
Qui n’a jamais ressenti un certain soulagement en terminant sa semaine ? Pour les croyants, le dimanche matin c’est l’occasion d’offrir un culte au Seigneur Jésus, voir nos frères et soeurs ; et voilà que les soucis du lundi matin, de la reprise du boulot, des problèmes avec les collègues s’invitent sans prévenir, laissant place à un malaise. Une simple rétrospective de la semaine passée, ou une seule projection de la semaine à venir et voilà l’inquiétude, dévorant la part qui revient à Dieu.
Dans pareille situation nous ne vivons plus notre travail nous le subissons ! Sans doute, ce culte était l’occasion de vivre de bons moments. L’Esprit de Dieu voulait justement nous mener à la victoire sur nos inquiétudes ; mais nous n’avons rien entendu, rien saisi, rien reçu, obnubilés que nous étions par nos soucis ! Bref plus de sourire !
Subir les contraintes, les délais, la pression, les obligations, un patron, une équipe, un petit chef etc., est un piège pour la vie tout court et plus encore pour la vie spirituelle. On pourrait qualifier cela « d’esclavage mental » ; tant il est vrai que le téléphone mobile, agenda électronique, emails nous rendent chaque jour un peu plus esclave et favorisent la pression.
Vous me direz : « Vivement les vacances » ! Oui, mais dans de telles conditions elles seront surtout l’occasion d’envisager la rentrée comme un cauchemar. Pour éviter le stress de la rentrée, je connais des gens qui ont supprimé les vacances ! Subir au lieu de vivre un temps de repos avec sa famille.
Pierre déclare ceci : « Déchargez-vous sur lui (Jésus) de tous vos soucis » (1 Pierre 5.7).
Ayant travaillé plusieurs années dans la grande distribution, je sais ce que veulent dire « pression » « bizness » , « argent ». Le credo d’un de mes patrons m’avait à l’époque fait froid dans le dos, je le cite : « Vous n’êtes pas des commerçants mais des banquiers ». Dans ce petit monde-là Jésus n’est pas le bienvenu ; c’est très difficile d’être chrétien et d’évoluer à longueur de journée, de mois et d’année dans ce contexte et de venir au culte avec le sourire sachant que « demain » est un autre jour.
Alors chers amis, sachons éviter les pièges et esquiver la pression en profitant des moments au sein de l’église. Les cultes, vivons-les, ne les subissons pas !
Alors souriez, c'est dimanche !
Didier Biava