Les feux démarrent souvent avec une étincelle. Mais pour que l’étincelle se transforme en feu, elle a besoin d’air et de combustible. Ces trois choses se trouvaient dans la chambre haute où les 120 disciples étaient réunis : le vent impétueux, les langues de feu. Quel était donc le combustible ? Les disciples eux-mêmes, persévérant dans la prière.
Dieu veut allumer un grand feu pacifique dans nos églises alors il cherche des « foyers » propices pour le porter et l’entretenir. Dieu visite ses églises et leur envoie des étincelles qu’elles auront charge de transformer en grand feu.
Dans une église où j’ai servi, le Seigneur nous envoyait très régulièrement ses étincelles. Il choisissait tel frère ou telle sœur qui se laissait gagner par la présence du Saint-Esprit. Mais ce qui faisait la « réussite » de cette étincelle tenait au fait que les autres frères et sœurs de l’église se laissaient à leur tour enflammer. C’était alors des temps de grâce et de véritable communion qui se répercutaient sur l’ensemble de l’église.
Je note donc que pour que le feu vienne embraser l’église, il faut un homme, une femme passionné de Dieu vers qui il enverra son étincelle. C’est la brindille initiale. Il faut qu’elle soit humble, soumise, pleine de foi et d’amour pour Dieu pour que l’étincelle ne soit pas perdue. Serez-vous cette personne ?
Il faut ensuite que « l’air », le souffle fasse son travail pour communiquer cette flammèche aux autres. Ce souffle est le désir de partager quelque chose de fort et spirituel ensemble. La religion étouffe le souffle et souvent aussi nos traditions, la même chose avec nos jugements à l’égard des uns des autres, le manque de sanctification attriste le Saint-Esprit.
Lorsque l’air est présent, il peut communiquer l’étincelle à d’autres. Cela doit se faire rapidement parce qu’une brandille se « consume » vite et s’il n’y a pas d’autres bois pour prendre le relais, l’étincelle initiale sera perdue. Dans cette église dont je vous parlais plus haut, j’aimais ces moments où à partir d’un frère ou une sœur, le feu nous gagnait tous dans un élan de foi, de communion et d’adoration. Des paroles puissantes étaient alors données, l’église était bénie.
Mais c’est vrai, faut-il aussi que ces autres soient réceptifs et désirent se laisser embraser par ce feu qui ne demande qu’à se répandre. C’est le point auquel nous devons prêter le plus d’attention. Car malheureusement, j’observe souvent que trop restent dans leur petit monde. Accepter de se laisser embraser par l’étincelle que Dieu a communiquée à un frère ou une sœur, c’est cela aussi la communion fraternelle. L’incrédulité et la propre suffisance demeurent les sources principales de perte de l’étincelle. Rappelons-nous les exhortations de Paul aux Thessaloniciens : ‘N’éteignez pas l’Esprit, ne méprisez pas les prophéties… » (1 Thess. 4.19-20).
Où est le feu ? Dieu nous donne quasiment à chaque réunion l’étincelle nécessaire. Nous laisserons-nous embraser ?