ne pas tomber. Nous nous imaginons quand nous sommes debout à la verticale, quand les choses vont bien, que celles-ci iront toujours bien, que rien de fâcheux ne peut nous arriver. Avec cette seconde raison Dieu va nous amener à comprendre qu’il peut en être autrement.
Dieu, avec Israël, essayait de l’amener à se soumettre à Lui dans un abandon complet à Sa Souveraineté. Pendant ces 430 années d’esclavage, ils avaient pris un tas de faux-plis. Dans le désert ils vont devoir complètement dépendre de Dieu. Ce n’est pas en quelques minutes ou quelques heures qu’ils vont l’apprendre. Il en est de même pour chacun de nous, ce n’est pas au début de notre conversion que nous allons apprendre ce que nous apprenons au cours de 40 ou 50 années avec le Seigneur. Dieu va nous placer dans des circonstances où nous allons devoir nous soumettre parfois de bon gré ou de force à la Souveraineté divine.
C’était très important pour Israël. La difficulté majeure que Dieu rencontre chez l’homme est sa volonté propre et Dieu va nous conduire parfois dans des chemins que nous n’aimons pas du tout mais dans ces crises Dieu va et veut nous instruire. Nous ne le comprenons pas d’emblée. Il y a des choses que nous ne pourrons pas changer mais Dieu ne commet jamais d’erreur et Il n’arrive jamais trop tard non plus. Quelle que soit la crise que nous aimerions transformer ou les circonstances de notre vie que nous voudrions éviter ou voir changer, il va nous falloir apprendre à nous soumettre à Dieu. Je vous l’accorde ce n’est pas chose facile. Quand j’étais jeune, mon caractère n’était pas forcément très souple et cela n’a pas été du tout facile de me soumettre. Avant ma conversion, j’avais l’habitude de soumettre les autres mais pas de me soumettre.
Nous allons voir un homme dans l’Ecriture qui avait un peu ce caractère-là, la chose n’a pas été facile pour lui non plus, de se soumettre à la volonté divine. Souvenez-vous d’une parole que Dieu va adresser à cet homme, c’est l’apôtre Pierre. Il réagissait très vite en paroles et en actes aussi parfois. Voici ce que disait le Seigneur (Jn.21/18-19) :
« En vérité, en vérité, Je te le dis, quand tu étais plus jeune, tu te ceignais toi-même, et tu allais où tu voulais ; mais quand tu seras vieux, tu étendras tes mains, et un autre te ceindra et te mènera où tu ne voudras pas. Il dit cela pour indiquer par quelle mort Pierre glorifierait Dieu. Et, ayant ainsi parlé, Il lui dit : Suis-moi. » Quand tu étais jeune, tu faisais ce que tu voulais, c’est ce que Jésus lui reproche et le principal argument que Jésus va opposer à Pierre c’est cette volonté qui a du mal à se soumettre à celle de Dieu.
Quand je parle de Souveraineté divine, c’est le droit de Dieu dont il s’agit, le droit de gouverner complètement nos vies. Nous avons besoin d’être amenés à l’obéissance à cette souveraineté. Quand je dis : « Que Dieu soit premier servi ! » c’est bien. Si je lui dis que toute ma vie soit sous Sa gouverne, c’est bien. Nous avons pour habitude de Lui donner la première place, mais nous gardons de temps en temps quelque autre place pour nous. Je veux dire par-là que s’Il ne prend pas la totalité de notre cœur, nous aurons quelques pièces réservées pour nous. Quand nous sommes confrontés à la volonté de Dieu, que celle-ci s’imprègne en nous et que nous résistons, nous savons très bien que nous sommes en porte-à-faux avec le Seigneur, car nous gardons quelques pièces réservées. Nous voulons bien tout Lui donner, sauf ceci, sauf cela alors que c’est justement ce que Dieu demande. C’est ce que Dieu va demander à Abraham : « Donne-moi, ton fils, ton unique. ». Alors que Dieu lui avait donné ce fils unique Isaac, Dieu lui demande ce qu’Il lui avait donné. Quand vous avez consacré votre vie à Dieu, en principe et qu’Il vous redemande quelque chose, qu’Il vous avait déjà donné, vous vous demandez pourquoi le redemande-t-Il ? Quand il s’agit de la vie de vos proches qu’Il redemande, vous vous demandez : « Mais pourquoi… » Et là vous vous posez toutes sortes de questions : « Qu’ai-je oublié de faire ?… Pourquoi une telle situation ? Pourquoi me reprends-Tu cet être cher avec lequel j’ai vécu si longtemps ? »
Notre monde connaît bien des ennuis, c’est vrai et nous pourrions nous poser la question : « Pourquoi ne les arrête-t-Il pas ? Mais tout simplement parce qu’Il prépare notre monde à l’établissement du règne de Jésus-Christ. Il travaille pour un autre Royaume, un Royaume universel avec Jésus-Christ comme Roi. Et même plus que cela ! Dieu est en train de nous préparer pour que nous régnions avec Lui. C’est une préparation qui nécessite beaucoup de temps et notre vie entière. Voilà ce que Dieu fait maintenant même au sein de nos crises ! (Rom.8/17) dit :
« Si nous souffrons avec Lui, nous règnerons avec Lui… » Je sais que ni vous ni moi, c’est inné chez l’homme, nous n’aimons pas souffrir moralement, physiquement. Mais parfois Dieu permet que nous passions par là pour nous instruire. Je répète notre volonté a du mal à se soumettre à la volonté divine lorsque nous ne comprenons pas la raison pour laquelle Dieu permet que nous passions par ce genre de crise.
Que voulait dire le Seigneur Jésus en s’adressant à Pierre ? (Jn.21/18-19) Il faisait allusion non pas à l’âge physique de Pierre mais à une jeunesse spirituelle. Il en va de même pour chacun d’entre nous, au début de notre conversion, nous ne savons pas tellement ce que Dieu attend de nous. Nous fonçons tête baissée comme les taureaux dans les arènes, nous ne savons pas où cela mène, nous y allons. On nous propose une chose nous y allons. Jésus dit à Pierre :
« Quand tu étais jeune tu te ceignais toi-même et tu allais où tu voulais… » Quand Dieu va nous ceindre, nous ne pourrons plus bouger, Il va nous apprendre à dépendre esprit, âme et corps de la Souveraineté divine, à souffrir avec le Seigneur, ce n’est pas seulement d’une souffrance physique mais parfois d’une souffrance morale, car nous ne voulons pas céder à ce que le Seigneur nous demande. Nous sommes prêts à tout céder sauf à ce qu’Il nous demande. Pierre était prêt à intervenir en paroles. En parlant ainsi, Jésus pensait qu’un jour Pierre serait à son tour crucifié (la tête en bas, dit-on).
*
La troisième raison pour laquelle Dieu a conduit les enfants d’Israël dans des crises, c’était pour leur apprendre à connaître l’abondance des richesses divines et Sa puissance de délivrance en pleine crise. C’est dans les crises que nous apprenons ce que Dieu est capable de faire. Nous Le voyons à l’œuvre, quand une porte qui était complètement barricadée s’ouvre. Nous nous rendons compte que Dieu est aussi à l’œuvre, quand nous voyons sur le plan moral ou physique, les choses se décantent et prennent une tournure différente de celle qu’elle était auparavant C’est en général dans des crises toute particulières que Dieu se révèle à nous dans toute Sa puissance.
Il y a d’abondantes ressources de bénédictions divines au sein de nos crises. Dieu permet que nous soyons placés en situation de crise afin de nous obliger à trouver notre subsistance en Lui seul. Quand on vous dit : « Monsieur ou Madame il n’y a plus rien à faire, tout est barricadé, il n’y a aucune issue possible » c’est là que nous allons être contraints les uns et les autres à nous tourner vers le Seigneur pour Lui dire : « Je ne peux compter que sur Toi, car du côté des hommes il n’y a plus rien à faire, on a tout essayé. » Le seul domaine dans lequel Dieu puisse intervenir c’est justement dans celui de l’impossible. Dieu est le Dieu de l’impossible, c’est au travers de nos crises que nous allons le constater. Une crise va créer un besoin. Il n’est pas non plus nécessaire que ce soit un besoin matériel, ce peut être un besoin spirituel ou physique.
Savez-vous ce que David a dit ? (Ps.87/7) :
« Toutes mes sources sont en Toi. » Que voulait-il dire ? Simplement ceci : La provision à tous mes besoins se trouve en Dieu, pour l’esprit, pour l’âme et le corps. Dieu peut pourvoir dans tous les domaines quelles que soient nos situations. Nous pouvons toujours puiser dans les ressources de Dieu sans jamais les épuiser. Il veut nous révéler comment Il sait nous sortir de nos crises et nous montrer que ce que les hommes ne peuvent pas faire, Lui peut le faire, car Il est le Maître souverain des circonstances positives ou négatives. Il est également le Maître souverain de tous les hommes et de Satan lui-même. Il contrôle tout et tous. Satan ne peut aller qu’au bout de sa chaîne, il n’est ni omniscient ni omnipotent ni omniprésent, Dieu seul l’est. Ce qui me réjouit au milieu de tout cela, c’est qu’au sein de nos crises nous pouvons parfaitement faire confiance à Dieu car Il tient tout entre Ses mains. Il tient nos ennemis entre Ses mains, le monde, nos vies entre Ses mains et nul ne pourra nous ravir de Sa main.
Je prends un dernier exemple, celui d’Israël toujours au désert. Il vient de quitter l’Egypte et devant eux c’est la Mer Rouge, derrière eux il y a l’armée égyptienne. Il n’y a aucune issue possible sinon la noyade d’un côté et de l’autre la mort par l’armée égyptienne Que faire ? Il ne pouvait que dépendre du Seigneur seul. Il se lamente. Que va dire Moïse ? (Ex.14/13) :
« Regardez la délivrance que l’Eternel va vous accorder en ce jour ! » Il fallait que Moïse ait une certitude, plus qu’une conviction. Au moment présent il ne pouvait rien voir sinon que la Mer Rouge d’une part et de l’autre la cavalerie et les chars égyptiens, et la mort était leur seule issue. Quand un être humain en est arrivé là, il ne peut alors ne compter que sur Dieu pour Son intervention. Dieu a ouvert devant eux la Mer Rouge. Dieu sait comment agir car Il a et Il est la solution.
Dieu peut se servir de la crise que vous êtes en train de traverser pour que Son Nom soit glorifié, pour que vous vous attachiez, pour que nous nous attachions à Lui. Il vous amènera à toucher du doigt ce qui est profondément inscrit dans votre cœur, tout en vous conduisant à ne dépendre que de Lui et de Sa souveraine Volonté. C’est là que l’on touche du doigt qui est Dieu, Sa toute puissance, Sa souveraineté. Nous constatons combien Il est admirable dans les petites choses autant que dans les grandes ! J’aime aussi les petits clins d’œil de Dieu qui nous prouvent qu’Il ne nous oublie jamais. Ce sont des riens du tout mais Il nous montre qu’Il est avec nous.
Pourquoi Dieu a-t-Il agi ainsi avec Son peuple ? Afin de le préparer à entrer dans le pays de la promesse faite à Abraham. Pourquoi Dieu agit-Il ainsi avec nous ? Pour nous préparer à entrer dans le pays de la gloire éternelle. Les crises mondiales seront de plus en plus fréquentes et la solution sera seulement le Prince de la paix Jésus-Christ. Il n’y aura pas de paix dans ce monde tant qu’il n’y aura pas la paix dans le cœur des hommes. Il n’y aura pas de paix au Proche Orient tant que les hommes n’auront pas reçu le Prince de paix à l’intérieur de leur cœur. Il y aura guerre jusqu’à ce moment-là. Aujourd’hui, Dieu permet un bouleversement à l’échelle planétaire mais ceci ne doit pas ébranler notre foi. Il a aussi, comme avec Israël, préparé notre délivrance. Jésus a dit ceci dans (Lc.21/28) :
« Redressez-vous et levez vos têtes, parce que votre délivrance est proche. » (Ex.14/13)
En résumé, je relève ces trois points, les diverses crises que nous pouvons traverser vont nous placer en face d’un cadre bien particulier :
1. Nos crises vont faire ressortir l’état véritable de notre cœur à ce moment-là par rapport à la foi en Dieu.
2. Nos crises, nos difficultés, vont nous apprendre de plus en plus à ne dépendre que de Dieu seul.
3. Nos crises diverses vont nous apprendre à connaître également l’abondance de Ses richesses, de Ses grâces, de Sa puissance de délivrance qui est en Jésus-Christ.
AMEN