
Paul s’interrogeait dans 1 Corinthiens 14.6 : « de quelle utilité serai-je… ? » et résumait ainsi son ministère à Ephèse : « Vous savez que je n’ai rien caché de ce qui vous était utile, et que je n’ai pas craint de vous prêcher et de vous enseigner publiquement et dans les maisons » (Act. 20.20). Il ne voulait donc pas s’adresser aux chrétiens avec des manifestations incompréhensibles et voulait être utile. Que ce soit par doctrine ou par révélation, il communiquait des instructions édifiant la foi.
Dans un temps où les nouveautés « spirituelles » font de la surenchère, où l’on est avide de phénomènes, rappelons l’existence de ce mot au cœur même de la pensée du N.T. : utile. Voilà quelque chose de bien banal et pourtant de si important ! L’utile, c’est le nécessaire et suffisant pour mener une vie digne de Jésus.
Certains disent que l’utile est ennuyeux et fait peu recette. Pourtant Paul disait aussi de la Bible qu’elle est utile dans ses enseignements (2 Tim. 3.16). Elle contient toute la pensée divine dont nous avons besoin pour vivre par la foi et pour la foi.
Quant aux disciples, ils doivent chercher à vivre d’une manière utile pour Dieu (2 Tim. 2.21) et aux hommes (Tit. 3.8).
Paul avertissait que les hommes auront la démangeaison d’entendre des choses agréables à l’oreille et recommandait de rester sobre. Sobriété, utilité, des principes stables qui nous assureront de durer loin des modes et des phénomènes passagers.